HGGSPTerminale. ThĂšme 1 : De nouveaux espaces de conquĂȘte. ThĂšme 2 : Faire la guerre, faire la paix : formes de conflits et modes de rĂ©solution. ThĂšme 3 : Histoire et mĂ©moires. ThĂšme 4 : Identifier, protĂ©ger et valoriser le patrimoine : enjeux gĂ©opolitiques. ThĂšme 5 : L’environnement, entre exploitation et protection : un enjeu La page demandĂ©e n'a pas pu ĂȘtre trouvĂ©e. HGGSP: les premiers sujets du bac 2021. Les deux premiers sujets zĂ©ro sont publiĂ©s le 14 octobre 2020. Ils comprennent un Ă©noncĂ© unique dans chacune de leurs deux parties conformĂ©ment Ă  la dĂ©finition officielle de l’épreuve : une dissertation en premiĂšre partie et une Ă©tude critique de documents en seconde partie.
On te le donne en mille ton programme HGGSP intitulĂ© “les grandes Ă©tapes de l’alphabĂ©tisation des femmes du XVIe siĂšcle Ă  nos jours dans le monde” tombe Ă  pic en 2022. Eh oui, on fĂȘte les 50 ans de l’admission des premiĂšres femmes Ă  Polytechnique. Parmi elles, Anne Chopinet est mĂȘme major du concours d’entrĂ©e ! Il te suffit d’écouter son interview par un journaliste de l’ORTF pour voir que les prĂ©jugĂ©s sur la paritĂ© homme/femme dans le systĂšme Ă©ducatif peuvent ĂȘtre trĂšs persistants. Aujourd’hui, cette question recoupe les enjeux du dĂ©veloppement, notamment dans les continents africain et asiatique. Le programme sur l’alphabĂ©tisation des femmes hggsp analysĂ©, c’est par ici ! 🚀 Les termes du sujet de quoi on parle ?🔍 Avant de dĂ©marrer au quart de tour, assure-toi de bien comprendre les termes du sujet ! 💡 ProblĂ©matique Dans quelle mesure les moyens et enjeux de l’alphabĂ©tisation des femmes dans le monde ont-ils Ă©voluĂ© depuis le XVIe siĂšcle ? La notion de sociĂ©tĂ© de la connaissance » Peter Drucker, 1969Avec ce concept, un “savoir” devient une “connaissance” quand elle est exploitĂ©e par une sociĂ©tĂ© pour produire quelque chose. Elle l’amĂšne Ă  son dĂ©veloppement social et Ă©conomique. AlphabĂ©tisationC’est un processus qui fonctionne par Ă©tapes. Selon le Larousse l’enseignement de la lecture et de l’écriture Ă  un groupe d’ñge dĂ©terminĂ©. C’est aussi celui de la langue du pays d’accueil aux immigrĂ©s. Taux d’alphabĂ©tismeLe pourcentage de la population d’un groupe d’un Ăąge dĂ©terminĂ© qui sait lire et Ă©crire. Les femmesEn fonction des classes sociales et zones gĂ©ographiques, il existe de grosses diffĂ©rences entre les femmes alphabĂ©tisĂ©es. Les moyens mis en Ɠuvre, les enjeux et objectifs ne sont jamais les mĂȘmes ! Les grandes Ă©tapesMalheureusement, l’histoire ne suit pas une belle ligne vers le progrĂšs. N’oublie pas qu’il y a des pĂ©riodes de recul. Du XVIe au XIXe gĂ©nĂ©raliser l’éducation pour les europĂ©ennes 📚 Vers 1790, le taux d’alphabĂ©tisme des Françaises est seulement de 27%. Tu aurais devinĂ© que ces progrĂšs ont Ă©tĂ© engagĂ©s deux cents ans plus tĂŽt ? Si les progrĂšs sont siiiiiii lents, c’est parce qu’il faut attendre le XIXe siĂšcle pour que l’État accepte de regarder le problĂšme en face 👇 Du XVI au XVIIe siĂšcle une instruction religieuse 📌 La pensĂ©e humaniste le point de dĂ©part Avec le courant humaniste et la Renaissance, il y a bien quelques mecs intelligents comme Érasme ou Rabelais pour lancer l’idĂ©e que, les femmes et les hommes Ă©tant amenĂ©s Ă  cohabiter, il serait bien qu’ils et elles soient Ă©duquĂ©es de la mĂȘme maniĂšre
 🙄 Le clergĂ© dĂ©tient le monopole de l’accĂšs Ă  la connaissance il parle et Ă©crit le latin tandis que le tiers-Ă©tat ne comprend que leur langue vernaculaire celle en usage dans leur lieu de vie. Les religieuses prennent alors en charge les premiĂšres institutions destinĂ©es Ă  donner une Ă©ducation aux filles. 👉 L’enjeu est alors de proposer un apprentissage fondamental homogĂšne pour toutes les femmes. Mais ça ne veut pas dire que leur taux d’alphabĂ©tisme Ă©tait nul ! Certaines paysannes ou marchandes Ă©taient obligĂ©es d’apprendre des rudiments de lecture et parfois d’écriture pour exercer. Au contraire, au sein des grandes familles de la noblesse, travailler est mal vu. 📌 La RĂ©forme protestante le premier systĂšme scolaire 💡 Le point dĂšf’ En 1517, Luther publie 95 thĂšses pour critiquer l’Église catholique. Il appelle Ă  supprimer tous les intermĂ©diaires qui se dressent entre il faut attendre la proclamation de la Seconde RĂ©publique en 1848 pour que les boomers conservateurs de la Restauration 1815 -1830 et de la Monarchie de Juillet arrĂȘtent de bloquer toutes les tentatives. La situation est rĂ©ellement lancĂ©e sous la IIIᔉ RĂ©publique aprĂšs 1870, Ă  la fin du Second Empire. Jules Ferry devient ministre de l’Instruction publique Ă  partir de 1879. Pour lui, il faut arrĂȘter de blablater avec des minis lois et instaurer une grosse rĂ©forme pour s’aligner sur les autres pays europĂ©ens 👇 Du moment oĂč les femmes auront droit Ă  une Ă©ducation complĂšte, semblable Ă  celle des hommes, leurs facultĂ©s se dĂ©velopperont, et l’on s’apercevra qu’elles les ont Ă©gales Ă  celles des hommes. Jules Ferry Paris, le 10 avril 1870 💡 À retenir L’Histoire de l’alphabĂ©tisation des femmes en France se joue principalement entre 1800 et les lois de 1901-1902 qui sĂ©parent l’Église et l’État. 1850 La loi Falloux oblige la crĂ©ation d’une Ă©cole de filles dans toute commune de plus de 800 habitants. Elle donne encore un rĂŽle important Ă  l’Église catholique pour l’organisation de l’enseignement. 1867 La loi Duruy crĂ©e les cours secondaires fĂ©minins publics. 1879 La loi Paul Bert oblige chaque dĂ©partement Ă  crĂ©er une École normale supĂ©rieure de jeunes filles pour former les institutrices. 1881 et 1882 Finally, les lois Ferry instaurent la gratuitĂ© et la laĂŻcitĂ© de l’enseignement primaire public et l’obligation pour tous les enfants de 6 Ă  13 ans d’accĂ©der Ă  un apprentissage fondamental. La colonisation un vecteur d’alphabĂ©tisation dans le monde ? 🌍 Savais-tu que depuis les dĂ©buts de l’Islam au Moyen-Âge, les esclaves-chanteuses qiyĂąn avaient leur valeur en partie fondĂ©e sur leur apprentissage et rĂ©citation des versets du Coran ? Ça veut bien dire que l’alphabĂ©tisation des femmes dans le monde a commencĂ© bien avant la colonisation europĂ©enne ! Comme en Europe, les Ă©tats colonisateurs mettent encore du temps Ă  s’occuper du sujet
 Avant 1930 de grandes disparitĂ©s entre rĂ©gions Avant que les États coloniaux s’en mĂȘlent, l’éducation est prise en charge par les acteurs religieux indĂ©pendants. 📌 En Afrique du Nord et au Moyen-Orient, les califats ne distinguent pas la religion de la politique. L’acquisition des savoirs religieux est au fondement de la sociĂ©tĂ©. Tout se joue dans les Ă©coles coraniques oĂč les filles sont intĂ©grĂ©es. 📌 Ailleurs, les religions polythĂ©istes ne jouent pas le mĂȘme rĂŽle. Les missionnaires chrĂ©tiens se donnent pour devoir de leur enseigner les tĂąches domestiques, censĂ©es distinguer les chrĂ©tiennes. 💡 L’Institut des sƓurs blanches L’Institut des SƓurs blanches fondĂ© par Monseigneur Lavigerie Ă  Alger en 1869 reçoit l’accord du Pape pour mener des missions au Sahara, en Kabylie AlgĂ©rie, et en Afrique Ă©quatoriale auprĂšs des jeunes filles. Pourquoi ce nom ? Elles portaient un vĂȘtement arabe blanc pour s’adapter au quotidien de la population. AlphabĂ©tiser les femmes pour “civiliser” En Asie, les États europĂ©ens ouvrent des Ă©tablissements pour filles dĂšs le XIXĂšme. L’alphabĂ©tisation des femmes en Afrique via les Ă©tablissements publics s’ajoute aux vecteurs religieux Ă  partir de 1930. Elle rĂ©pond Ă  un nouveau concept créé pour lĂ©gitimer la prĂ©sence coloniale europĂ©enne la “mission civilisatrice”. Dans l’entre-deux guerres, les mouvements de rĂ©sistance commencent Ă  avoir des vrais fondements politiques et des soutiens en mĂ©tropole. En rĂ©action on change de strat’ ! Il faut convaincre la population “de l’intĂ©rieur des foyers ” en scolarisant les filles. 💡 L’HygiĂ©nisme, kĂ©sako ? En 1936 une mĂ©decin britannique, Mary Blacklock, affirme que l’instruction des femmes peut amĂ©liorer les conditions sanitaires au sein des colonies aka la natalitĂ© et donc la main d’Ɠuvre. On leur apprend Ă  lire et Ă©crire pour abandonner les pratiques superstitieuses et adopter les rĂšgles d’hygiĂšne. L’alphabĂ©tisation une porte de sortie vers l’indĂ©pendance ? Bon, ne t’emballe pas non plus seuls 15% des enfants africains sont scolarisĂ©s dans les vers 1950
 et les filles ne reprĂ©sentent que 20% d’entre eux ! MalgrĂ© tout, la propagande europĂ©enne marche plutĂŽt bien le modĂšle europĂ©en lance un moove assez important. Certaines Ă©lites musulmanes ouvrent des Ă©coles publiques ou privĂ©es non-chrĂ©tiennes. Les Ă©lites asiatiques prĂ©fĂšrent encourager les institutions ouvertes par les missionnaires. L’idĂ©e des gouvernements est de former des “auxiliaires de colonisation”, des Ă©lites intermĂ©diaires devant servir de relais au contrĂŽle Ă©tatique. C’est le cas des sages-femmes qui doivent transmettre les rĂšgles d’hygiĂšne et prĂ©server la natalitĂ©. 👆 Heureusement, cet accĂšs Ă  la connaissance est aussi un moyen d’accĂ©der Ă  une meilleure condition sociale. 🎧 C’est le cas d’Aoua Keita 1912-1980. Elle dĂ©croche un diplĂŽme d’institutrice Ă  l’école normale de Rufisque au SĂ©nĂ©gal puis un diplĂŽme de sage-femme Ă  l’École de mĂ©decine de Dakar. GrĂące Ă  son instruction, elle lutte contre l’occupation coloniale en s’engageant dans un parti politique indĂ©pendantiste soudanais. L’Europe du XXᔉ siĂšcle et la question de la mixitĂ© 💅 En France, les lois Ferry n’obligent pas Ă  la mixitĂ© et autorisent les cours Ă  domicile. Dans les Ă©tablissements publics, les cours sont sĂ©parĂ©s et les filles apprennent la couture, les soins aux enfants etc
 Tout ça est bien beau mais pas vraiment utile pour apprendre Ă  travailler ! La question de la mixitĂ© se pose au niveau des qualifications. La mixitĂ© pour accĂ©der au monde du travail Tu savais que la FĂȘte des mĂšres avait Ă©tĂ© instaurĂ©e en France sous le rĂ©gime de Vichy 1940-1944 pour cĂ©lĂ©brer les femmes au foyer ? Une preuve que les cents ans d’ouverture de l’enseignement public Ă  la mixitĂ© n’ont pas vu que des progrĂšs. Les rĂ©gimes totalitaires en Allemagne, Italie et Espagne ont Ă©tĂ© de vrais obstacles dans l’histoire de l’alphabĂ©tisation des dĂ©but du XXĂšme, les sociĂ©tĂ©s traversent de profondes mutations la rĂ©volution industrielle provoque l’exode rural vers les villes. Ahhhhh voilĂ  une bonne nouvelle pour que les femmes accĂšdent Ă  une vraie formation professionnelle ! Bonjour les nouveaux mĂ©tiers des secteurs secondaire et tertiaire, et ciao le mĂ©nage Ă  la maison
 Eh ho pas si vite, on te voit venir ! Il faut d’abord que les filles accĂšdent Ă  un cursus secondaire complet. Et avant ça, qu’elles aient les compĂ©tences pour y entrer qui commence par une Ă©galitĂ© des programmes dĂšs le primaire. 💡 À retenir La mixitĂ© est atteinte en France aprĂšs de nombreuses Ă©tapes 1861 Article 1948 En 1960, les ministres de l’Éducation des États africains se rĂ©unissent Ă  Addis Abbeba pour prendre en main l’éducation en fixant des objectifs de scolarisation. Mais les femmes ne sont pas encore au cƓur de ces politiques plus globales. 💡 Fais gaffe ! Les grandes Ă©tapes de l’AlphabĂ©tisation dans les pays du Sud 1945-1946 CrĂ©ation de l’UNESCO Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la Culture et de l’UNICEF le Fonds des Nations unies pour l’enfance 1948 La DĂ©claration Universelle des Droits de l’Homme consacre la gratuitĂ© et le caractĂšre obligatoire de l’enseignement Ă©lĂ©mentaire, pour tous. 1960 La confĂ©rence d’Addis Abbeba 1965 Adoption du UNDP Programme des Nations unies pour le dĂ©veloppement. PrĂ©sent dans 177 pays. Investissement public dans l’éducation 1989 Adoption de la CIDE Convention internationale pour les droits de l’enfant. Les pays s’engagent Ă  rendre la scolarisation primaire obligatoire et gratuite pendant 9 ans. Le tournant de 1990 faire de l’éducation des femmes une prioritĂ© Il faut attendre 1990 pour que l’on reconnaisse comme prioritaire l’accĂšs des femmes Ă  une instruction 👉 Les institutions internationales encouragent alors des programmes de discrimination positive. 💡 Retiens bien ! 1990 la ConfĂ©rence mondiale sur l’éducation pour tous Ă  Jomtien, en ThaĂŻlande 1995 La ConfĂ©rence mondiale sur les femmes Ă  Beijing ouvre Ă  un programme d’action pour les droits des filles. 19 dĂ©cembre 2011 Les Nations-Unies proclament le 11 octobre comme journĂ©e internationale de la fille. 10 dĂ©cembre 2014 Malala Yousafzai reçoit le prix Nobel de la paix Focus L’alphabĂ©tisation des femmes Afghanistan L’exclusion des femmes du systĂšme Ă©ducatif afghan par les Talibans a mis Ă  nouveau en lumiĂšre des difficultĂ©s plus complexes qu’un simple manque de moyens. En 2020 selon l’Unesco le taux d’alphabĂ©tisme des femmes en Afghanistan Ă©tait de 29,8% et l’on peut redouter son recul futur. Cette situation fait Ă©cho Ă  l’Histoire de Malala Yousafzai. À seulement 11 ans, elle s’exprime en public en 2009 contre l’occupation talibane et ses consĂ©quences sur les droits des femmes Ă  l’instruction. Elle devient conseillĂšre principale de l’éducation Ă  l’ONU et est mĂȘme l’objet d’un attentat par les talibans en 2012. Son engagement lui vaut le prix Nobel de la Paix deux ans plus tard. VoilĂ , tu as maintenant tout ce qu’il te faut pour comprendre le cours. Alors, ready pour cartonner en HGGSP sur l’alphabĂ©tisation des femmes dans le monde depuis le XVIe siĂšcle ?
Plandu cours : I. La connaissance, levier de la puissance Ă©conomique des États. A. Connaissance, croissance Ă©conomique et compĂ©tition internationale. B. Les Ă©tudiants, instrument du soft power. C. Transferts de technologie et dĂ©localisations au service de l’industrialisation. II. Le renseignement, outil gĂ©opolitique au service des États. SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'Organisation des Nations unies de 1997 Ă  2006, Kofi Annan est confrontĂ© Ă  un monde multipolaire oĂč les sources de conflits sont nombreuses. Dans ce contexte, il Ɠuvre en faveur de la sĂ©curitĂ© collective pour faire la paix. I Un contexte nouveau Pendant la guerre froide 1947-1991, le fonctionnement de l'Organisation des Nations unies ONU est paralysĂ© par l'opposition entre les États-Unis et l'Union soviĂ©tique, qui usent de leur droit de vĂ©to comme une arme gĂ©opolitique. À partir des annĂ©es 1990, avec la disparition du bloc soviĂ©tique, 30 nouveaux États intĂšgrent l'ONU, dirigĂ©e par l'Égyptien Boutros Boutros-Ghali. Le GhanĂ©en Kofi Annan lui succĂšde en 1997. En poste jusqu'en 2006, il s'efforce de dĂ©velopper les instruments de la sĂ©curitĂ© collective. mot clĂ© La sĂ©curitĂ© collective est le principe selon lequel les États doivent rĂ©pondre collectivement aux atteintes Ă  la paix. II Les avancĂ©es de la sĂ©curitĂ© collective 1 La crĂ©ation de la Cour pĂ©nale internationale 1998 Au dĂ©but des annĂ©es 1990, l'ONU crĂ©e des tribunaux pĂ©naux internationaux pour l'ex-Yougoslavie 1993 et le Rwanda 1994. Mais ils restent provisoires et la procĂ©dure est trĂšs lente. En 1998, la majoritĂ© des États membres de l'ONU signe le statut de Rome pour fonder une cour internationale de justice chargĂ©e de juger les auteurs de gĂ©nocide, de crime de guerre et de crime contre l'humanitĂ©. La Cour pĂ©nale ­internationale CPI se met en place en 2002. 2 Les Objectifs du MillĂ©naire pour le dĂ©veloppement 2000 ConsidĂ©rant que le mal-dĂ©veloppement menace la paix, les membres de l'ONU adoptent une dĂ©claration commune fixant huit objectifs Ă  atteindre en 2015. Il s'agit notamment de rĂ©duire l'extrĂȘme pauvretĂ©, d'assurer l'Ă©ducation primaire pour tous et d'instaurer un partenariat mondial pour le dĂ©veloppement. 3 La responsabilitĂ© de protĂ©ger 2005 Lors du Sommet mondial de 2005, les États membres adoptent le principe de responsabilitĂ© de protĂ©ger il s'agit de la responsabilitĂ© juridique des États souverains Ă  protĂ©ger leur population contre les gĂ©nocides, les crimes de guerre, les nettoyages ethniques et les crimes contre l'humanitĂ©. En cas de dĂ©faillance d'un État au regard de cette responsabilitĂ©, la communautĂ© internationale doit intervenir par des moyens pacifiques. Il s'agit ici d'un contournement de la souverainetĂ© nationale. III La sĂ©curitĂ© collective Ă  l'Ɠuvre l'intervention au Kosovo 1999 1 Une Ă©tape du dĂ©membrement de l'ex-Yougoslavie Depuis 1992, la FĂ©dĂ©ration yougoslave est en pleine dĂ©composition. En 1995, l'OTAN intervient en ­Bosnie-HerzĂ©govine contre la Serbie pour protĂ©ger les ­civils. Les accords de Dayton scellent le partage de la ­Bosnie‑­HerzĂ©govine en deux. En 1997, le Kosovo, province serbe autonome peuplĂ©e d'une majoritĂ© d'Albanais musulmans, se soulĂšve. Le prĂ©sident serbe rĂ©prime ce mouvement. 2 Une intervention militaire et diplomatique AprĂšs l'intervention militaire de l'OTAN contre l'armĂ©e serbe au printemps 1999, le Kosovo passe sous tutelle des Nations unies. Info La Mission d'administration intĂ©rimaire des Nations unies au Kosovo MINUK est confiĂ©e au Français Bernard Kouchner. Les Nations unies ambitionnent de rĂ©tablir la paix, instaurer la dĂ©mocratie et reconstruire l'Ă©conomie sur un territoire peu dĂ©veloppĂ© et dĂ©vastĂ© par la guerre. Mais de nombreuses exactions sont commises Ă  l'encontre des minoritĂ©s ethniques. Lorsque le Kosovo proclame son indĂ©pendance en 2008, celle-ci n'est mĂȘme pas reconnue par la Russie ni la Chine, membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ©. ThĂšme2 : Faire la guerre, faire la paix : formes de conflits et modes de rĂ©solution Introduction : Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel Axe 1 La dimension politique de la guerre : des conflits interĂ©tatiques aux enjeux transnationaux Axe 2 Le

Terminale spĂ©cialitĂ© - ThĂšme 2 - Faire la guerre, faire la paix. Formes de conflits et modes de rĂ©solution DĂ©tails Écrit par Eric Michelangeli Sommaire INTRODUCTIONA. PANORAMA ET TYPOLOGIE DES CONFLITS ARMÉS ACTUELSB. MODES DE RÉSOLUTION DES CONFLITS ARMÉSI. LA DIMENSION POLITIQUE DE LA GUERRE DES CONFLITS INTERÉTATIQUES AUX ENJEUX TRANSNATIONAUX AXE 1A. LA GUERRE, CONTINUATION DE LA POLITIQUE PAR D’AUTRES MOYENS » CLAUSEWITZ DE LA GUERRE DE 7 ANS AUX GUERRES NAPOLÉONIENNES1. Clausewitz, officier prussien et thĂ©oricien de la guerre2. La guerre de Sept Ans 1756-1763 une guerre limitĂ©e ?B. LE MODÈLE DE CLAUSEWITZ À L’ÉPREUVE DES GUERRES IRRÉGULIÈRES » D’AL QAÏDA À DAECH1. Inscrire la guerre absolue » dans des guerres irrĂ©guliĂšres et transnationales2. S’adapter et faire face au brouillard de guerre »II. LE DÉFI DE LA CONSTRUCTION DE LA PAIX AXE 2A. FAIRE LA PAIX PAR LES TRAITÉS LES TRAITÉS DE WESTPHALIE 16481. Le contexte2. Le temps des nĂ©gociations3. Un nouvel ordre international ?B. FAIRE LA PAIX PAR LA SÉCURITÉ COLLECTIVE LES ACTIONS DE L’ONU SOUS LES MANDATS DE KOFI ANNAN 1997-20061. Une ONU ambitieuse comme instrument de la paix sous Kofi Annan
2. 
mais qui se heurte Ă  la rĂ©alitĂ© des relations internationales et Ă  la politique des ÉtatsIII. LE MOYEN-ORIENT CONFLITS RÉGIONAUX ET TENTATIVES DE PAIX IMPLIQUANT DES ACTEURS INTERNATIONAUX ÉTATIQUES ET NON ÉTATIQUES OBJET DE TRAVAIL CONCLUSIFA. DU CONFLIT ISRAÉLO-ARABE AU CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN LES TENTATIVES DE RÉSOLUTION, DE LA CRÉATION DE L’ÉTAT D’ISRAËL À NOS JOURS1. Le conflit israĂ©lo-arabe2. Le conflit israĂ©lo-palestinienB. LES DEUX GUERRES DU GOLFE 1991 ET 2003 ET LEURS PROLONGEMENTS D’UNE GUERRE INTERÉTATIQUE À UN CONFLIT ASYMÉTRIQUE1. La premiĂšre guerre du Golfe et ses retombĂ©es2. La Seconde guerre du Golfe et ses prolongements d’une guerre interĂ©tatique Ă  un conflit asymĂ©trique Manuel Introduction formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel RepĂšres Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel- Nous sommes en guerre. » Cette dĂ©claration solennelle, combien de fois l'avons-nous entendue ? Depuis le 11 septembre 2001, chaque attentat est vu comme un acte de guerre », et la guerre contre le terrorisme » menĂ©e en retour semble interminable. Guerre de l’information, guerre informatique, guerre des cĂąbles sous-marins, voire mĂȘme guerre contre un virus France, 2020
 Mais de quelles guerres s’agit-il ? De nos jours, la plupart des citoyens des pays occidentaux n'ont connu ni conflit dans leur pays ni mobilisation gĂ©nĂ©rale[1]. Au contraire, ils ont connu la fin de la conscription, l’effacement des soldats en uniforme de l'espace public[2], et la disparition du risque de mourir au combat -y compris pour la plupart des militaires. Mais si la violence de la guerre s'est Ă©loignĂ©e de nous[3], elle est omniprĂ©sente sur nos Ă©crans, provoquant des rĂ©actions contradictoires de sidĂ©ration et de banalisation. La guerre redistribue les hiĂ©rarchies de puissance entre pays, renforce les fonctions rĂ©galiennes des États, bouscule les rapports entre les sexes et accĂ©lĂšre les transformations sociales. Elle dĂ©truit les paysages, marque les corps et les esprits, et lĂšgue des traumatismes qui peuvent se transmettre sur plusieurs gĂ©nĂ©rations. La guerre est un fait social total, ainsi qu’un acte culturel. Elle est l'affaire des chefs d'État et des militaires bien sĂ»r, mais elle engage aussi au plus profond les sociĂ©tĂ©s et les individus. Dans ces conditions, Ă©tudier la guerre et son pendant, la paix, c'est Ă©tudier un Ă©lĂ©ment structurant de la vie des sociĂ©tĂ©s et l’expĂ©rience souvent la plus dĂ©cisive dans une vie humaine. L’étude de ce thĂšme aura ici un double objectif 1/ comprendre les logiques des affrontements armĂ©s ; 2/ Ă©tudier les modalitĂ©s de construction de la paix. A. Panorama et typologie des conflits armĂ©s actuels Un conflit du latin conflictus, choc » est une situation de dĂ©saccord, entre au moins deux acteurs groupes sociaux, individus, etc. ou deux États. Il existe une grande variĂ©tĂ© de conflits, pas obligatoirement violents, dont la guerre est la forme la plus grave les termes conflit » et guerre » ne doivent pas ĂȘtre confondus toute guerre est un conflit, mais la rĂ©ciproque n’est pas vraie. Pour le sociologue et philosophe allemand Georg Simmel 1858-1918, les conflits ne doivent pas ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme fondamentalement nocifs[4]. Au contraire, ils sont le propre de toute vie en sociĂ©tĂ© et contribuent Ă  la faire Ă©voluer. Il ne faut donc pas tant lutter contre les conflits qu'apprendre Ă  les gĂ©rer pour Ă©viter qu'ils ne prennent une forme violente. La guerre est le type de conflit le plus grave, car c'est un affrontement violent entre au moins deux entitĂ©s organisĂ©es Ă  travers des forces militaires armĂ©es, milices..., dans lequel il y a un usage des armes et de la violence physique, dans le but de rĂ©gler le diffĂ©rend par la force. Pour Carl von Clausewitz[5], c'est un acte de violence dont l'objectif est de contraindre l'adversaire Ă  exĂ©cuter notre volontĂ© » De la guerre, 1832. Il y aurait aujourd'hui une vingtaine de guerres Ă  travers le monde. Plus de la moitiĂ© de ces conflits armĂ©s se localisent en Afrique subsaharienne, oĂč l'on trouve les trois types de guerres identifiĂ©s par l'ONU des guerres entre États Cf. AzerbaĂŻdjan / ArmĂ©nie, des guerres civiles Cf. en RDC ou Centrafrique, des guerres asymĂ©triques » Cf. NigĂ©ria face aux islamistes de Boko Haram » -sachant qu'un mĂȘme territoire peut ĂȘtre touchĂ© en mĂȘme temps par ces trois types de guerres. L’Afrique subsaharienne est la rĂ©gion la plus touchĂ©e, avant le Moyen-Orient, qui concentre un quart des guerres planĂ©taires Cf. Syrie, Irak, Afghanistan, YĂ©men. Les autres conflits se rĂ©partissent entre l'Asie Cf. rĂ©bellions ethniques aux Philippines, l'AmĂ©rique latine Cf. guerre civile entre les cartels de la drogue et l'État au Mexique et les marges de l'Europe Cf. Ukraine/Russie. Pour dĂ©finir prĂ©cisĂ©ment un conflit armĂ©, il est nĂ©cessaire de croiser plusieurs critĂšres et caractĂ©ristiques Le type de territoire, depuis les plus petits territoires par exemple l'esplanade des mosquĂ©es Ă  JĂ©rusalem jusqu'aux plus vastes le Sahel, parcouru par de nombreuses organisations islamistes. Les cibles, dĂ©libĂ©rĂ©ment visĂ©es par les belligĂ©rants, qu'il s'agisse de lieux stratĂ©giques des villes par exemple ou de populations le cas extrĂȘme Ă©tant les gĂ©nocides, qui ont toujours eu lieu durant des guerres. La durĂ©e, de quelques jours la guerre des Six Jours en 1967 voire quelques heures Ă  plusieurs annĂ©es la guerre au YĂ©men depuis 2014, ou mĂȘme dĂ©cennies le conflit israĂ©lo-palestinien depuis 1948. Les facteurs explicatifs et les enjeux, qui sont Ă  l'origine du dĂ©clenchement de la guerre. Au fil de l'Histoire et encore aujourd'hui, on retrouve souvent les mĂȘmes la prise de contrĂŽle des ressources naturelles et Ă©nergĂ©tiques d'un territoire voisin, la remise en cause des frontiĂšres, la religion guerres de religion en Europe au XVIe siĂšcle, affrontements civils aujourd'hui dans le nord de l'Inde, la volontĂ© sĂ©paratiste ou indĂ©pendantiste... Les acteurs États, armĂ©es, groupes terroristes[6], milices ou groupes paramilitaires, populations civiles, ONG, organisations internationales... B. Modes de rĂ©solution des conflits armĂ©s De la grande diversitĂ© des types des conflits et de leurs acteurs dĂ©coule une grande diversitĂ© dans les modes de rĂ©solution des conflits. On distingue synthĂ©tiquement la rĂ©solution des conflits par la victoire militaire d’un des belligĂ©rants qui impose ses conditions Ă  l’autre ; la nĂ©gociation les belligĂ©rants estiment le coĂ»t de la poursuite de la guerre trop Ă©levĂ© ; une intervention extĂ©rieure. En fonction de ces paramĂštres complexes, on dĂ©bouche, avec plus ou moins de facilitĂ©, sur des situations de paix tout aussi diverses Paix d’hĂ©gĂ©monie, d’équilibre, de directoire, de droit international
 et d’une soliditĂ© variable. La paix est Ă  la fois un Ă©tat, l'absence de guerre, et un idĂ©al, l'aspiration Ă  vivre dans un monde de concorde. Elle n'exclut pas la conflictualitĂ©, mais parvient Ă  l'empĂȘcher de prendre une forme violente. On parle de paix nĂ©gative » lorsque l'apaisement rĂ©sulte de l'hĂ©gĂ©monie exercĂ©e par une puissance Pax Romana » dans l'AntiquitĂ© ou de l'Ă©quilibre entre plusieurs puissances systĂšme westphalien[7], guerre froide. Dans ce cas, la paix dĂ©coule simplement de la peur du prix Ă  payer si on engage une guerre. On parle de paix positive » pour dĂ©signer une situation dans laquelle l'apaisement rĂ©sulte d'une coopĂ©ration durable et institutionnalisĂ©e entre des États dĂ©sireux de cohabiter pacifiquement. I. La dimension politique de la guerre des conflits interĂ©tatiques aux enjeux transnationaux Axe 1 Introduction Au XVIIIe siĂšcle, la guerre oppose des États, qui cherchent Ă  en limiter l’ampleur. À partir de la RĂ©volution française, elle oppose des nations et tend Ă  devenir absolue » Clausewitz. Au XXIe siĂšcle, la guerre correspond de moins en moins au modĂšle du XVIIIe siĂšcle elle est le plus souvent irrĂ©guliĂšre, asymĂ©trique, et implique des acteurs non Ă©tatiques. En quoi les guerres d’aujourd’hui sont-elles diffĂ©rentes de celles du passĂ© ? A. La guerre, continuation de la politique par d’autres moyens » Clausewitz de la guerre de 7 ans aux guerres napolĂ©oniennes La guerre a fait l’objet d’étude de bien des stratĂšges puisque le plus ancien rĂ©cit remonte au VIe siĂšcle av. J. C. avec Sun Tzu et son ouvrage L’art de la guerre »[8]. Les huit livres de Vom Kriege De la Guerre Ă©crits entre 1820 et 1831 par Carl von Clausewitz ont inspirĂ© et continuent Ă  inspirer les stratĂšges et ont influencĂ© les doctrines militaires du monde entier au XXe et XXIe siĂšcles Foch, LĂ©nine, Mao, le corps des Marines amĂ©ricain, Al-Qaida[9]
. On retrouve des concepts clausewitziens dans la stratĂ©gie navale mais aussi spatiale ou nuclĂ©aire ou mĂȘme dans la stratĂ©gie de l’information. 1. Clausewitz, officier prussien et thĂ©oricien de la guerre a. Qui est Clausewitz ? Carl von Clausewitz 1780-1831[10]. Descendant de hobereaux dĂ©classĂ©s, il entre au rĂ©giment Ă  12 ans, et observe la campagne face aux Français La bataille de Valmy, dĂ©but d’une nouvelle Ăšre + L’engagement des volontaires dans les armĂ©es rĂ©volutionnaires. Sa vraie naissance Ă  la stratĂ©gie date de l’effondrement de la Prusse en 1806 capturĂ© par les Français, il est bouleversĂ© par la dĂ©bĂącle de l’armĂ©e prussienne face Ă  NapolĂ©on. Clausewitz dĂ©teste NapolĂ©on, mais il le considĂšre comme le dieu la guerre », et estime que les guerres napolĂ©oniennes se rapprochent de la guerre absolue »[11] -Jalon Les guerres rĂ©volutionnaires et napolĂ©oniennes. Plus tard, il s’investit dans la commission de rĂ©organisation de l’armĂ©e avec son mentor Gerhard von Scharnhorst qu’il a rencontrĂ© en 1801 Ă  l’institut pour jeunes officiers de Berlin. Il rencontre aussi August von Gneisenau, le hĂ©ros de la dĂ©fense de Kolberg en 1806, lui aussi admirateur-dĂ©testeur de NapolĂ©on, croyant Ă  la guerre populaire » Ă  l’espagnole. Ils forment tous les trois, suivis par d’autres militaires, une sorte de conjuration d’aristocrates souhaitant favoriser une prise de conscience de l’unitĂ© des peuples allemands bien au-delĂ  de la Prusse. Ainsi, la pensĂ©e de Clausewitz s’inscrit dans cette Ɠuvre collective qui ne se rĂ©sume pas aux seuls aspects militaires, et s’étend aux aspects politiques. Clausewitz n’accepte pas le traitĂ© d’alliance de la Prusse avec Paris en 1812 et se met au service de la Russie avec une petite dizaine d’officiers. Pour son roi, c’est une trahison ; mais Clausewitz est convaincu d’agir pour sa patrie. La campagne de Russie modĂšle sa pensĂ©e, car c’est d’abord un combattant et le courage physique est une des clĂ©s de son Ɠuvre il a une rĂ©elle expĂ©rience de la guerre. À son retour en Prusse, il dĂ©fend l’idĂ©e de levĂ©e populaire, de levĂ©e en masse et pratique lui-mĂȘme dans le Mecklembourg la guerre d’embuscades. À partir de 1818, Clausewitz dirige l’école de guerre et devient gĂ©nĂ©ral d’état-major. Il rĂ©dige son Ɠuvre de la Guerre qui demeure inachevĂ©e entre 1820 et 1831, date de sa mort. b. Ses idĂ©es RepĂšres Le modĂšle clausewitzien de la guerre- Qu’est-ce que la guerre ? Quels liens peut-on faire entre guerre et politique ? La guerre est un duel Ă  plus vaste Ă©chelle », qui ne relĂšve pas d’une dĂ©cision unilatĂ©rale, mais d’une interaction bilatĂ©rale. Le fait que ce duel se dĂ©roule Ă  une plus vaste Ă©chelle » signale la dimension collective du phĂ©nomĂšne guerrier, qui fait interagir des groupes organisĂ©s. Le parallĂ©lisme que dresse Clausewitz entre la guerre et le duel a deux consĂ©quences fait de la rĂ©ciprocitĂ© de l’action entre les deux adversaires une condition sine qua non de l’existence d’une guerre ; c’est la dĂ©fense, et non l’attaque, qui est le facteur dĂ©clencheur des guerres le choix politique fait par l’agressĂ© de se dĂ©fendre dĂ©clenche la guerre, et elle est terminĂ©e quand un des acteurs cesse de recourir Ă  la violence on ne gagne pas vraiment une guerre, on domine temporairement un rapport de force. Si la guerre suppose la rĂ©ciprocitĂ© d’action volontaire, alors l’absence de rĂ©ciprocitĂ© dans l’emploi de la violence signale l’absence de guerre, c’est-Ă -dire la paix[12]. La guerre n’est rien d’autre que la continuation des relations politiques, avec l’appui d’autres moyens ». Cette formule est passĂ©e Ă  la postĂ©ritĂ©. La politique est une relation entre deux acteurs rendue possible par l’existence de diffĂ©rents moyens. La guerre n’est que l’une des formes de cette relation mais elle diffĂšre des autres formes par le recours Ă  la violence pour soumettre l’autre Ă  sa volontĂ©, par l’art militaire la façon de se battre, d’utiliser la violence armĂ©e et l’art de la guerre savoir utiliser l’ensemble des moyens pour peser sur une relation. Il aboutit Ă  l’idĂ©e de stratĂ©gie utiliser intelligemment et de maniĂšre complĂ©mentaire les diffĂ©rents moyens pour gagner la relation ». En effet, chacun cherche Ă  anticiper les mouvements ennemis, Ă  esquiver les coups, Ă  contre-attaquer, etc. ; chacun planifie des actions et s’adapte aux circonstances il oppose ainsi son intelligence Ă  l’intelligence de l’autre. La guerre est un camĂ©lĂ©on qui change de nature Ă  chaque engagement ». Clausewitz Ă©tablit une typologie des guerres, opposant guerres civiles petites guerres » aux guerres interĂ©tatiques grandes guerres », tout en soulignant l’importance des petites guerres » ou guĂ©rilla qu’il dĂ©crit comme un brasier qui s’étend, dĂ©vore le sol oĂč se tient l’armĂ©e ennemie ». Aujourd’hui, la petite guerre » est qualifiĂ©e de guerre irrĂ©guliĂšre » en opposition Ă  la guerre rĂ©guliĂšre, catĂ©gorie thĂ©orisĂ©e par le lieutenant-colonel David Galula, dans son ouvrage Contre Insurrection » [13] 1963 et dont s’inspirent notamment les responsables militaires amĂ©ricains[14]. La guerre est aussi le miroir des sociĂ©tĂ©s belligĂ©rantes. Elle est Ă  ce titre un phĂ©nomĂšne complexe et surtout un fait social dĂ©pendant de la culture, des mƓurs, de l’esprit du temps, de la technique
 2. La guerre de Sept Ans 1756-1763 une guerre limitĂ©e ? Cours + Jalon Au XVIIIe siĂšcle, les guerres opposent des États et des troupes de mĂȘme type. Pour Clausewitz, ce sont des guerres limitĂ©es l’affrontement militaire n’est qu’un moyen au service d’une fin politique. Selon lui, une rupture se produit avec les guerres rĂ©volutionnaires et napolĂ©oniennes qui s’approchent du modĂšle de la guerre absolue ». a. La guerre de Sept Ans et la naissance d’un nouvel ordre mondial[15] Premier conflit planĂ©taire, la guerre de Sept Ans » oppose, sur plusieurs continents, les grandes puissances du XVIIIe siĂšcle regroupĂ©es en deux grands ensembles d’alliances. Son issue consacre le leadership britannique des AmĂ©riques aux Indes, principalement au dĂ©triment de la France Les objectifs de l’Angleterre. Un monde s’est Ă©croulĂ© entre 1754, quand commencent les premiers affrontements en AmĂ©rique entre Français et Britanniques, et le 10 fĂ©vrier 1763, date de la signature de la paix de Paris. Une guerre mondiale qui Ă©clate en AmĂ©rique du Nord Guerre de Sept Ans pour les Français, French and Indian War pour les Étatsuniens, guerre de la ConquĂȘte pour les Canadiens, ce conflit aux multiples appellations possĂšde une indĂ©niable dimension planĂ©taire -Carte 3 Une premiĂšre guerre mondiale. C’est en AmĂ©rique du Nord que la guerre de Sept Ans Ă©clate, avant dans un second temps, de se propager au Vieux Continent puis au reste du monde, sous l’effet du jeu des alliances. L’étincelle appelĂ©e Ă  mettre le feu Ă  la planĂšte est partie d’une zone vitale pour les intĂ©rĂȘts français le pays de l’Ohio. En contrĂŽlant la vallĂ©e de cet affluent du Mississippi, les colons français entendent rĂ©aliser la jonction du Canada avec la Louisiane. Londres regarde d’un mauvais Ɠil ce projet d’une Nouvelle France d’un seul tenant qui prendrait en tenaille les treize colonies britanniques. Le 28 mai 1754, un dĂ©tachement français commandĂ© par le capitaine de Jumonville est massacrĂ© par une troupe de miliciens virginiens placĂ©e sous les ordres d’un jeune lieutenant-colonel nommĂ© George Washington. Les deux puissances coloniales se hĂątent d’envoyer des renforts. En 1755, alors qu’officiellement la France et la Grande-Bretagne sont toujours en paix, l’ordre est donnĂ© Ă  la Royal Navy de s’emparer des navires français convoyant les troupes en AmĂ©rique du Nord. Si l’opĂ©ration tourne au fiasco, les Britanniques, qu’on compare partout aux pirates d’Alger, se sont dĂ©considĂ©rĂ©s auprĂšs de l’opinion française et europĂ©enne[16]. En juillet 1755, fraĂźchement dĂ©barquĂ©e au Nouveau Monde, l’armĂ©e britannique du gĂ©nĂ©ral Braddock se fait Ă©triller par les alliĂ©s amĂ©rindiens des Français. L’annĂ©e suivante, le 14 aoĂ»t 1756, les troupes du marquis de Montcalm, toujours Ă©paulĂ©es par les prĂ©cieux alliĂ©s autochtones, se saisissent du fort d’Oswego, point stratĂ©gique majeur sur le lac Ontario les Français ne cessent de renforcer leurs positions. Renversement d’alliances en Europe Quand Ă©clate la guerre dans le Nouveau Monde, le systĂšme europĂ©en s’articule toujours sur la vieille inimitiĂ© franco-autrichienne dont les origines remontent au XVIe siĂšcle. La montĂ©e en puissance de la Prusse, alliĂ©e de la France, est la cause premiĂšre du Renversement des Alliances. Dans le but de reprendre la SilĂ©sie aux Prussiens, Marie-ThĂ©rĂšse d’Autriche engage en 1755 des pourparlers pour s’assurer l’appui de la France, et Louis XV se montre d’emblĂ©e enthousiaste. L’Angleterre est elle aussi Ă  la recherche de nouveaux appuis en Europe. La montĂ©e des tensions en AmĂ©rique du Nord lui fait craindre une offensive française contre ses possessions continentales PrincipautĂ© de Hanovre. Pour les sĂ©curiser, George II tente de se rapprocher du roi de Prusse, alors alliĂ© de la France... et FrĂ©dĂ©ric II rĂ©pond favorablement Ă  ses avances. Le pyromane de l’Europe n’est autre que FrĂ©dĂ©ric II. Le rapprochement franco-autrichien, de mĂȘme que des rumeurs faisant Ă©tat de vellĂ©itĂ©s belliqueuses de la Russie et de la Saxe poussent en effet le roi de Prusse, qui se croit encerclĂ©, Ă  lancer une guerre prĂ©ventive. Le 29 aoĂ»t 1756, sans prendre la peine de dĂ©clarer la guerre, FrĂ©dĂ©ric II envahit la Saxe et fonce sur la BohĂȘme. Louis XV envoie combattre en Westphalie une armĂ©e de plus de 100 000 hommes. Mais le 5 novembre 1757, le Prince de Soubise subit devant l’armĂ©e de FrĂ©dĂ©ric une dĂ©faite cuisante Ă  Rossbach La bataille de Rossbach. La guerre de Sept Ans est parvenue Ă  son tournant. Naufrage français, triomphe britannique Louis XV a cru un peu naĂŻvement que la formidable coalition unissant les forces françaises, autrichiennes, russes et suĂ©doises n’allait faire qu’une bouchĂ©e du petit roi de Prusse. Mais contre toute attente, la guerre d’Allemagne se prolonge jusqu’en 1763, et se solde par une indĂ©niable victoire pour FrĂ©dĂ©ric II[17]. La guerre d’Allemagne sonne le glas du premier empire colonial français. Au mois de janvier 1758, le choix a Ă©tĂ© fait[18] de tourner le dos au Nouveau Monde, tandis que le ministre de la Guerre britannique, William Pitt, met au contraire les bouchĂ©es doubles en AmĂ©rique
 et Ă©tend mĂȘme le conflit Ă  l’Afrique conquĂȘte de Saint Louis du SĂ©nĂ©gal en mai et de GorĂ©e en dĂ©cembre 1758 puis aux Antilles prise de la Guadeloupe en mai 1759. Le 19 aoĂ»t, au large du Portugal, puis le 20 novembre, prĂšs de Quiberon, la Royal Navy met en piĂšces la marine de guerre de Louis XV. En empĂȘchant l’envoi de renforts français au Nouveau Monde, ces deux dĂ©faites ont scellĂ© le sort du Canada. Le 8 septembre 1760, c’en est fini. Parvenus Ă  MontrĂ©al, les Britanniques contrĂŽlent la totalitĂ© du Canada. Ni l’avĂšnement 1760 de George III, prince moins belliqueux que son prĂ©dĂ©cesseur, ni l’alliance de l’Espagne 1761, ne parviennent Ă  renverser le rapport de forces militaire. Volant de victoire en victoire, l’Angleterre est en train de s’imposer sur le globe tout entier. Dans les Indes orientales, oĂč s’affrontent les deux compagnies de commerce, les possessions françaises tombent les unes aprĂšs les autres. La chute de PondichĂ©ry, le 17 janvier 1761, marque la faillite du projet de domination française sur le sous-continent indien. FraĂźchement entrĂ©e en guerre aux cĂŽtĂ©s de la France, l’Espagne enchaĂźne les revers humiliants perte de Cuba et des Philippines 1762. Un ordre mondial appelĂ© Ă  durer SignĂ©s en 1763, les traitĂ©s de Paris et d’Hubertsbourg bouleversent l’équilibre des puissances qui prĂ©valait depuis la fin des guerres de Louis XIV La paix de Paris rĂšgle la partie coloniale et maritime du conflit la Nouvelle-France est rayĂ©e de la carte. Louis XV cĂšde la totalitĂ© du Canada, et cĂšde Ă  Charles III d’Espagne, la Louisiane, en compensation de la Floride espagnole devenue britannique. En Inde, la France ne conserve que cinq comptoirs, laissant la voie libre aux Britanniques. Les Ăźles des Antilles sont conservĂ©es comme un lot de consolation, qui ne doit pas faire illusion la France se voit dĂ©gradĂ©e dans l’échelle des puissances. À l’échelle europĂ©enne, la prĂ©pondĂ©rance française n’est plus assurĂ©e le traitĂ© d’Hubertsbourg sanctionne en effet l’avĂšnement d’une pentarchie composĂ©e de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Autriche, de la Prusse et de la Russie. L’ordre international qui a vu le jour pendant la guerre est appelĂ© Ă  se maintenir bon an mal an jusqu’en 1914. Chateaubriand a tristement pris la mesure des consĂ©quences du premier conflit planĂ©taire de l’Histoire, qui ne sont pas uniquement diplomatiques et militaires, mais aussi culturelles le XIXe siĂšcle ne sera pas français, mais anglo-saxon. b. La guerre de Sept Ans, une guerre limitĂ©e ? Selon le modĂšle clausewitzien, le spectre des formes de guerre concrĂštes s’étendrait entre deux bornes l’une, infĂ©rieure, marquĂ©e par la guerre limitĂ©e Ă  l’affrontement des forces armĂ©es, et qui se dĂ©nouerait diplomatiquement ; l’autre borne, supĂ©rieure, marquĂ©e par la guerre quasi-absolue dite d’anĂ©antissement telle que, selon Clausewitz, l’a pratiquĂ©e le dieu de la guerre », Bonaparte. En dĂ©pit de sa durĂ©e et de son champ gĂ©ographique, la guerre de Sept Ans reste une guerre limitĂ©e au sens clausewitzien du terme l’affrontement militaire, quelle qu’en soit la violence, n’est qu’un moyen au service d’une fin politique territoriale et gĂ©opolitique ; cet affrontement s’achĂšve une fois les objectifs atteints, par des traitĂ©s. Elle n’en prĂ©sente pas moins certains aspects certains prĂ©mices ? de la guerre absolue Une nouvelle guerre Ă  outrance ». B. Le modĂšle de Clausewitz Ă  l’épreuve des guerres irrĂ©guliĂšres » d’Al QaĂŻda Ă  Daech Al-QaĂŻda et Daech sont deux mouvements djihadistes qui inscrivent le terrorisme au centre de leur stratĂ©gie de la guerre. Ce type de conflit armĂ©, qui relĂšve de la guerre irrĂ©guliĂšre ou guerre asymĂ©trique -RepĂšre peut-il ĂȘtre Ă©clairĂ© par la pensĂ©e de Clausewitz, ou bien lui Ă©chappe-t-il ? 1. Des guerres irrĂ©guliĂšres et transnationales qui s’inscrivent dans la guerre absolue » Au tournant du XXIe siĂšcle, les conflits interĂ©tatiques s’effacent au profit de guerres irrĂ©guliĂšres aux enjeux transnationaux. C’est dans ce cadre que s’inscrit la rĂ©surgence du djihad aprĂšs les attentats du 11 septembre 2001. Le monde dĂ©couvre alors la nĂ©buleuse al-QaĂŻda puis assiste, Ă  la suite des guerres en Irak et en Syrie, assiste Ă  la naissance d’une autre organisation djihadiste, Daech -Chronologie Al QaĂŻda la base » -Vocabulaire organisation fondĂ©e en Afghanistan en 1987 par Oussama Ben Laden pour combattre les SoviĂ©tiques, s’appuie sur le rĂ©gime des Talibans, maĂźtre du pays de puis 1996 pour organiser les attentats du 11 septembre 2001. Daech, État Islamique du levant EIL -Vocabulaire organisation djihadiste nĂ©e d’une scission de la branche d’al-QaĂŻda en Irak avec pour chef Abou Bakr al-Baghdadi tuĂ© en octobre 2019, qui proclame en 2014 l’instauration du califat sur les territoires qu’il contrĂŽlait en Syrie et en Irak. Les deux organisations ont un socle idĂ©ologique commun et s’accordent sur trois concepts fondamentaux le salafisme[19], le djihad -Jihadisme. Vocabulaire et le takfir[20]. Les deux mouvements rejettent le modĂšle de l’État-nation, qui repose sur un systĂšme d’inspiration non divine. Le salafisme djihadiste d’Al-QaĂŻda et de Daech appelle Ă  un retour Ă  la communautĂ© originelle de l’islam leur cadre de rĂ©fĂ©rence est l’oumma, la communautĂ© des croyants et Ă  l’instauration du califat cela ne peut se faire que dans le cadre de guerres transnationales d’une part, asymĂ©triques d’autre part. NĂ©anmoins, le choix de Daech de proclamer le califat[21] aboutit Ă  la mise en place d’un proto-État en Syrie et en Irak territorialisation », ce qui a permis Ă  leurs ennemis de leur faire une guerre plus conventionnelle batailles, siĂšges de villes
 Le fondamentalisme religieux ne peut concevoir qu’une guerre absolue » au sens oĂč l’entend Clausewitz nul compromis n’est possible avec l’ennemi. Sans limite temporelle, spatiale -et encore moins morale, les conflits prennent une dimension idĂ©ologique justifiant l’éradication de l’ennemi[22]. Les actions d’Al-QaĂŻda et de Daech s’inscrivent dans une stratĂ©gie au long cours caractĂ©ristique des conflits asymĂ©triques, et les forces militaires des islamistes sont des acteurs non Ă©tatiques qui utilisent rĂ©guliĂšrement des armes non conventionnelles. Que ce soit par l’idĂ©ologie qui fonde leurs actions ou par les rĂ©seaux d’allĂ©geances qu’ils ont suscitĂ©s Ă  travers le monde, Al-QaĂŻda et Daech confirment que leur guerre est d’abord un fait politique. Le recours au terrorisme La stratĂ©gie d’Al-QaĂŻda + La guerre de DAECH contre les mĂ©crĂ©ants » + Les attentats d’Al-QaĂŻda et de DAECH dans le monde doit ĂȘtre Ă©galement analysĂ© comme une exploitation de la sensibilitĂ© des sociĂ©tĂ©s occidentales et de leurs opinions DĂ©finir le terrorisme contemporain. Plus qu’une arme ou un moyen, le terrorisme doit ĂȘtre pensĂ© comme une stratĂ©gie de communication Ă  l’égard de la scĂšne internationale, Ă  des fins de dĂ©stabilisation le plus important n’est pas le nombre de victimes mais l’image et le ressenti que se font les sociĂ©tĂ©s, notamment occidentales, du conflit et de ces belligĂ©rants[23]. Les groupes terroristes sont pleinement intĂ©grĂ©s dans la mondialisation et ont su s’appuyer sur les nouvelles technologies dans leur stratĂ©gie. Les nouvelles technologies sont utilisĂ©es comme moyens de lutte et de propagande. Daech en particulier a pleinement su appuyer sa propagande sur Internet le darknet, Telegram et les rĂ©seaux sociaux. Il a ainsi pu sĂ©duire de jeunes occidentaux en vendant un califat idĂ©alisĂ© ou fantasmĂ© ». Pour convaincre, ils ont misĂ© sur des agents de communication performants, s’adaptant aux sociĂ©tĂ©s visĂ©es et dĂ©poussiĂ©rant » le message d’Al-QaĂŻda jugĂ© trop Ă©litiste. Marc Hecker a ainsi parlĂ© du cyberdjihadisme », prĂ©sent sur des forums djihadistes qui ont pu compter jusqu’à 50 000 utilisateurs rĂ©guliers » et environ 100 000 sympathisants », et sur des sites diffusant des vidĂ©os de propagande[24] ou des exĂ©cutions filmĂ©es. 2. Vingt ans de brouillard de guerre » Les puissances occidentales sont depuis le 11 septembre 2001 confrontĂ©es Ă  une menace complexe qui n’est pas sans Ă©voquer le brouillard de guerre » de Clausewitz[25], qui rend difficile l’élaboration d’une stratĂ©gie efficace. Or, apprĂ©cier correctement le genre de guerre que l’on entreprend est pourtant le plus dĂ©cisif acte de jugement » rappelle Clausewitz »[26]. Les armĂ©es dites conventionnelles ont modifiĂ© leur perception de la guerre mais aussi leur façon de la mener Les armĂ©es occidentales, particuliĂšrement celle des États-Unis depuis l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak recourent de plus en plus Ă  des sociĂ©tĂ©s militaires privĂ©es SMP comme Blackwater et limitent leur prĂ©sence au sol Ă  des forces spĂ©ciales. Certains dĂ©noncent le recours aux SMP, mais l’historien Walter BruyĂšre-Ostells affirme que se passer de ces entreprises est impossible parce que les États ont rĂ©duit le format de leurs armĂ©es. Elles se professionnalisent, leurs budgets sont sous pression et on estime que les tĂąches simples peuvent ĂȘtre externalisĂ©es. Et puis l’opinion publique ne supporte plus de voir ses soldats mourir au combat»[27]. Par ailleurs, adeptes de la contre-insurrection, les gĂ©nĂ©raux amĂ©ricains comme David Petraeus ou Stanley Mac Chrystal adoptent une stratĂ©gie s’efforçant de penser comme l’ennemi », et de s’emparer de leur espace, notamment en profitant leur supĂ©rioritĂ© aĂ©rienne et en ayant recours aux drones, faisant ainsi entrer la guerre dans le concept encore peu reconnu de guerre de quatriĂšme gĂ©nĂ©ration ». OĂč en sommes-nous en 2021 ? Nul n'imaginait que deux dĂ©cennies plus tard, cette guerre perdurerait. Loin d'avoir Ă©tĂ© Ă©liminĂ©s, les djihadistes ont au contraire prolifĂ©rĂ©. Ils seraient aujourd'hui deux Ă  trois fois plus nombreux qu'en 2001, tout particuliĂšrement au Moyen-Orient et en Afrique. L'organisation responsable des attentats de New York et de Washington, Al-Qaida, a mutĂ© mais n'a pas disparu. D'autres groupes ont fait leur apparition, Ă  l'instar de Daech. La supĂ©rioritĂ© technologique et militaire des Occidentaux face aux djihadistes flagrante, et pourtant, les djihadistes ont ingĂ©nieusement pratiquĂ© l'escrime de la stratĂ©gie et appris Ă  esquiver, fatiguer, feindre et rompre autant qu'Ă  attaquer et menacer. De guerre lasse, les Occidentaux, eux, souhaitent rĂ©duire leur engagement alors que de nouveaux dĂ©fis frappent Ă  la porte de l’Histoire. La guerre contre le terrorisme entre dans sa troisiĂšme dĂ©cennie et tous se demandent quand elle cessera enfin[28]. Ainsi, Clausewitz offrirait donc toujours une clĂ© de lecture du phĂ©nomĂšne guerrier contemporain, donnant Ă  voir la montĂ©e des extrĂȘmes » vers la guerre absolue », sous les formes les plus diverses guerres irrĂ©guliĂšres, guerre de quatriĂšme gĂ©nĂ©ration, etc. -puisque la guerre est un camĂ©lĂ©on. On peut donc avec Raymond Aron souligner la persistante modernitĂ© des thĂšses clausewitziennes, en affirmant notamment la primautĂ© du politique sur le militaire[29]. On peut au contraire se projeter, avec le philosophe et anthropologue français RenĂ© Girard, dans la volontĂ© d’achever Clausewitz »[30] en replaçant son Ɠuvre inachevĂ©e dans une vision apocalyptique », faisant de la guerre contemporaine un acte de violence Ă  l’emploi de laquelle il n’existe pas de limites ». Conclusion Axe 1 RĂ©visions Sujets bac II. Le dĂ©fi de la construction de la paix Axe 2 Introduction Depuis le XVIIe siĂšcle, les relations diplomatiques sont rĂ©gies par le systĂšme d’équilibre des puissances, dĂ©fini lors des traitĂ©s de paix de Westphalie 1648 qui mettent fin Ă  la guerre de Trente Ans. Ce systĂšme n’exclut pas la guerre. Au Xxe siĂšcle, la violence inĂ©galĂ©e des guerres mondiales donne naissance Ă  une autre vision de la paix. FondĂ©e sur la sĂ©curitĂ© collective, elle aboutit Ă  la crĂ©ation de la SociĂ©tĂ© des Nations SDN en 1919 puis de l’Organisation des Nation unies ONU en 1945. Comment construire la paix entre États depuis le XVIIe siĂšcle ? A. Faire la paix par les traitĂ©s les traitĂ©s de Westphalie 1648 Cours Faire la paix par l’équilibre des puissances + Jalon Construire la paix est un acte politique qui doit relever plusieurs dĂ©fis trouver d’abord un accord acceptable entre plusieurs parties ce qui suppose une nĂ©gociation prĂ©alable dont le traitĂ© est l’aboutissement puis dĂ©finir des garanties pour cet accord afin d’éviter tout retour Ă  la violence. Construire la paix, c’est donc Ă©tablir de nouvelles relations entre les États. Les traitĂ©s de Westphalie mettent fin Ă  la guerre de Trente Ans 1618-1648. Les nĂ©gociations dĂ©butent en 1643, alors que les armĂ©es continuent Ă  se battre, et durent donc cinq ans. Les belligĂ©rants se rassemblent Ă  MĂŒnster et OsnabrĂŒck, villes distantes de 45 km en Westphalie. Les traitĂ©s de Westphalie, une paix multilatĂ©rale[31] ? 1. Le contexte La Guerre de Trente Ans 1618-1648, nommĂ©e en Allemagne jusqu’en 1914 la grande guerre », est considĂ©rĂ©e comme une catastrophe europĂ©enne et allemande par l’historiographie allemande. CentrĂ©e sur le Saint-Empire[32] -RepĂšre mais la France, le Danemark, la SuĂšde, l’Espagne... interviennent Ă©galement, la guerre commence Ă  Prague le 23 mai 1618 avec la dĂ©fenestration des reprĂ©sentants catholiques de l’Empereur Matthias Ier par les reprĂ©sentants des États de BohĂšme protestants, et s’achĂšve par les traitĂ©s de Westphalie. La guerre de Trente Ans a souvent Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e comme une guerre de religion mais cela est rĂ©ducteur -d’ailleurs, la pratique de la guerre n’est pas religieuse[33]. La guerre a souvent Ă©tĂ© aussi prĂ©sentĂ©e comme une rĂ©volte contre l’absolutisme des Habsbourg mais l’empereur ne concentre pas le pouvoir exĂ©cutif et lĂ©gislatif[34]. En fait, la guerre est liĂ©e Ă  une imbrication du politique et du confessionnel libertĂ© religieuse concĂ©dĂ©e aux États mais pas aux individus depuis la paix d’Augsbourg de 1555 -RepĂšre Cette guerre n’est pas une guerre d’anĂ©antissement, mais elle est longue et dĂ©vastatrice[36] elle a vraisemblablement coĂ»tĂ© la vie Ă  un tiers de la population du Saint-Empire. La mĂ©moire de la violence de la guerre est nourrie par la production de gravures qui circulent ; par exemple, les Grandes MisĂšres de la guerre de Jacques Callot 1633[37] sont des documents difficiles Ă  interprĂ©ter, mais qui montrent et dĂ©noncent la violence. 2. Le temps des nĂ©gociations La paix est nĂ©gociĂ©e Ă  partir de 1643 alors que les armĂ©es continuent Ă  se battre. Les belligĂ©rants se rassemblent Ă  MĂŒnster et OsnabrĂŒck en Westphalie, villes distantes de 45 km et transformĂ©es en zones neutres. S’y retrouvent les reprĂ©sentants de 194 principautĂ©s les reprĂ©sentants catholiques dont la France Ă  MĂŒnster, les reprĂ©sentants protestants dont la SuĂšde Ă  OsnabrĂŒck. À MĂŒnster, tout se passe par Ă©crit, en recourant Ă  des mĂ©diateurs, l’ambassadeur vĂ©nitien Alvise Contarini et le nonce pontifical Fabio Chigi ; Ă  OsnabrĂŒck la nĂ©gociation est directe et orale. Le roi de France envoie trois reprĂ©sentants Ă  MĂŒnster Claude de Mesme, comte d’Avaux, humaniste, polyglotte, dĂ©vot, ambitieux qui incarne un ancien type d’ambassadeur, Abel Servin, issu de la noblesse de robe provinciale, pragmatique, serviteur trĂšs efficace, et Henri II d’OrlĂ©ans envoyĂ© aprĂšs une dispute entre les deux prĂ©cĂ©dents et finalement remerciĂ© par Mazarin. 3. Un nouvel ordre international ? Carte 1 Les recompositions territoriales en Europe- Les traitĂ©s de Westphalie crĂ©ent-t-ils un nouvel ordre international, l’ordre westphalien » dĂ©crit par Leo Gross[38] depuis 1948 ? Ce n’est pas si simple. La dimension allemande des traitĂ©s- Ces traitĂ©s mettent en place un nouvel Ă©quilibre politique entre l’Empire et les États allemands, qui obtiennent une autonomie. Les États d’Empire obtiennent le droit de conclure des traitĂ©s mais, s’ils ont leur propre diplomatie -Vocabulaire ils ne deviennent pas souverains pour autant, et ne doivent pas en user contre l’empereur et l’Empire ni contre la paix publique. Il s’agit pour les nĂ©gociateurs d’encourager les États d’Empire Ă  maintenir la paix. Pour cela les traitĂ©s imposent une forme d’équilibre au sein de la DiĂšte oĂč chaque voix devient Ă©gale et la DiĂšte est davantage associĂ©e aux dĂ©cisions politiques. Par ailleurs, les traitĂ©s de Westphalie peuvent ĂȘtre perçus comme une paix de religion ils confirment la paix d’Augsbourg, qui accordait aux princes des États allemands la libertĂ© religieuse, mais ils l’étendent Ă  leurs sujets et incluent dĂ©sormais le calvinisme. Dans les faits la confession du prince est dĂ©tachĂ©e de celle du territoire ce qui crĂ©e la mixitĂ© religieuse sauf en BaviĂšre. La paix est proclamĂ©e chrĂ©tienne ». Les traitĂ©s prĂ©voient peu de recompositions territoriales. Pour les États allemands, les changements sont dĂ©terminĂ©s selon les principes du retour Ă  la situation de 1618 et de la rĂ©paration des dommages. La SuĂšde et la France, souvent dĂ©signĂ©es comme vainqueurs, rĂ©alisent des gains territoriaux limitĂ©s. Les traitĂ©s mettent cependant en place un nouvel Ă©quilibre en Europe, car ils mettent fin aux prĂ©tentions hĂ©gĂ©moniques des Habsbourg sur l’Europe. De son cĂŽtĂ©, l’Espagne reconnaĂźt enfin l’indĂ©pendance des Provinces-Unies, mettant un terme Ă  sa longue guerre des Pays-Bas. Un nouveau systĂšme international- Les traitĂ©s de Westphalie posent les bases d’une diplomatie dĂ©sormais fondĂ©e sur le droit. En effet, tous les États en guerre ont participĂ© Ă  Ă©galitĂ© aux nĂ©gociations de paix commencĂ©es avant mĂȘme la fin de la guerre. Elles constituent en cela un modĂšle pour les congrĂšs de paix multilatĂ©raux. Outre l’idĂ©e d’équilibre des puissances -Vocabulaire les traitĂ©s Ă©tablissent l’inviolabilitĂ© de la souverainetĂ© des États et la non-intervention dans les affaires d’autrui. La guerre est considĂ©rĂ©e par les États comme un recours possible, mais limitĂ© et rĂ©gulĂ© pour maintenir l’équilibre entre les puissances et prĂ©venir toute menace impĂ©riale. Dans ces conditions, la paix issue des traitĂ©s de Westphalie est une paix organisĂ©e et durable qui codifie les relations diplomatiques et les Ă©quilibres gĂ©opolitiques par une entente entre grandes puissances. Cet ordre westphalien »[39], fruit des traitĂ©s de MĂŒnster et d’OsnabrĂŒck, sera considĂ©rĂ© Ă  partir du XVIIIe siĂšcle comme un idĂ©al en matiĂšre de relations internationales. Ce sont les guerres rĂ©volutionnaires et impĂ©riales qui viennent rompre cet Ă©quilibre, que le CongrĂšs de Vienne s’efforce de rĂ©tablir en 1815 en instaurant le Concert europĂ©en »  et c’est Ă  cet Ă©quilibre que le traitĂ© de Versailles substitue en 1919, sous l’impulsion de W. Wilson, un nouveau paradigme, le principe de sĂ©curitĂ© collective, avec l’instauration de la SociĂ©tĂ© des Nations SDN[40]. B. Faire la paix par la sĂ©curitĂ© collective les actions de l’ONU sous les mandats de Kofi Annan 1997-2006 Cours + Jalon Doc1 Le rĂŽle de l’ONU- La Charte des Nations Unies, adoptĂ©e Ă  San Francisco le 26 juin 1945, prĂ©voit la construction d’un nouvel ordre mondial pour permettre le maintien de la paix[41]. Il s’agissait pour les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale d’organiser le monde d’aprĂšs-guerre autour des principes de la nouvelle organisation basĂ©e Ă  New York. AdoptĂ©e par 51 États, la Charte des Nations Unies dĂ©nonce le flĂ©au de la guerre » prĂ©ambule, et se donne pour objectif la paix et [la] sĂ©curitĂ© internationale »[42] -SĂ©curitĂ© collective. Vocabulaire sur des bases de solidaritĂ© internationale et sous la direction d’un organe exĂ©cutif, le Conseil de SĂ©curitĂ©, composĂ© de 15 membres dont 5 permanents avec droit de veto -Les institutions de l’ONU, Qui est Kofi Annan ? Biographie NĂ© au Ghana, il est le septiĂšme SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Organisation des Nations Unies le premier sorti des rangs du personnel. Il a entamĂ© son premier mandat le 1er janvier 1997 et le 29 juin 2001, sur recommandation du Conseil de sĂ©curitĂ©, l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale l’a réélu par acclamation pour un second mandat, commençant le 1er janvier 2002 et s’achevant au 31 dĂ©cembre 2006. Il s’est donnĂ© comme tĂąches prioritaires de revitaliser les Nations Unies par un programme complet de rĂ©formes, de renforcer l’action traditionnelle de l’ONU dans les domaines du dĂ©veloppement et du maintien de la paix et de la sĂ©curitĂ© internationales, de promouvoir le respect de la lĂ©galitĂ© et des valeurs universelles qui figurent dans la Charte des Nations Unies, et de rĂ©tablir la confiance de l’opinion publique dans l’Organisation en l’ouvrant Ă  de nouveaux partenaires et, selon ses propres termes, en rapprochant les Nations Unies des peuples »[43]. Son activitĂ© lui vaudra de recevoir le prix Nobel de la Paix en 2001. Recevant ce prix, cet homme d’abord considĂ©rĂ© comme l’homme des États-Unis » notamment par les Français, proclame que le seul chemin praticable vers la paix et la coopĂ©ration mondiales passait par l’ONU ».[44] Il meurt en 2018 Ă  GenĂšve aprĂšs avoir consacrĂ© sa vie Ă  la paix et au renforcement du rĂŽle de l’ONU, malgrĂ© des difficultĂ©s et des Ă©checs. Comment l’ONU s’engage-t-elle pour la paix sous le secrĂ©tariat de Kofi Annan 1997 Ă  2006 ? 1. Une ONU ambitieuse comme instrument de la paix sous Kofi Annan
 a. ƒuvrer pour la paix et la sĂ©curitĂ© collective par le multilatĂ©ralisme La paix par le droit » et par l’action collective[45] Des objectifs pour l’ONU- Créée dans un objectif de paix et de sĂ©curitĂ© internationale autour des principes des Droits de l’Homme, l’ONU tire sa lĂ©gitimitĂ© de l’adhĂ©sion de 193 États-membres et de l’implication des grandes puissances. Les articles 2 et 3 et le chapitre VI de la Charte prescrivent le rĂšglement pacifique des diffĂ©rends par voie de nĂ©gociation, d’enquĂȘte, de mĂ©diation, de conciliation, d’arbitrage, de rĂšglement judiciaire, de recours aux organismes ou accords rĂ©gionaux, ou par d’autres moyens pacifiques de leur choix » art Ainsi, la Charte a Ă©tĂ© pensĂ©e pour substituer le rĂšgne du droit Ă  celui de la force, grĂące Ă  la proclamation de rĂšgles et la mise en place d’institutions comme l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, le Conseil de SĂ©curitĂ© et la Cour Internationale de justice. Dans l’esprit de ses concepteurs et en particulier de Roosevelt, la rĂ©ponse Ă  la menace ou Ă  l’emploi de la force hors lĂ©gitime dĂ©fense implique une action collective » engageant l’organisation entiĂšre des Nations Unies. C’est le rĂŽle du Conseil de SĂ©curitĂ© les membres de l’organisation confĂšrent la responsabilitĂ© principale du maintien de la paix et de la sĂ©curitĂ© internationale, et reconnaissant qu’en s’acquittant des devoirs que lui impose cette responsabilitĂ© le Conseil de SĂ©curitĂ© agit en leur nom ». Les opĂ©rations de maintien de l’ordre dĂ©pendent donc des quinze membres du Conseil de SĂ©curitĂ© dont la rĂ©alitĂ© du pouvoir est entre les mains des cinq membres permanents avec droit de vĂ©to. Le bon fonctionnement de l’ONU repose donc sur le principe du multilatĂ©ralisme -Vocabulaire c’est-Ă -dire l’effacement des ambitions des États dans le cadre d’opĂ©rations internationales Cf. Kofi Annan, ci-aprĂšs. Or, la rĂ©alitĂ© des relations internationales et l’ambition des États ont souvent Ă©tĂ© un obstacle majeur Ă  cette ambition. Ainsi, depuis sa crĂ©ation, le scĂ©nario de rĂ©action collective et efficace » de l’Organisation n’est entrĂ© en jeu qu’à quatre reprises[46]. La paix par les opĂ©rations de maintien de l’ordre Depuis 1948, l’ONU a dĂ©ployĂ© 70 opĂ©rations de maintien de la paix[47] 57 depuis 1988 -Nombre d’opĂ©rations
 Ces opĂ©rations sont impulsĂ©es par le Conseil de SĂ©curitĂ©, budgĂ©tisĂ©es par l’AssemblĂ© GĂ©nĂ©rale, gĂ©rĂ©es par le SecrĂ©tariat et conduites par un reprĂ©sentant spĂ©cial de SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral sur le terrain. Le maintien de la paix est une technique conçue pour prĂ©server la paix, aussi fragile soit-elle, une fois que les combats ont cessĂ© et pour appuyer la mise en Ɠuvre des accords facilitĂ©s par ceux qui sont chargĂ©s du rĂ©tablissement de la paix. » Des centaines de milliers de militaires de l’ONU et de civils de plus de 120 pays ont participĂ© Ă  ces opĂ©rations[48]. Le Conseil de sĂ©curitĂ© s’efforce d’inscrire ses opĂ©rations dans la recherche d’une paix durable » sustainable peace, doctrine dĂ©veloppĂ©e particuliĂšrement depuis 2008 dans au moins 4 domaines essentiels la capacitĂ© de l’État Ă  assurer la sĂ©curitĂ© et l’ordre public, le respect des droits de l’Homme, la crĂ©ation d’institutions politiques permettant la participation, le redressement et le dĂ©veloppement Ă©conomique et social. ForgĂ©e par le philosophe Jean-François Revel en 1979, la notion de devoir d’ingĂ©rence » est popularisĂ©e dans les annĂ©es 1980 par le fondateur de MĂ©decins sans frontiĂšres, Bernard Kouchner, et le juriste Mario Bettati[49]. Peu Ă  peu, elle fait son chemin Ă  l’ONU, au motif que les crimes contre l’HumanitĂ© constituent des menaces pour la paix mondiale. b. Une ambition portĂ©e par Kofi Annan DĂšs son arrivĂ©e Ă  la tĂȘte de l’ONU, Kofi Annan, trĂšs marquĂ© par les Ă©checs de l’ONU face aux gĂ©nocides au Rwanda puis en ex-Yougoslavie[50], affiche une volontĂ© de redynamiser l’Organisation DĂšs 1997, il soutient l’établissement de la cour pĂ©nale internationale CPI, juridiction universelle permanente chargĂ©e de juger les personnes accusĂ©es de gĂ©nocide, de crimes contre l’humanitĂ©, de crime d’agression et de crime de guerre. La CPI est créée en 1998 et entre en vigueur en 2002, malgrĂ© les rĂ©ticences des États-Unis[51]. Juin 1998, Kofi Annan affirme que l’ONU est lĂ©gitime Ă  intervenir dans un État si ce dernier est incapable de protĂ©ger sa population, soutenant le principe du droit d’ingĂ©rence[52]. C’est en 2005, Ă  l’occasion du Sommet mondial organisĂ© par l’ONU, que Kofi Annan fait reconnaĂźtre le principe de la responsabilitĂ© de protĂ©ger » si un État manque Ă  assurer la protection de ses citoyens, il revient Ă  la communautĂ© internationale de la faire, donc Ă  l’ONU. En 2004, il charge des personnalitĂ©s de dresser un inventaire des menaces, dĂ©fis et changements liĂ©s Ă  la mondialisation, Un monde plus sĂ»r notre affaire Ă  tous », rapport important qui prĂ©conise des changements au niveau de chacun des organes principaux de l’ONU, Ă  commencer par le Conseil de sĂ©curitĂ©, issu du monde d’aprĂšs-guerre mais plus reprĂ©sentatif de celui du XXIĂšme siĂšcle et notamment de la montĂ©e en puissance du Sud. Face Ă  l’échec des mesures coercitives dans des conflits asymĂ©triques ou des guerres civiles, Kofi Annan multiplie les processus de mĂ©diations et des mesures de consolidations de la paix par des moyens non exclusivement militaires. Pour cela, l’ONU s’ouvre Ă  une sĂ©rie de partenaires rĂ©gionaux UE, Alliance africaine
, mondiaux entreprises, ONG
. Les missions de mĂ©diations montent ainsi en puissance et entraĂźnent la diversification de ses mĂ©diateurs[53] personnalitĂ©s Jimmy Carter, États neutres Suisse ; SuĂšde placĂ©s sous l’autoritĂ© du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral en tant que reprĂ©sentant spĂ©cial. En 2002, il fait publier Renforcer l’ONU un programme pour aller plus loin dans le changement»[54]. En 2005, Kofi Annan obtient la crĂ©ation de la commission de consolidation de la paix » Peacebuilding commission, chargĂ©e d'aider les pays sortant d'un conflit Ă  gĂ©rer leur transition, car au-delĂ  de la paix il s’agit d’accompagner sur le long terme le pays[55]. Kofi Annan a donc Ă©tĂ© un secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral ambitieux pour son organisation, mais la complexitĂ© du monde post-guerre froide, les ambitions et la realpolitik des États n’ont pas permis au secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral d’aller jusqu’au bout de son ambition. Il sera de mĂȘme affaibli par le scandale PĂ©trole contre nourriture » qui touchera directement son fils Kojo Annan et par les conclusions du rapport montrant que le programme a occasionnĂ© des dizaines de millions de dollars de perte Ă  l’ONU[56]. 2. 
mais qui se heurte Ă  la rĂ©alitĂ© des relations internationales et Ă  la politique des États Mais que fait l’ONU ? » Cette question revient souvent pour dĂ©noncer le fait que tandis que des conflits font rage, l’organisation mondiale semble impuissante. a. Quels moyens matĂ©riels ? Les Ă©checs rwandais et yougoslave ont profondĂ©ment marquĂ© le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral qui a eu la volontĂ© de multiplier les interventions de l’ONU et des casques bleus Une multiplication des actions de l’ONU et de les rendre plus efficaces. Or Les interventions sont coĂ»teuses, d’autant plus que certaines missions d’observations et de maintien de la paix tendent Ă  s’éterniser[57]. Tous les États Membres de l’Organisation sont juridiquement tenus de s’acquitter de leur part des dĂ©penses article 17 de la Charte[58] et les coĂ»ts sont rĂ©partis selon un barĂšme complexe qui tient compte de la richesse relative des États et de leur Ă©ventuelle appartenance au Conseil de sĂ©curitĂ©. Mais certains États, au premier rang desquels les États-Unis, cherchent Ă  faire baisser leur contribution au budget de l’ONU, rendant encore plus difficile l’efficacitĂ© des opĂ©rations de maintien de la paix. L’ONU pĂątit de l’absence d’une armĂ©e permanente envisagĂ©e un temps par Kofi Annan et la nĂ©cessitĂ© de reposer sur la bonne volontĂ© des États membres chaque pays met Ă  disposition le nombre d’hommes de son choix et les rĂ©munĂšre Ă  sa guise. b. Quelle lĂ©gitimitĂ© ? Les interventions onusiennes, au nom de la protection des droits de l’Homme et des populations peut paraĂźtre illicite aux yeux de certains -Points de vue Grand oral » PlutĂŽt que d’ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un progrĂšs dans l’histoire des relations internationales, cette rĂ©fĂ©rence Ă  la sĂ©curitĂ© collective est parfois vue comme une rhĂ©torique destinĂ©e Ă  manipuler les opinions mondiales et justifier certaines interventions[59]. Cet interventionnisme a suscitĂ© des critiques de la part de ceux qui observaient que les cibles de ces actions Ă©taient les opposants du monde occidental, entraĂźnant la rĂ©sistance d’une partie des populations locales, qui y voient une nouvelle forme de tutelle des grandes puissances. c. Une organisation figĂ©e dans son immobilisme, impossible Ă  rĂ©former ? La composition du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU porte en elle les germes de l’immobilisme du fait du droit de vĂ©to dont disposent les membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ©. L’application des rĂ©solutions dĂ©pend donc des alliances et des intĂ©rĂȘts des grandes puissances ainsi, les rĂ©solutions sanctionnant l’État d’IsraĂ«l sont le plus souvent bloquĂ©es par les États-Unis, alors que Russie et Chine s’entĂȘtent Ă  protĂ©ger des rĂ©gimes autoritaires comme la Syrie. Pour y remĂ©dier, on Ă©voque de maniĂšre rĂ©currente une rĂ©forme du Conseil de SĂ©curitĂ©. Ainsi, l’ancien ministre français des Affaires Ă©trangĂšres Hubert VĂ©drine envisageait 2003 un Ă©largissement Ă  six nouveaux permanents Allemagne, Japon, Inde, un pays latino-amĂ©ricain, un africain et un arabe » et l’encadrement et l’autolimitation du droit de vĂ©to. Mais, beaucoup estiment qu’ aucun pays membre permanent n’acceptera de se voir amputer de ce droit » et qu’ il y a peu de chance d’assister Ă  une rĂ©forme de l’intĂ©rieur de l’ONU » Rony Bauman, ancien prĂ©sident de l’ONG MĂ©decins sans frontiĂšres. d. L’ONU, impuissante face aux puissances ? À aucun moment, les grandes puissances ne semblent dĂ©sireuses de s’effacer derriĂšre l’ONU leurs actions demeurant guidĂ©es par la dĂ©fense de leurs propres intĂ©rĂȘts[60], ils cherchent souvent Ă  se soustraire aux contraintes supranationales -SupranationalitĂ©. Vocabulaire L’exemple le plus frappant de cette dĂ©rive reste l’intervention unilatĂ©rale -unilatĂ©ralisme. Vocabulaire en Irak des États-Unis en 2003, sans autorisation du Conseil de sĂ©curitĂ© et face surtout Ă  l’opposition d’autres membres permanents menĂ©s par le ministre français des Affaires Ă©trangĂšres Dominique de Villepin Une action diplomatique de l’ONU
 + L’impuissance de l’ONU. Pour beaucoup, cette intervention marque la mort des Nations Unies face Ă  l’hĂ©gĂ©monie amĂ©ricaine. Kofi Annan, aprĂšs avoir cherchĂ© dĂ©sespĂ©rĂ©ment Ă  empĂȘcher la guerre en Irak sans l’aval de l’ONU, n’hĂ©site pas Ă  qualifier la guerre des États-Unis en Irak d’ illĂ©gale » lors d’une interview Ă  la BBC en septembre 2004 -prise de position courageuse qui lui a valu l’estime de nombreux pays dont il Ă©tait devenu le porte-parole. Le fiasco irakien, comme l’avait d’ailleurs prĂ©dit Dominique de Villepin, amĂšne au chaos et Ă  l’émergence de Daech[62]. Conclusion Issu des rangs de l’ONU, Ă©lu difficilement pour son premier mandat mais par acclamations pour le second, Kofi Annan n’a eu de cesse de rendre Ă  l’Organisation des Nations Unies son ambition et sa force. Il a ƓuvrĂ© toute sa vie pour rendre l’ONU plus forte et plus efficace en lançant des tentatives de rĂ©formes ambitieuses. Au-delĂ  d’un simple retour Ă  la paix et Ă  une sĂ©curitĂ© collective, il ne concevait pas l’action de son organisation comme un acteur passif de simples rĂ©tablissements des cessez-le-feu mais au contraire comme un instrument de la paix derriĂšre lequel se rangeraient tous les États du monde, grandes puissances comprises, car pour lui le seul chemin praticable vers la paix et la coopĂ©ration mondiales passait par l’ONU » Mais la rĂ©alitĂ© des relations internationales et l’intĂ©rĂȘt des grandes puissances, en premier lieu les États-Unis, n’auront pas permis au secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de voir ses grandes ambitions mises en application, pas plus qu’elles n’auront empĂȘchĂ© la guerre en Irak et le fiasco qui a suivi. Kofi Annan fut un diplomate, un homme de paix mais un homme traumatisĂ© par les Ă©checs de l’ONU. Pour lui, si l’ONU n’est pas aussi unie qu’elle devrait l’ĂȘtre, c’est parce qu’elle reflĂšte le monde dans lequel nous vivons ».[63] Conclusion Axe 2 RĂ©visions Sujets bac III. Le Moyen-Orient conflits rĂ©gionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux Ă©tatiques et non Ă©tatiques objet de travail conclusif Le thĂšme 2 vise Ă  comprendre les logiques des affrontements armĂ©s et Ă  Ă©tudier les modalitĂ©s de construction de la paix. Le premier axe a montrĂ© la dimension politique de la guerre, en abordant en premier lieu la question des guerres inter-Ă©tatiques dans une approche clausewitzienne oĂč l'État a le monopole de la guerre. Cette approche a ensuite Ă©tĂ© discutĂ©e dans le contexte contemporain des guerres irrĂ©guliĂšres menĂ©es par des mouvances islamistes Ă  partir du Moyen Orient, et des conflits asymĂ©triques qu’elles ont suscitĂ©s. Ces deux notions de guerre interĂ©tatique et de conflit asymĂ©trique vont ĂȘtre rĂ©investies dans cet objet de travail conclusif consacrĂ© au conflit israĂ©lo-arabe et israĂ©lo-palestinien, puis aux guerres du Golfe. Le second axe a montrĂ© comment la guerre, paradoxalement, se fixait comme objectif premier la paix. La paix n'est pas conçue comme le retour Ă  un ordre ancien, mais plutĂŽt comme l'imposition d'un nouvel ordre dont les fondements, pour ĂȘtre stables, doivent ĂȘtre partagĂ©s par les vainqueurs et les vaincus du conflit -comme avec les traitĂ©s de Westphalie en 1648. À partir de 1945, ce sont les Nations Unies qui ont pour mission d'assurer la sĂ©curitĂ© collective internationale. L'objet de travail conclusif doit donc rĂ©investir Ă  la fois la notion de traitĂ© de paix international, et celle de sĂ©curitĂ© collective. Cartes Les lignes de fracture au Moyen-Orient- Le Moyen Orient est un lieu Ă©minemment stratĂ©gique, Ă  la fois par sa position gĂ©ographique, ses ressources naturelles et ses lieux symboliques. Cet espace, riche en hydrocarbures et abritant une mosaĂŻque de peuples et de religions, a Ă©tĂ© marquĂ© par la domination ottomane puis franco-britannique, avant de connaĂźtre l'Ă©mergence d'États indĂ©pendants, dont certains ont pu aspirer ou accĂ©der au rĂŽle de puissances rĂ©gionales, sous le pouvoir de dirigeants nationalistes autoritaires ou de monarques Ă  poigne, dans un contexte de guerre froide monde bipolaire, puis post-guerre froide monde multipolaire ou apolaire ». Cours Les multiples facteurs de conflictualitĂ© au Moyen-Orient- Le Moyen-Orient a donc Ă©tĂ© le théùtre de multiples conflits rĂ©gionaux, impliquant des acteurs internationaux Ă©tatiques et non-Ă©tatiques agissant Ă  diffĂ©rentes Ă©chelles pour prendre parti ou Ɠuvrer Ă  la solution du conflit. Comment expliquer la densitĂ© de conflits qui caractĂ©rise cette rĂ©gion et la difficultĂ© Ă  les rĂ©sorber ? A. Du conflit israĂ©lo-arabe au conflit israĂ©lo-palestinien les tentatives de rĂ©solution, de la crĂ©ation de l’État d’IsraĂ«l Ă  nos jours Cours I. Deux peuples pour une terre la question palestinienne + Jalon A. La difficile rĂ©solution du conflit israĂ©lo-arabe 1. Le conflit israĂ©lo-arabe Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la question de la Palestine se pose avec une acuitĂ© nouvelle. À la suite du gĂ©nocide des Juifs d'Europe, une solution palestinienne est de plus en plus souhaitĂ©e par les États-Unis pour envisager l’avenir des rescapĂ©s des camps, au moment oĂč la Grande-Bretagne vit une fin de mandat SDN difficile. En effet, la Grande-Bretagne maintient sur la Palestine une domination de type colonial sans parvenir Ă  trouver un accord entre Juifs et Arabes. Dans ces conditions, les uns comme les autres se radicalisent CĂŽtĂ© arabe, la rĂ©pression du soulĂšvement des annĂ©es 1930[64] a disloquĂ© la classe politique, laissant le terrain Ă  des groupes plus radicaux. CĂŽtĂ© sioniste -Vocabulaire le mouvement est de plus en plus dominĂ© par l'action des groupes armĂ©s, comme l'Irgoun et le groupe Stern. Dans l’impasse, les Britanniques maintiennent les mesures de contingentement de l'immigration juive, s’opposant aux communautĂ©s juives et aux mouvements sionistes. Mais Londres n’a plus les moyens de mener une politique indĂ©pendante et ses orientations sont dĂ©sormais tributaires des États-Unis. Or, aux États-Unis, le nouveau prĂ©sident, Harry Truman[65], multiplie les dĂ©clarations publiques en faveur de la cause sioniste. Comme il n'est pas question d'ouvrir le territoire amĂ©ricain Ă  l'Ă©migration des Juifs d'Europe, et comme Truman compte sur le soutien de l'Ă©lectorat juif lors des Ă©lections de 1948, il prend parti pour un État juif en Palestine, malgrĂ© la rĂ©sistance d’une partie de son administration[66]. En Palestine, les organisations sionistes extrĂ©mistes intensifient leur action. Le 22 juillet 1946, l’Irgoun fait sauter une partie du quartier gĂ©nĂ©ral de l'armĂ©e britannique Ă  l'hĂŽtel King David de JĂ©rusalem, faisant 92 morts. La violence s'installe entre les Britanniques et la population juive. Le Royaume-Uni, estimant qu’il n'a plus les moyens de maintenir sa prĂ©sence[67], dĂ©cide de transmettre la gestion du dossier palestinien aux Nations unies 18 fĂ©vrier 1947. Le 28 avril 1947, une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale extraordinaire de l'ONU dĂ©cide de la crĂ©ation d'une commission d'enquĂȘte, l'UNSCOP, chargĂ©e d'Ă©laborer un rapport en vue d’un vote des États-membres. Remis le 31 aoĂ»t, le rapport propose l’abolition du Mandat et un partage de la Palestine en trois États un État arabe et un État juif, qui accĂ©deraient Ă  l'indĂ©pendance dans un dĂ©lai de deux ans, et un État de JĂ©rusalem sous tutelle internationale Le plan de partage de 1947. L’URSS comme les États-Unis cautionnent le plan[68], qui est finalement approuvĂ© le 29 novembre 1947 par la recommandation n°181 de l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies[69]. La Grande-Bretagne dĂ©cide alors d'Ă©vacuer unilatĂ©ralement la Palestine, sans procĂ©dure de transfert de pouvoirs[70]. L'Agence juive accepte le plan de partage, tandis que les Arabes palestiniens le refusent avec le soutien de la Ligue des État arabes. Ils dĂ©noncent le partage comme une violation du droit Ă  l'autodĂ©termination. Des violences Ă©clatent aussitĂŽt attaque des quartiers juifs, reprĂ©sailles des groupes sionistes radicaux, tandis que les autoritĂ©s britanniques laissent le pays s'enfoncer dans la guerre civile. a. La premiĂšre guerre israĂ©lo-arabe 1948-1949[71] La guerre civile palestinienne Les forces sionistes sont plus nombreuses, mieux Ă©quipĂ©es et mieux organisĂ©es que les forces arabes palestiniennes. Outre l’Irgoun et le groupe Stern, rompus aux actions de guĂ©rilla, les sionistes peuvent compter sur la lĂ©gion juive, formĂ©e durant la guerre, et sur la Haganah, force rĂ©guliĂšre juive en Palestine. Le plan Dalet vise l'Ă©limination des forces hostiles prĂ©sentes dans la partie juive et dans les zones connexes de la partie arabe. DĂ©clenchĂ© en avril 1948, il se traduit par la destruction de nombreux villages arabes et l'expulsion de leurs populations, voire leur Ă©limination[72]. Le conflit La proclamation de l’État d’IsraĂ«l- Le 14 mai 1948, l'État d'IsraĂ«l est officiellement proclamĂ© par David Ben Gourion, sans limite territoriale prĂ©cise. L’Égypte, la Syrie, la Jordanie, le Liban et l'Irak lui dĂ©clarent aussitĂŽt la guerre. Les forces arabes comptent 24 000 hommes, contre 30 000 IsraĂ©liens. L'ONU envoie un mĂ©diateur suĂ©dois chargĂ© de rĂ©tablir la paix, le comte Bernadotte. Il obtient un cessez-le-feu effectif le 11 juin 1948, mais les deux plans de paix qu’il propose sont refusĂ©s par les belligĂ©rants. Les armĂ©es arabes rompent la trĂȘve le 8 juillet, mais la supĂ©rioritĂ© matĂ©rielle de Tsahal est dĂ©sormais Ă©crasante, notamment avec l'apparition de l'aviation[73] les armĂ©es arabes sont repoussĂ©es. Une paix impossible les armistices de Rhodes et la commission de conciliation 1948-1949 Les nĂ©gociations bilatĂ©rales IsraĂ«l-Égypte, IsraĂ«l-Syrie, etc. qui dĂ©butent Ă  Rhodes durant l'automne 1948 aboutissent Ă  quatre armistices distincts. La commission de conciliation de l'ONU dĂ©cide, en marge de ces nĂ©gociations, de rĂ©unir les diffĂ©rentes parties Ă  Lausanne, pour traiter de la question des rĂ©fugiĂ©s arabes palestiniens la mise en Ɠuvre du plan Dalet et la guerre ont provoquĂ© l’exil de 800 000 Arabes palestiniens[74], pour lesquels l’ONU crĂ©e l’UNRWA -Vocabulaire mais aussi des modifications territoriales. Par exemple, la commission de conciliation propose, en aoĂ»t 1949, la division de JĂ©rusalem en deux zones dĂ©militarisĂ©es et un contrĂŽle international sur les affaires communes. Le projet est immĂ©diatement refusĂ© par IsraĂ«l et la Transjordanie, qui annexe la Cisjordanie et JĂ©rusalem-Est[75]. AprĂšs la guerre de 1948- IsraĂ«l considĂšre que son territoire comporte dĂ©sormais les conquĂȘtes de la guerre. Dans ces conditions, la confĂ©rence de Lausanne s'achĂšve sur un Ă©chec. b. L’évolution du conflit israĂ©lo-arabe 1949-1967 La poursuite des tensions Les lignes d'armistice sont contestĂ©es. Cette guerre des frontiĂšres » oppose Ă©galement IsraĂ«l Ă  la Syrie et Ă  la Jordanie La Syrie l'enjeu principal de l'affrontement permanent entre IsraĂ«l et la Syrie est la possession des eaux de la rĂ©gion, essentiellement celles du Jourdain[76]. La Jordanie la tension se cristallise sur les nombreuses tentatives palestiniennes d'infiltration, durement rĂ©primĂ©es par IsraĂ«l. Par ailleurs, un contentieux oppose IsraĂ«l et l’Égypte sur le golfe d’Akaba et sur le canal de Suez, oĂč l’Égypte impose un embargo sur la navigation commerciale israĂ©lienne. La crise de Suez 1956[77] À la tĂȘte de l’Égypte depuis 1954, Gamal Abdel Nasser[78], dĂ©sireux de moderniser son Ă©conomie, projette la construction d’un barrage sur le Nil, Ă  Assouan. Il sollicite l’aide financiĂšre des puissances occidentales, sans succĂšs[79]. En rĂ©ponse, Nasser nationalise la Compagnie du canal de Suez, afin que les revenus du canal financent le barrage d'Assouan[80]. Une confĂ©rence des usagers du canal, rĂ©unie Ă  Londres le 16 aoĂ»t 1956[81], adopte un projet d'internationalisation du canal sous l’autoritĂ© des Nations unies, rejetĂ© par Nasser. Pendant ce temps, les Britanniques prĂ©parent avec la France une opĂ©ration militaire contre l'Égypte, prĂ©lude Ă  une reprise en main de la rĂ©gion. Ben Gourion accepte de participer il est convenu que les forces israĂ©liennes attaqueront les premiĂšres l'Égypte, et que Français et Britanniques dĂ©barqueront au prĂ©texte d’imposer un cessez-le-feu. Le plan mousquetaire » prĂ©voit un dĂ©barquement puis une marche sur Le Caire pour renverser le rĂ©gime et rĂ©occuper le canal. L'attaque israĂ©lienne commence le 29 octobre 1956. Le lendemain, Français et Britanniques envoient leur ultimatum aux belligĂ©rants. Le 2 novembre, l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l'ONU vote une rĂ©solution exigeant l'arrĂȘt des combats et le retrait des forces israĂ©liennes du SinaĂŻ. Le 4 novembre, l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale dĂ©cide la constitution d'une force internationale d'interposition, rendant l'intervention franco-britannique sans objet... Mais le 5 novembre, des troupes parachutĂ©es s'emparent de Port-SaĂŻd et marchent vers le canal. La pression exercĂ©e par les États-Unis menaces sur l’accĂšs au pĂ©trole et sur la livre sterling et l’Union soviĂ©tique menace de recourir Ă  l'arme nuclĂ©aire aboutit au retrait franco-britannique 6 novembre. C'est une victoire politique pour Nasser, mais la crise de Suez reprĂ©sente surtout la fin de la prĂ©sence franco-britannique dans l'Orient arabe, et consacre la montĂ©e en force des AmĂ©ricains et des SoviĂ©tiques dans la rĂ©gion. La confrontation entre les deux grands commence alors au Moyen-Orient, qui tourne la page des dominations coloniales et entre en guerre froide. c. La guerre des Six jours 5-10 juin 1967 et ses consĂ©quences Vers le conflit À la veille de la guerre des Six jours, le fait le plus marquant est la division politique de l'Orient arabe, oĂč l’influence de Nasser est combattue l'Arabie saoudite, chef de file des pays conservateurs proches des États-Unis. Pour la Syrie baasiste, le combat contre IsraĂ«l est associĂ© Ă  celui contre l'impĂ©rialisme occidental et contre les rĂ©gimes arabes conservateurs. Soutenue par l’Union soviĂ©tique, la Syrie prĂŽne la guerre populaire, sur l'exemple de l'AlgĂ©rie ou du Vietnam, pour libĂ©rer la Palestine, mais aussi pour renverser les rĂ©gimes rĂ©actionnaires » Jordanie, Arabie saoudite
. Dans ce contexte, quand IsraĂ«l obtient le soutien militaire amĂ©ricain[82], Nasser devient plus dĂ©pendant de l'aide soviĂ©tique, accordĂ©e en Ă©change de facilitĂ©s navales Ă  la flotte soviĂ©tique[83]. Le 15 mai, Nasser dĂ©ploie l'armĂ©e Ă©gyptienne dans le SinaĂŻ, puis obtient le lendemain le retrait des forces onusiennes de Gaza et de la rĂ©gion du golfe d'Akaba. Le 18 mai, IsraĂ«l mobilise. Le 1er juin, la Jordanie signe un pacte de dĂ©fense commune avec l'Égypte[84], rejoint par l’Irak le 4 juin. Les opĂ©rations militaires Le 5 juin 1967, l'aviation israĂ©lienne dĂ©truit en quelques minutes l’aviation Ă©gyptienne. L'armĂ©e israĂ©lienne envahit le SinaĂŻ et atteint le canal le 8 juin. À la suite de cette dĂ©route[85], Nasser annonce sa dĂ©mission 9 juin, avant d’accepter de revenir au pouvoir[86]. CĂŽtĂ© jordanien, le potentiel aĂ©rien est aussitĂŽt dĂ©truit par l'aviation israĂ©lienne 5 juin. L'offensive israĂ©lienne se concentre sur JĂ©rusalem et le nord de la Cisjordanie, avec un appui aĂ©rien dĂ©cisif. Le 6 juin au soir, Hussein ordonne le repli de son armĂ©e Ă  l'est du Jourdain. Les forces israĂ©liennes occupent JĂ©rusalem-Est et l'ensemble de la Cisjordanie[87]. DĂšs le 5 juin, l'aviation israĂ©lienne attaque les installations aĂ©riennes syriennes. La conquĂȘte du plateau du Golan commence 120 000 Syriens fuient ou en sont expulsĂ©s dans les six mois qui suivent. Les consĂ©quences du conflit AprĂšs la guerre des Six-jours- Le 27 juin 1967, la partie est de JĂ©rusalem est annexĂ©e Ă  l'État hĂ©breu. IsraĂ«l considĂšre que JĂ©rusalem-est, la Cisjordanie, la bande de Gaza, le Golan sont dĂ©finitivement acquis, et certains responsables estiment mĂȘme que le SinaĂŻ doit ĂȘtre Ă©galement intĂ©grĂ© Ă  IsraĂ«l. Le 22 novembre 1967, les membres du Conseil de sĂ©curitĂ© adoptent la rĂ©solution 242. Celle-ci demande le retrait des forces armĂ©es israĂ©liennes des territoires occupĂ©s » -Vocabulaire la cessation de l'Ă©tat de belligĂ©rance entre IsraĂ«l et les Arabes, le respect et la reconnaissance de l'intĂ©gritĂ© territoriale de tous les États de la rĂ©gion. Elle rappelle la libertĂ© de navigation sur les voies d'eau internationales et demande le rĂšglement de la question des rĂ©fugiĂ©s. L'Égypte, le Liban et la Jordanie acceptent la rĂ©solution pas la Syrie. IsraĂ«l soutient de son cĂŽtĂ© que la rĂ©solution 242 demande le retrait israĂ©lien de territoires occupĂ©s » et non des territoires occupĂ©s » Une situation bloquĂ©e. d. La guerre d’octobre 1973 DĂšs 1968, l'Égypte entreprend son rĂ©armement avec du matĂ©riel soviĂ©tique. Tandis qu’IsraĂ«l consolide sa ligne de position devant le canal ligne Bar Lev », Nasser met en place le plan granit » 1969, destinĂ© Ă  neutraliser l'aviation israĂ©lienne pour reconquĂ©rir le SinaĂŻ. À partir de 1970, IsraĂ«l multiplie les bombardements stratĂ©giques sur l’Égypte, auxquels seule l’apparition d'avions pilotĂ©s par des SoviĂ©tiques mettra un terme. Cette guerre d'usure a fait autant de victimes que la guerre de 1967. A. Sadate[88] et H. el Assad adoptent un plan contre IsraĂ«l. Le 6 octobre 1973[89], l’armĂ©e Ă©gyptienne franchit le canal, et attaque la ligne Bar Lev. L’aviation israĂ©lienne est repoussĂ©e par les batteries anti-aĂ©riennes Ă©gyptiennes. Sur le Golan, l'armĂ©e syrienne lance une offensive et inflige de lourdes pertes Ă  l’aviation israĂ©lienne. La ligne de dĂ©fense israĂ©lienne est au bord de l'effondrement, puis se rĂ©tablit le 13 octobre 1973, les Syriens sont repoussĂ©s. IsraĂ«l obtient des États-Unis de nouvelles fournitures de matĂ©riel pont aĂ©rien Ă©tabli le 14 octobre, qui lui permettent de repousser l’armĂ©e Ă©gyptienne sur le canal, et Ariel Sharon, commandant des forces israĂ©liennes, tente alors de l’encercler. L'URSS organise Ă  son tour des ponts aĂ©riens avec la Syrie et l'Égypte, et se prĂ©pare Ă  intervenir directement. Les nĂ©gociations soviĂ©to-amĂ©ricaines qui s'ouvrent le 20 octobre Ă  Moscou aboutissent le 22 Ă  la rĂ©solution 338 du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies cessez-le-feu immĂ©diat, application de la rĂ©solution 242, ouverture de nĂ©gociations entre les parties. e. Camp David Les nĂ©gociations d'aprĂšs-guerre Une nĂ©gociation gĂ©nĂ©rale s'ouvre en dĂ©cembre 1973 Ă  GenĂšve, sous une coprĂ©sidence amĂ©ricano-soviĂ©tique. Mais Kissinger, le secrĂ©taire d’État du prĂ©sident Nixon 1969-1974, parvient Ă  Ă©tablir entre IsraĂ«l et les États arabes une mĂ©diation se passant des SoviĂ©tiques. Il renonce Ă  un accord global, privilĂ©giant un rapprochement progressif des positions par la politique des petits pas » En janvier 1974 un accord israĂ©lo-Ă©gyptien[90] dĂ©cide du retrait des forces israĂ©liennes Ă  20 kilomĂštres du canal. Entre les deux armĂ©es, une zone tampon est occupĂ©e par la FUNU. La question du Golan est plus dĂ©licate, car IsraĂ«l y a multipliĂ© les colonies et entend annexer une grande partie de ce territoire. Fin mai nĂ©anmoins, un accord syro-israĂ©lien est signĂ©. Refusant toute reprĂ©sentativitĂ© aux Palestiniens, Kissinger se montre favorable Ă  un retrait israĂ©lien de la Cisjordanie au profit de la Jordanie, mais l'État hĂ©breu s'y oppose[91]. Les accords de Camp David Les responsables israĂ©liens sont disposĂ©s Ă  se retirer du SinaĂŻ, en Ă©change d'une dĂ©claration de non-belligĂ©rance de l'Égypte. De son cĂŽtĂ©, Sadate se dit prĂȘt Ă  nĂ©gocier un accord sĂ©parĂ© avec IsraĂ«l. Le 4 septembre 1975, par l'accord SinaĂŻ II », IsraĂ«l et l'Égypte s'engagent Ă  rĂ©gler leurs diffĂ©rends par des moyens pacifiques. C’est dans ce contexte que la nouvelle administration Carter, arrivĂ©e au pouvoir aux États-Unis en 1976, relance la confĂ©rence de GenĂšve fĂ©vrier 1977. Pour Carter, Ă  l’opposĂ© des petits pas » de Kissinger, les nĂ©gociations doivent impliquer IsraĂ«l, l’Égypte et la Jordanie, et porter sur trois points la paix, les frontiĂšres et le sort des rĂ©fugiĂ©s. Le 19 novembre, Sadate se rend Ă  JĂ©rusalem et s’exprime devant le Parlement israĂ©lien -Sujet bac oĂč il exprime son dĂ©sir de paix et dĂ©fend les droits des Palestiniens. Les accords conclus dans la foulĂ©e Ă  Camp David 5-17 septembre 1978 L’Égypte fait la paix avec IsraĂ«l en 1978 conservent la rĂ©solution 242 comme cadre de rĂ©fĂ©rence des nĂ©gociations et comportent deux parties 1 le cadre pour la paix au Moyen-Orient » concerne la Cisjordanie et la Bande de Gaza ; 2 le cadre pour un traitĂ© de paix israĂ©lo-Ă©gyptien ». IsraĂ«l, officiellement reconnu par l'Égypte, se retire du SinaĂŻ et obtient la libertĂ© de navigation dans le canal de Suez. Pour la Cisjordanie et Gaza, IsraĂ«l accepte l'instauration d'une autoritĂ© autonome » arabe Ă©lue dans les territoires, associant la Jordanie... Mais comme en mĂȘme temps, M. Begin[92] relance la politique de colonisation juive Ă  Gaza et en Cisjordanie, l’application de l'accord se limite aux aspects strictement israĂ©lo-Ă©gyptiens, au dĂ©triment de la question des territoires occupĂ©s. Le 26 mars 1979, le traitĂ© de paix israĂ©lo-Ă©gyptien est signĂ© Ă  Washington. C’est un indĂ©niable succĂšs, mais il demeure partiel les pourparlers sur l'autonomie palestinienne reprennent le 29 mai 1979, puis s’interrompent le 30 juillet 1980, quand le Parlement israĂ©lien vote l'annexion de JĂ©rusalem-Est. Conclusion entre tensions et normalisation Dans le monde arabe, la condamnation de l'Égypte est unanime. Le IXe sommet arabe Ă  Bagdad, en l'absence de l'Égypte, rejette Ă  l’unanimitĂ© les accords de Camp David. DĂšs lors, la normalisation des relations israĂ©lo-arabes se fera trĂšs progressivement, essentiellement aprĂšs la premiĂšre guerre du Golfe 1990-1991 et les accords d’Oslo 1993. Le Maroc, puis la Tunisie dĂ©cident en 1994 d'Ă©tablir des relations diplomatiques avec IsraĂ«l, tandis que les pays du Golfe lĂšvent partiellement le boycott Ă©conomique sur l'État hĂ©breu et que la Jordanie signe Ă  son tour un accord de paix avec IsraĂ«l 1994. Depuis le dĂ©but des annĂ©es 1990, IsraĂ«l ne craint plus d’offensives militaires de la part de ses voisins immĂ©diats. En 2018, alors qu’une forte tension oppose IsraĂ«l et l’Arabie saoudite Ă  l’Iran, certaines monarchies du Golfe normalisent leurs relations avec JĂ©rusalem pour renforcer leur alliance tacite contre TĂ©hĂ©ran[93], sous le patronage du prĂ©sident Trump. La guerre civile syrienne a Ă©galement brouillĂ© les cartes, provoquant l’intervention directe de l’Iran, de la Russie, de la Turquie et des États-Unis en Syrie. À bien des Ă©gards, le conflit israĂ©lo-arabe s’est transformĂ© en un affrontement israĂ©lo-iranien et un grand jeu rĂ©gional impliquant Arabes, IsraĂ©liens, Turcs, Iraniens, Kurdes, Occidentaux et Russes, sous l’Ɠil intĂ©ressĂ© des Chinois. Les Palestiniens font figure de grands perdants de cette recomposition gĂ©opolitique. 2. Le conflit israĂ©lo-palestinien Jalon Le processus de paix israĂ©lo-palestinien a. Le conflit israĂ©lo-palestinien avant Camp David L'Ă©mergence politique des Palestiniens aprĂšs la premiĂšre guerre israĂ©lo-arabe LassĂ©e de voir les États arabes instrumentaliser la question de Palestine Ă  leur profit, la gĂ©nĂ©ration palestinienne des camps de rĂ©fugiĂ©s a tendance Ă  se dĂ©tacher du panarabisme et du nassĂ©risme. C'est le cas de Yasser Arafat, ancien responsable de l'Organisation des Ă©tudiants palestiniens en Égypte. Il fonde en 1959, Ă  KoweĂŻt, le Mouvement de libĂ©ration de la Palestine, le Fatah ouverture. Le slogan du Fatah est l'unitĂ© arabe passe par la libĂ©ration de la Palestine » -slogan exactement inverse de celui du baasisme et du nassĂ©risme. Nasser peine Ă  canaliser l'affirmation de la personnalitĂ© palestinienne. Il dĂ©cide la crĂ©ation 1963 d'une Organisation de libĂ©ration de la Palestine OLP -Vocabulaire sous la direction d’Ahmad Shuqayri. En 1964, le premier CongrĂšs national palestinien CNP adopte la premiĂšre charte palestinienne. L'article 1 de la charte affirme que la Palestine est une terre arabe unie par des liens nationaux Ă©troits aux autres pays arabes. Ensemble, ils forment la grande nation arabe » l'OLP est panarabiste et proche de Nasser. Yasser Arafat affiche son opposition en se rendant Ă  Alger et obtient l'aide de Ben Bella pour mener des actions de guĂ©rilla contre IsraĂ«l. Une organisation est créée Ă  Beyrouth, al-Asifa la tempĂȘte, branche militaire du Fatah, qui mĂšne des opĂ©rations armĂ©es contre IsraĂ«l dĂšs la fin 1964[94]. Les consĂ©quences de la guerre des six jours PeuplĂ©s d'un peu plus d'un million d'Arabes dont la moitiĂ© sont des rĂ©fugiĂ©s de 1948, les territoires occupĂ©s Cisjordanie, JĂ©rusalem Est et Gaza -Vocabulaire aprĂšs la guerre des six jours sont conçus, sur le plan militaire, comme des zones tampons. IsraĂ«l favorise l'intĂ©gration Ă©conomique des territoires occupĂ©s ainsi, la main-d'Ɠuvre arabe est autorisĂ©e Ă  venir travailler en IsraĂ«l. Les mouvements de rĂ©sistance recrutent essentiellement dans les camps des pays voisins, mais la rĂ©sistance palestinienne cherche Ă  s'implanter dans les territoires occupĂ©s, mais elle est mise en Ă©chec par la rĂ©pression arrestations, couvre-feux, destructions d'habitations
 israĂ©lienne. En 1968, les organisations de rĂ©sistance entrent dans l'OLP. Les termes de la Charte de 1964 se durcissent[95] La Charte de l’OLP 1968. Sous l’impulsion de Yasser Arafat, devenu prĂ©sident de I'OLP en fĂ©vrier 1969, l'organisation dĂ©veloppe un ensemble de services civils santĂ©, enseignement, finances, verse des pensions aux familles des martyrs ». FinancĂ©e par les Palestiniens de la diaspora et par les pĂ©tromonarchies -Vocabulaire l’OLP se rapproche de la forme d’un État et cherche Ă  impliquer la communautĂ© internationale dans le rĂšglement du conflit[96]. b. Le conflit israĂ©lo-palestinien aprĂšs Camp David AprĂšs Camp David, avec la remise en cause du mythe de l'unitĂ© arabe, c'est le panarabisme qui sombre. C’est Ă©galement un tournant pour la question de Palestine, puisque le conflit autour de l’existence de l’État d’IsraĂ«l, principalement israĂ©lo-arabe jusqu’alors, devient plus strictement israĂ©lo-palestinien. De Camp David au processus de paix Le refus jordanien des accords de Camp David a entraĂźnĂ© un rapprochement entre le roi Hussein et l'OLP, et l'idĂ©e d'une confĂ©dĂ©ration jordano-palestinienne pour nĂ©gocier avec IsraĂ«l se fait jour. L’accord jordano-palestinien 1985 souligne Ă©galement la nouvelle modĂ©ration de l'OLP l'OLP reconnaĂźt toutes les rĂ©solutions de l'ONU et propose la terre contre la paix ». Une sĂ©rie d'attentats palestiniens[97] et de reprĂ©sailles israĂ©liennes met fin au processus. L’OLP continue nĂ©anmoins d’évoluer vers plus de modĂ©ration. En dĂ©pit de fortes oppositions, Arafat se montre favorable Ă  la crĂ©ation d'un État palestinien dans les seuls territoires occupĂ©s, et l’emporte sur la ligne dure. Mais de nouveaux acteurs plus radicaux Ă©mergent au dĂ©but des annĂ©es 1980 les organisations islamistes[98]. En dĂ©cembre 1987, des Ă©meutes populaires Ă©clatent Ă  Gaza et se propagent Ă  la Cisjordanie. C'est le dĂ©but de l’Intifada soulĂšvement pour l'Ă©dification d'un État palestinien indĂ©pendant. En plus de la guerre des pierres », affrontement qui symbolise le caractĂšre asymĂ©trique du conflit israĂ©lo-palestinien L’intifada + Vocabulaire l'Intifada s'organise autour de comitĂ©s populaires, qui impulsent les grĂšves, le boycott des marchandises israĂ©liennes, le refus de payer les taxes israĂ©liennes, etc. Une partie des islamistes se rallie tandis que les plus radicaux forment le Mouvement de la rĂ©sistance islamique Hamas en arabe, dont l’objectif est la disparition totale de l'État d'IsraĂ«l. La rĂ©pression du soulĂšvement fait en moyenne un mort palestinien par jour, et ce sont environ 15 000 Arabes qui sont emprisonnĂ©s. En mĂȘme temps qu’elle ternit l’image d’IsraĂ«l[99], l’Intifada permet Ă  l'OLP de dĂ©clencher une formidable offensive diplomatique. Yasser Arafat dĂ©cide de mettre en Ɠuvre sa politique de modĂ©ration en demandant un dialogue direct israĂ©lo-palestinien dans le cadre d'une confĂ©rence internationale. À la confĂ©rence des Nations unies de GenĂšve, du 13 au 16 dĂ©cembre 1988, Yasser Arafat reconnaĂźt l'existence d'IsraĂ«l, admet les rĂ©solutions 242 et 338 et dĂ©nonce l'action terroriste. Dans ces conditions, Washington accepte d'ouvrir le dialogue avec l'OLP[100]. Cette dĂ©cision coĂŻncide avec l'arrivĂ©e de l'administration Bush 1988-1992, qui souhaite favoriser l'Ă©mergence d'une autoritĂ© politique palestinienne acceptant la coexistence avec IsraĂ«l. Le gouvernement israĂ©lien accepte l'ouverture de nĂ©gociations avec les Palestiniens sur la question d'une autonomie des territoires[101]
 mais annonce qu'il poursuivra l’implantation de colonies. C'est l'impasse. Le processus de paix israĂ©lo-arabe Mais le prĂ©sident amĂ©ricain, dont la popularitĂ© est au sommet au lendemain de la premiĂšre guerre du Golfe 1990-1991, relance le processus. En avril 1991, IsraĂ«l accepte l'idĂ©e d'une confĂ©rence rĂ©gionale avec des Palestiniens mais ne veut rencontrer aucun reprĂ©sentant de l'OLP. Yasser Arafat dĂ©clare que l'OLP ne permettra jamais ni Ă  IsraĂ«l, ni aux États-Unis, de dĂ©signer une dĂ©lĂ©gation palestinienne. Finalement, des experts » dĂ©signĂ©s par l'OLP encadreront la dĂ©lĂ©gation. La confĂ©rence de la paix s'ouvre Ă  Madrid le 30 octobre 1991. Les nĂ©gociations bilatĂ©rales commencent le 3 novembre, mais les tensions entre les dĂ©lĂ©gations demeurent fortes, et la confĂ©rence de Madrid est levĂ©e. Les nĂ©gociations reprennent Ă  Washington fin 1992, Ă  la faveur de l’élection de nouveaux dirigeants israĂ©liens[102] qui acceptent le principe d’une autonomie palestinienne. Dans le mĂȘme temps, une nĂ©gociation parallĂšle rĂ©unit des proches de Shimon PĂ©rĂšs et des responsables de haut niveau de l'OLP. Elle se tient Ă  Oslo, oĂč le gouvernement norvĂ©gien assure la confidentialitĂ© des discussions et offre sa mĂ©diation. Les nĂ©gociateurs rĂ©digent une DĂ©claration de principes. Les États-Unis apportent leur soutien au texte et proposent sa signature officielle Ă  Washington. Les accords d’Oslo- SignĂ©e le 13 septembre 1993 Ă  la Maison blanche, la DĂ©claration de principes sur les arrangements intĂ©rimaires d'autogouvernement » fait souffler un vent d’espoir sur la rĂ©gion, mais s’avĂšre un document complexe qui se prĂȘte Ă  diffĂ©rentes interprĂ©tations possibles. L'application difficile des accords israĂ©lo-palestiniens Dans les territoires occupĂ©s, le Hamas -Vocabulaire mĂšne l'opposition aux accords de paix et poursuit l'Intifada. Les colons, soutenus par le Likoud la droite israĂ©lienne et son nouveau chef, Benjamin Netanyahu, appellent Ă  une Intifada juive. De fait, la violence dans les territoires occupĂ©s ne s'est jamais interrompue, qu’il s’agisse de celle des mouvements islamistes ou de la rĂ©pression israĂ©lienne. Les attentats du Hamas se multiplient contre les colons israĂ©liens. En retour, ces derniers s'en prennent Ă  la population arabe, comme ce colon juif d'HĂ©bron qui ouvre le feu sur des fidĂšles musulmans priant dans le caveau des Patriarches 25 fĂ©vrier 1994[103]. La pĂ©riode intĂ©rimaire de cinq ans commence le 4 mai 1994 Date de la signature des accords dits Oslo I » et doit donc s'achever le 4 mai 1999. Il incombe alors Ă  Y. Arafat d’empĂȘcher la poursuite des attentats islamistes. À cet effet, une force de police palestinienne est créée, chargĂ©e du maintien de l'ordre en coopĂ©ration avec l'armĂ©e israĂ©lienne. En aoĂ»t 1994, Ă  la suite d’un attentat contre des colons israĂ©liens, la premiĂšre Ă©preuve de force Ă©clate entre l'autoritĂ© palestinienne -Vocabulaire et le Hamas, dont plusieurs responsables sont arrĂȘtĂ©s[104]. Fin 1994, le processus de paix est suspendu, et les nĂ©gociations qui reprennent dĂ©but 1995 s'ouvrent dans un climat tendu. En effet, IsraĂ«l a donnĂ© aux colonies le droit de s'Ă©tendre, ce qui entraĂźne de nouvelles manifestations et de nouveaux attentats. Les nĂ©gociations rĂšglent la question des Ă©lections[105] et aboutissent Ă  la dĂ©finition de trois zones Une zone A comprend toutes les agglomĂ©rations palestiniennes, sauf HĂ©bron, qui seront sous la responsabilitĂ© directe de l'autoritĂ© palestinienne. Une zone B regroupe les villages administrĂ©s conjointement. Une zone C rassemble les rĂ©gions peu peuplĂ©es et les colonies, sous contrĂŽle israĂ©lien exclusif. Finalement, les accords Oslo II » sont signĂ©s Ă  la Maison blanche le 28 septembre 1995. L’opposition israĂ©lienne adopte une ligne de plus en plus violente, et des personnalitĂ©s religieuses appellent au meurtre de Y. Rabin. Le gouvernement rĂ©plique par une grande manifestation pour la paix, Ă  Tel-Aviv le 4 novembre 1995. Ce soir-lĂ , Y. Rabin est assassinĂ© en public par un extrĂ©miste israĂ©lien. Cet Ă©vĂšnement marque la fin des espoirs du processus de paix. Conclusion la paix impossible ? La droite israĂ©lienne revient au pouvoir en 1996 avec, Ă  sa tĂȘte, Benyamin Netanyahou[106], hostile aux nĂ©gociations. Une derniĂšre tentative du prĂ©sident Clinton pour relancer le processus de paix Ă©choue en 2000, et une seconde Intifada Ă©clate. MalgrĂ© le dĂ©mantĂšlement des colonies juives de Gaza 2005, la colonisation se poursuit en Cisjordanie 1993 110 000 colons juifs, 2010 280 000, et l'AutoritĂ© palestinienne ne contrĂŽle que 40% du territoire sous forme de zones Ă©parses -RepĂšre Les colonies israĂ©liennes + IsraĂ«l et les territoires palestiniens en 2019. Pire, les Palestiniens des territoires occupĂ©s se divisent quand le Hamas prend le pouvoir Ă  Gaza 2006 L’évolution du Hamas, tandis que la Cisjordanie demeure sous l'AutoritĂ© palestinienne prĂ©sidĂ©e par Mahmoud Abbas, le successeur de Yasser Arafat. Le blocage reste total. Les Palestiniens voient leur territoire diminuer sous la pression de la colonisation et des murs de sĂ©curitĂ© » autour de la Cisjordanie et de Gaza -les tensions autour de la bande de Gaza sont rĂ©currentes, et meurtriĂšres[107]. Oslo est dĂ©finitivement enterrĂ©. Pour l’AutoritĂ© palestinienne, il s’agit de ramener le dossier au sein des Nations-Unies[108]. En 2011, l’AutoritĂ© palestinienne demande Ă  l’ONU d’enregistrer l’État palestinien comme membre Ă  part entiĂšre, mais la dĂ©marche Ă©choue du fait des pressions exercĂ©es par les États-Unis sur le vote. Finalement, en 2012, l’AutoritĂ© palestinienne obtient la reconnaissance de la Palestine comme État observateur non-membre[109]. L’ONU a exprimĂ© Ă  maintes reprises sa prĂ©occupation au sujet de la question palestinienne Le 23 dĂ©cembre 2016, le Conseil de sĂ©curitĂ© vote une rĂ©solution abstention des États-Unis exigeant qu’IsraĂ«l arrĂȘte immĂ©diatement et complĂštement » toutes ses activitĂ©s de peuplement dans le territoire palestinien, y compris JĂ©rusalem-Est. Il souligne qu’il ne reconnaĂźtra aucune modification aux frontiĂšres du 4 juin 1967 », y compris en ce qui concerne JĂ©rusalem, et exige qu’IsraĂ«l arrĂȘte immĂ©diatement et complĂštement » ses entreprises expansionnistes. La confĂ©rence de Paris pour la paix au Proche-Orient, organisĂ©e le 15 janvier 2017, rĂ©itĂšre les termes de de la rĂ©solution 2334 2016[110]. Cependant, elle reste lettre morte. D’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, IsraĂ«l semble avoir choisi dĂ©finitivement de tourner le dos Ă  une ONU rĂ©duite Ă  l’impuissance[111], pour se contenter du seul soutien des États-Unis[112] c’est dans cette logique qu’il faut analyser, Ă  la faveur du mandat de Donald Trump, l’évolution du statut de JĂ©rusalem, ou encore les projets d’annexion pure et simple du Golan et de la Cisjordanie[113]. Dans ces conditions, pour bien des observateurs, le conflit israĂ©lo-palestinien, par sa complexitĂ© et par la multiplicitĂ© de ses acteurs[114], pourrait bien ĂȘtre un conflit sans fin » -Cours Une paix impossible ? B. Les deux guerres du Golfe 1991 et 2003 et leurs prolongements d’une guerre interĂ©tatique Ă  un conflit asymĂ©trique L'invasion du KoweĂŻt par l'Irak de Saddam Hussein en 1990 suscite une vaste rĂ©probation mondiale. Les États-Unis dirigent une coalition internationale pour y mettre un terme en 1991. En 2003, le prĂ©sident amĂ©ricain George W. Bush junior » lance une nouvelle campagne contre l'Irak. MalgrĂ© l'opposition de l'ONU, il y dĂ©clenche une guerre dont les consĂ©quences se paient encore aujourd’hui. Pourquoi l'Irak est-il devenu depuis les annĂ©es 1990 l'Ă©picentre des conflits moyen-orientaux ? 1. La premiĂšre guerre du Golfe et ses retombĂ©es Jalon La premiĂšre guerre du Golfe a. Irak vs reste du monde L’Irak de Saddam Hussein sort de la guerre contre l'Iran 1980-1988 Ă  la fois surendettĂ© et surarmĂ©. Il exige de son autre voisin, le trĂšs riche KoweĂŻt, une remise de dettes et une correction de frontiĂšres qui renforcerait sa position militaire face Ă  l'Iran, ainsi que l'arrĂȘt des pompages pĂ©troliers excessifs dans le champ de Roumeila, situĂ© Ă  cheval sur la frontiĂšre irako-koweĂŻtienne. Le KoweĂŻt ne cĂšde rien. L’Irak justifie l’invasion du KoweĂŻt- Le 2 aoĂ»t 1990, les troupes irakiennes envahissent le KoweĂŻt. La riposte occidentale, Ă  l'initiative des États-Unis, favorisĂ©e par l’effacement de la puissance soviĂ©tique au Moyen-Orient, marque le spectaculaire lĂąchage d'un rĂ©gime dictatorial pourtant soutenu sans scrupule depuis ses dĂ©buts en 1979[115]. George Bush senior justifie l’intervention des États-Unis- L'intervention de l'armĂ©e amĂ©ricaine et des troupes alliĂ©es[116] est lĂ©gitimĂ©e par une sĂ©rie de rĂ©solutions de l’ONU autorisant le recours Ă  la force. Les forces en prĂ©sence- Elle aboutit au dĂ©barquement de 500 000 hommes en Arabie Saoudite, puis Ă  une campagne Ă©clair en janvier-fĂ©vrier 1991[117], qui chasse l'armĂ©e irakienne du KoweĂŻt, en lui infligeant de trĂšs lourdes pertes. EncouragĂ©e par les Occidentaux, la rĂ©volte kurde au Nord de l'Irak aboutit Ă  des reprĂ©sailles sanglantes[118]. Il en est de mĂȘme des rĂ©bellions chiites au Sud. Mais si, pour les Kurdes, les pays occidentaux installent au Nord de l'Irak une zone oĂč il est interdit Ă  l'armĂ©e irakienne de pĂ©nĂ©trer, il n'en est pas de mĂȘme pour la rĂ©bellion au sud l'armĂ©e amĂ©ricaine l'abandonne Ă  son sort, Ă  la demande des pays arabes membres de l'alliance, effrayĂ©s par la perspective de l'Ă©mergence d'un État chiite irakien qui serait sous la coupe de l'Iran. L'armĂ©e de Saddam Hussein dĂ©chaĂźne alors une rĂ©pression impitoyable sur les habitants majoritairement chiites du Sud de l'Irak L’encombrant Saddam Hussein. b. Le Moyen-Orient dans les annĂ©es 1990 une poudriĂšre Rapidement, les espoirs nĂ©s au dĂ©but des annĂ©es 1990 Ă  la faveur de la victoire de la coalition s'Ă©vaporent. Le prĂ©sident George Bush, Ă  la suite de la guerre du Golfe et de la libĂ©ration du KoweĂŻt, avait pourtant promis un ordre international nouveau oĂč le droit international ne serait plus bafouĂ©[119]. Loin s’en faut Sur le conflit israĂ©lo-palestinien, les États-Unis, forts de leur victoire dans la campagne Ă©clair pour libĂ©rer le KoweĂŻt, organisent un processus de paix lourd et complexe qui aboutit aux accords d’Oslo, signĂ©s en grande pompe Ă  la Maison-Blanche en 1993
 mais la paix ne sera pas au rendez-vous, pas plus que l’émergence d’un État palestinien[120]. Au Liban Si la guerre civile qui ensanglante le pays depuis 1975 s'arrĂȘte en octobre 1990, c'est au prix d'une mise sous tutelle du pays par la Syrie[121]. La nouvelle conjoncture permet la conclusion d'un accord entre les factions combattantes libanaises qui se traduit par l'approbation de rĂ©formes constitutionnelles majeures aprĂšs une entente entre dĂ©putĂ©s libanais, rĂ©unis en Arabie Saoudite dans la ville de TaĂ«f[122]. C’est pendant cette pĂ©riode qu'une corruption d'une ampleur inĂ©galĂ©e se dĂ©veloppe au Liban et que s’accumule une dette colossale dont le pays est encore tributaire aujourd’hui. IsraĂ«l continue d'occuper le Sud du Liban jusqu’à son retrait en mai 2000, sous la pression du Hezbollah[123]. Fort de ce succĂšs, le Hezbollah devient un Ă©lĂ©ment-clĂ© de la politique intĂ©rieure libanaise, et intĂšgre pour la premiĂšre fois un gouvernement en 2005, avec deux ministres. L'irruption de l'armĂ©e amĂ©ricaine en Arabie Saoudite, Ă  proximitĂ© des Lieux saints musulmans, a provoquĂ© de profonds remous d'autant plus que, aprĂšs leur victoire, ces troupes ne se sont pas retirĂ©es, suscitant l'indignation dans les milieux rigoristes islamiques. Un retournement lourd de consĂ©quences se produit les groupes terroristes se rĂ©clamant d'Oussama Ben Laden[124], hĂ©ros saoudien de la guerre d’Afghanistan qui a formĂ©, avec l'appui des États-Unis, de l'Arabie Saoudite et du Pakistan, des milliers de jeunes recrues arabes pour aller se battre contre l'armĂ©e soviĂ©tique, restent actifs une fois l'Afghanistan libĂ©rĂ©[125] dans les Balkans Bosnie, Kosovo, mais aussi en Russie TchĂ©tchĂ©nie, ils sont encore dans le sillage des politiques occidentales de l'aprĂšs-guerre froide, mais Ă  partir de la moitiĂ© des annĂ©es 1990, ils retournent leurs armes contre les États-Unis, dont les ambassades au Kenya et en Tanzanie subissent des attentats sanglants en 1998. AprĂšs les attentats de New York et de Washington du 11 septembre 2001, Ben Laden devient l'homme le plus recherchĂ© de la planĂšte. 2. La Seconde guerre du Golfe et ses prolongements d’une guerre interĂ©tatique Ă  un conflit asymĂ©trique Jalon La deuxiĂšme guerre du Golfe et ses consĂ©quences a. La dĂ©mocratisation par la force ? Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, l’équipe de faucons » nĂ©oconservateurs autour du nouveau prĂ©sident rĂȘve en effet de remodeler le Moyen-Orient, rĂ©gion du monde qui apparaĂźt rebelle Ă  la vague de dĂ©mocratisation ayant suivi, peu ou prou, la fin de la guerre froide sur tous les continents. G. W. Bush et ses faucons » sont sensibles Ă  la thĂšse de l'universitaire Samuel Huntington sur un possible conflit de civilisation opposant l'Occident Ă  l'islam et Ă©ventuellement, au confucianisme asiatique[126]. À leurs yeux, les vrais problĂšmes du Moyen-Orient sont le terrorisme, l'Iran et les armes de destruction massive de l'Irak pourtant sous le rĂ©gime draconien d'embargo et d'inspection des Nations unies. Les attentats du 11 septembre seront perçus comme une claire confirmation de cette vision du monde ils ouvriront pour la nouvelle administration amĂ©ricaine le chemin des interventions successives en Afghanistan 2001, oĂč s’abritait Oussama Ben Laden et son organisation terroriste[127], puis en Irak 2003. Au-delĂ  du prĂ©texte fallacieux de la prĂ©sence d'armes de destruction massive en Irak[128], le prĂ©sident George W. Bush affirme vouloir reconstruire le Moyen-Orient sur des bases dĂ©mocratiques et stables[129]. b. Une guerre interĂ©tatique
 prĂ©ventive Le 22 janvier 2003, la France et l'Allemagne affichent leur opposition rĂ©solue au projet d'invasion de l'Irak, bientĂŽt rejointes par la Russie de Vladimir Poutine. Le secrĂ©taire d’État amĂ©ricain, Colin Powell, tente de rallier le Conseil de sĂ©curitĂ© aux vues de Washington, mais il se heurte Ă  l'opposition dĂ©terminĂ©e de la France, reprĂ©sentĂ©e par son ministre des Affaires Ă©trangĂšres Dominique de Villepin, qui croit en une solution pacifique L’opposition de la France Ă  la guerre[130]. Qu'Ă  cela ne tienne. Washington peut nĂ©anmoins obtient l’appui de huit membres de l'OTAN emmenĂ©s par la Grande-Bretagne et bientĂŽt rejoints par dix pays d'Europe centrale et orientale Groupe de Vilnius. Le 16 mars 2003, le prĂ©sident George W. Bush rencontre les Premiers ministres britannique Tony Blair, espagnol JosĂ© Maria Aznar et portugais JosĂ© Manuel Barroso. Le 17 mars, les quatre dirigeants lancent un ultimatum Ă  l'Irak de Saddam Hussein en se passant de l'accord des Nations Unies Britanniques et AmĂ©ricains justifient le recours Ă  la force + RepĂšre L’Europe fracturĂ©e. La guerre est dĂ©clarĂ©e le 20 mars 2003. AprĂšs une courte campagne, les AmĂ©ricains s'attendent Ă  ĂȘtre accueillis Ă  Bagdad en libĂ©rateurs et se disposent Ă  construire une dĂ©mocratie modĂšle, comme au Japon ou en Allemagne en 1945. L'arrestation de Saddam Hussein dans une cave de sa ville natale de Tikrit le 13 dĂ©cembre 2003 et sa pendaison aprĂšs un procĂšs expĂ©ditif le 30 dĂ©cembre 2006 closent l’épisode de la guerre interĂ©tatique, et marquent le basculement dans la guerre asymĂ©trique. En se fourvoyant dans une guerre d'agression, fondĂ©e sur des preuves erronĂ©es, l'AmĂ©rique se discrĂ©dite dans le monde arabe et bien au-delĂ . Et d’autant plus que dans ce type de guerre, les États-Unis et leurs alliĂ©s apportent des rĂ©ponses parfois en contradiction avec leurs valeurs[131] - Grand oral » Peut-on encore penser la guerre juste ? Certains aspects de la guerre globale contre le terrorisme » croisade du Bien contre le mal » du prĂ©sident des États-Unis G. W. Bush, bombardements des populations civiles, actes de torture, emprisonnements arbitraires, assassinats ciblĂ©s[132]
 est la cible de critiques[133] et sert la propagande des organisations terroristes. Al-Qaida continue Ă  exister en rassemblant sous sa banniĂšre d'autres groupes djihadistes prĂ©existants, sur des terrains de lutte oĂč la pression militaire amĂ©ricaine est moins forte en Asie du Sud-Est, dans le Caucase, en Afrique, et bien entendu Ă  travers le monde arabe. C’est Ă  une recomposition du djihadisme que l’on assiste, et Ă  la naissance d’un djihadisme global. En Irak, les consĂ©quences de l'invasion Ă©tatsunienne sont catastrophiques. Elle a achevĂ© l'Ɠuvre de dĂ©structuration de la sociĂ©tĂ© irakienne entamĂ©e par treize annĂ©es d'embargo Ă©conomique, le dĂ©labrement des infrastructures et l’appauvrissement gĂ©nĂ©ralisĂ© de la population venant se surajouter aux exactions de la dictature de Saddam Hussein. Pour l’historien Georges Corm[134], la façon dont les États-Unis ont dissous l'armĂ©e, la police et tous les services de sĂ©curitĂ© ne peut ĂȘtre attribuĂ©e qu'Ă  une lĂ©gĂšretĂ© criminelle ou, beaucoup plus probablement, Ă  la volontĂ© d'empĂȘcher que l'Irak puisse un jour redevenir vraiment indĂ©pendant. Encore plus accablant est selon lui le fait que l’envahisseur ait jouĂ© des divisions communautaires, ethniques et rĂ©gionales pour asseoir sa domination. Une victime expiatoire a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e comme source unique de tous les malheurs la minoritĂ© sunnite, dont Saddam Hussein et son clan sont issus. MĂȘme si une grande partie de la communautĂ© sunnite Ă©tait Ă©galement opprimĂ©e par la dictature baasiste, les chiites et les Kurdes sont considĂ©rĂ©s comme les seules victimes, et la minoritĂ© sunnite dans son ensemble comme l’ennemi des États-Unis. Les sunnites sont victimes de la politique de dĂ©baasification » initiĂ©e Ă  partir de mai 2003 destituĂ©s de leurs fonctions dans l’armĂ©e et l’administration ils sont aussi exclus du Conseil de gouvernement irakien formĂ© en juillet 2003, au bĂ©nĂ©fice des Kurdes et des chiites, seuls jugĂ©s capables de bĂątir la dĂ©mocratie. c. L’heure de la guerre asymĂ©trique Sur le plan militaire, les affrontements continuent sous la forme d’un conflit asymĂ©trique dans cette rĂ©gion aprĂšs le renversement du rĂ©gime de Saddam Hussein des insurgĂ©s sunnites luttent contre l’occupation Ă©tats-unienne. Une rĂ©gion majoritairement sunnite au Nord-Ouest de Bagdad, nommĂ©e triangle sunnite » par les militaires amĂ©ricains, est le lieu des opĂ©rations les plus violentes[135]. C’est lĂ  que les États-Unis remportent la bataille de Falloujah[136] 6-29 novembre 2004. À l’issue des Ă©lections lĂ©gislatives de 2005, boycottĂ©es par les sunnites, la formation d’un gouvernement chiite soutenu par les États-Unis ouvre la voie Ă  la radicalisation d’une partie des sunnites les courants salafistes se dĂ©veloppent, au dĂ©triment des courants sunnites traditionnels, plutĂŽt nationalistes et opposĂ©s au communautarisme. Ils affirment une identitĂ© sunnite opposĂ©e Ă  l’État irakien et au pouvoir chiite jugĂ© illĂ©gitime, voire mĂ©crĂ©ant. Les attentats contre la coalition se multiplient et les violences entre sunnites et chiites se dĂ©chaĂźnent. Nouri Al-Maliki arrive au pouvoir en mai 2006, Ă  la tĂȘte d’un gouvernement composĂ© essentiellement de chiites, mais promettant la rĂ©conciliation nationale. Il n’en sera rien au printemps 2006, aprĂšs un attentat contre le mausolĂ©e chiite de Samarra revendiquĂ© par Al-Qaida La guerre civile, la marginalisation des sunnites, collectivement accusĂ©s de soutenir Al-Qaida par le gouvernement Maliki, s’aggrave encore. Le 15 octobre 2006, des djihadistes sunnites, en partie issus des rangs d’Al-QaĂŻda, proclament l’État islamique d’Irak, qui devient État islamique Daech » en juin 2014 sous la direction d’Abou Bakr Al-Baghdadi, qui prĂ©tend Ă©tablir un califat sur toute la communautĂ© des croyants, sur le modĂšle du califat abbasside tel qu’il existait au IXĂšme siĂšcle[137]. Son emprise s’étend alors sur une grande partie des provinces sunnites d’Irak et sur la Syrie voisine, Ă  la faveur du chaos de la guerre civile syrienne. La capture d’infrastructures pĂ©troliĂšres et les pillages lui assurent des revenus qui lui permettent de se procurer des armes et de mener des opĂ©rations de propagande[138]. Maliki est finalement lĂąchĂ© par les alliĂ©s internationaux de l’Irak appelĂ©s Ă  l’aide face Ă  l’État islamique Ă  partir de 2014. La politique de plus en plus autoritaire et communautaire du Premier ministre est devenue incompatible avec la nouvelle position de Washington et de la coalition occidentale, qui fait dĂ©sormais de l’inclusion des sunnites une condition de son intervention. DĂ©but septembre 2014, HaĂŻder Al-Abadi lui succĂšde au poste de Premier ministre[139] et affirme alors sa volontĂ© d’offrir une meilleure reprĂ©sentativitĂ© aux minoritĂ©s sunnite et kurde. Bagdad espĂšre dĂ©sormais pouvoir s’appuyer sur les tribus sunnites pour contrer la progression de l’État islamique. La chute » de l’État islamique en 2019, sous les assauts conjoints des rĂ©gimes de Damas et de Bagdad, de l’ArmĂ©e syrienne libre, des milices kurdes, de la coalition occidentale, de la Turquie, de l’Iran, de la Russie, etc., semble devoir mettre un terme provisoire Ă  la guerre. NĂ©anmoins, les conditions d’une stabilitĂ© retrouvĂ©e au Moyen-Orient sont encore loin d’ĂȘtre remplies et l’avenir demeure lourd d’incertitudes et de menaces[140]. Conclusion objet de travail conclusif RĂ©visions Sujets bac Conclusion du thĂšme RĂ©visions du thĂšme Exemples de sujets et approfondissements Grand oral p. 174-175 [1] En France, la derniĂšre dĂ©claration de guerre remonte au 3 septembre 1939. Pourtant, l'armĂ©e française s'est battue ensuite en Indochine, et toute une gĂ©nĂ©ration a Ă©tĂ© appelĂ©e Ă  combattre en AlgĂ©rie -la guerre d'AlgĂ©rie », euphĂ©misĂ©e par l'expression Ă©vĂ©nements d'AlgĂ©rie », a longtemps fait l'objet d'un dĂ©ni officiel. Depuis les annĂ©es 1960, la France a participĂ© Ă  une trentaine d'opĂ©rations militaires dans ses anciennes colonies africaines. Plus de 11 000 soldats français sont actuellement dĂ©ployĂ©s de l'Afrique au Moyen-Orient. [2] 
d'oĂč l'Ă©tonnement de voir en France des hommes armĂ©s de fusils d'assaut patrouiller dans les rues pour protĂ©ger la population contre des attentats terroristes. [3] NB Ă  l'exception des attentats terroristes. [4] Georg Simmel, Le Conflit, 1908. Pour Simmel, le rĂŽle du conflit n'est pas unilatĂ©ralement pernicieux ou dĂ©sastreux, mais polyvalent. S'il peut ĂȘtre un facteur de dĂ©solation pour les sociĂ©tĂ©s, il peut ĂȘtre Ă©galement un facteur de leur Ă©panouissement. Facteur de dĂ©sunion, il est aussi une forme essentielle de toute socialisation. Simmel aura Ă©tĂ© sans doute l'initiateur de cette façon de penser pour avoir mis en Ă©vidence les Ă©lĂ©ments proprement socialisateurs du conflit. [5] Cf. ci-aprĂšs, I. A. 1. [6] La question de savoir comment considĂ©rer les violences terroristes un attentat est-il un acte de guerre ? est plus complexe qu’il n’y paraĂźt
 [7] Cf. ci-aprĂšs, II. A. [8] Envie d’en savoir plus ? Visionnez l’excellent Ă©pisode de la chaĂźne YouTube Nota Bene qui lui est consacrĂ© ! [9] Un journaliste en 2001 a trouvĂ© dans une cache d’Al Qaida en Afghanistan un exemplaire en anglais annotĂ© de De la guerre [10] La derniĂšre biographie parue de Clausewitz est Ă©crite par un historien, Bruno Colson universitĂ© de Namur chez Perrin 2016. Une analyse de cet ouvrage est consultable en ligne Olivier Zajec, Carl von Clausewitz en son temps die Natur des Mannes’ », StratĂ©gie, 25 mars 2018 [11] 
qui s’oppose Ă  la guerre limitĂ©e ». [12] Chez Clausewitz, la paix se dĂ©finit donc par le critĂšre de la non-rĂ©ciprocitĂ© dans l’emploi de la violence. Elle recouvre Ă  ce titre Ă  la fois l’absence totale de la violence, mais Ă©galement l’emploi unilatĂ©ral de la violence quand seul l’un des deux acteurs aux prises a fait le choix des armes, il n’y a pas guerre, mais paix. [13] Le lieutenant-colonel français David Galula a contribuĂ© Ă  modĂ©liser la thĂ©orie des conflits asymĂ©triques aprĂšs avoir servi en tant qu’officier de liaison Ă  la section française en ExtrĂȘme-Orient envoyĂ© dans le contexte des troubles indochinois en 1945. Ses travaux prĂ©conisent la mise en Ɠuvre d’une contre-insurrection, doctrine militaire qui vise Ă  obtenir le soutien de la population dans le cadre d'un conflit opposant un mouvement insurgĂ© Ă  une force armĂ©e gouvernementale. Elle se fonde sur des actions civilo-militaires, le renseignement, la guerre psychologique et le quadrillage du territoire. [14] 
comme le gĂ©nĂ©ral amĂ©ricain David H. Petraeus L’Ɠuvre et la carriĂšre de Galula sont d’autant plus actuelles et importantes que cette forme de conflit a de sĂ©rieuses chances de dominer l’actualitĂ© du XXIe siĂšcle ». Il prĂ©sente le concept d’asymĂ©trie comme le combat entre la mouche et le lion, la mouche ne peut pas mettre le lion KO et le lion ne peut pas voler. Le cadre espace-temps est le mĂȘme pour les deux, mais on assiste bien Ă  deux combats diffĂ©rents ». [15] Cf. cet article d’Edmond Dziembowski Article paru dans la revue Diplomatie n°93, Guerres de religion mythe ou rĂ©alitĂ© ? », juillet-aoĂ»t 2018 et disponible en ligne ici. [16] D’autant plus que les Britanniques ont Ă©galement recours aux services de corsaires, ajoutant au conflit rĂ©gulier » des caractĂ©ristiques de conflit irrĂ©gulier ». [17] Cette victoire laisse nĂ©anmoins un goĂ»t amer. C’est au prix d’un effort de guerre monstrueusement cruel. Tordons le cou Ă  un mythe s’il est bien un conflit qui dĂ©ment avec Ă©clat la lĂ©gende de la guerre en dentelles » au XVIIIe siĂšcle, c’est bien cette guerre de Sept Ans qui fit, selon les estimations, prĂšs d’un million de victimes Ă  travers le monde. [18] Le secrĂ©taire d’État des Affaires Ă©trangĂšres, l’abbĂ© de Bernis, Ă©crit ceci Si nous voulons suivre notre affaire de terre, il faut renoncer Ă  celle de mer ; nous ne pourrons encore deux ans soutenir le fardeau de l’une et de l’autre. » [19] Le salafisme ramĂšne Ă  un islam des al-salafs les pieux ancĂȘtres et s’appuie sur une lecture rigoriste du Coran et de la Sunna. NB la Sunna est le corpus des actes et paroles du prophĂšte. [20] Le terme takfir signifie littĂ©ralement accusation d'athĂ©isme », lancĂ©e contre l’ensemble des ennemis infidĂšles, idolĂątres, mais aussi apostats - l’apostat est celui qui tourne le dos ». L’apostasie peut ĂȘtre dĂ©clarĂ©e dĂšs lors que le musulman manifeste un doute sur une croyance qui fait consensus au sein de la communautĂ©. Le takfirisme distingue les bons » musulmans des autres groupes de l’islam dans une logique exclusive forme d’excommunication des mauvais » musulmans. [21] NB Al-QaĂŻda n’a pas adhĂ©rĂ© Ă  la proclamation unilatĂ©rale du califat en juin 2014 par DAECH. Cf. D. Thomas, État islamique vs Al-QaĂŻda autopsie d’une lutte fratricide », Politique Ă©trangĂšre, 2016/1 [22] Cf. les exĂ©cutions de prisonniers, comme celle du pilote jordanien Maaz Al-Kassasbeh brĂ»lĂ© vif dans une cage en 2015, aprĂšs laquelle la Jordanie avertit Tout membre de Daech est une cible pour nous. Nous les pourchasserons et nous les Ă©radiquerons » DĂ©claration du ministre jordanien Nasser Joudeh, chef de la diplomatie, Ă  la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine CNN, fĂ©vrier 2015. [23] La mort spectacle » se trouve effectivement et malheureusement adaptĂ©e Ă  nos sociĂ©tĂ©s de l’information oĂč le recours aux images est constant surtout Ă  l’heure des chaines d’informations en continu Les attentats du 11 septembre 2001. [24] 
comme celles d’Omar Omsen, propagandiste français du cyberdjihad. [25] Le brouillard de guerre est un terme utilisĂ© pour dĂ©crire l'absence ou le flou des informations pour des participants Ă  des opĂ©rations militaires. Le terme se rapporte Ă  l'incertitude des protagonistes quant Ă  leurs propres capacitĂ©s, les capacitĂ©s des adversaires, la position des forces et ses objectifs. L'expression a Ă©tĂ© créée par Carl von Clausewitz dans son ouvrage De la Guerre La grande incertitude [liĂ©e au manque] d'informations en pĂ©riode de guerre est d'une difficultĂ© particuliĂšre parce que toutes les actions doivent dans une certaine mesure ĂȘtre planifiĂ©es avec une lĂ©gĂšre zone d'ombre qui [
] comme l'effet d'un brouillard ou d'un clair de lune, donne aux choses des dimensions exagĂ©rĂ©es ou non naturelles. » [26] HECKER Marc, Al QaĂŻda et le brouillard de la guerre contre le terrorisme », article publiĂ© le 12 septembre 2011. [27] Émission de RFI du 9 fĂ©vrier 2016, Le boom des sociĂ©tĂ©s privĂ©es ». [28] Marc Hecker & Élie Tenenbaum, La guerre de vingt ans. Djihadisme et terrorisme au XXIe siĂšcle, 2021 [29] Cf. cet entretien tĂ©lĂ©visĂ© de 1976 INA. Cf. Ă©galement cette sĂ©rie d’entretiens, plus longs et plus Ă©tayĂ©s. [30] À propos de son ouvrage de 2007 Achever Clausewitz, Cf. Jean Birnbaum, RenĂ© Girard la vĂ©ritĂ© cachĂ©e de Clausewitz », Le Monde, 22 novembre 2007. [31] MultilatĂ©ralisme -Vocabulaire [32] Le Saint-Empire est créé en 962 lorsque Otton Ier est couronnĂ© empereur d'un espace qui va de l’Italie Ă  la Baltique. La couronne impĂ©riale n'est pas hĂ©rĂ©ditaire, l'empereur est Ă©lu par des princes-Ă©lecteurs sept depuis la Bulle d'or de 1356 les archevĂȘques de TrĂšves, de Cologne et de Mayence, le comte palatin, le duc de Saxe, le margrave de Brandebourg et le roi de BohĂšme. Il est composĂ© de territoires aux statuts variĂ©s, et il est rĂ©gi par des Institutions spĂ©cifiques la DiĂšte, le Conseil impĂ©rial aulique, le Tribunal de la Chambre ImpĂ©riale et les Cercles. [33] L’historien Michael Kaiser a montrĂ© qu’il y a peu de signes religieux sur les banniĂšres, peu de clercs, et que les armĂ©es ne sont pas confessionnelles. [34] On peut mettre en avant l’importance du la Chambre ImpĂ©riale, tribunal formĂ© de juges nommĂ©s par les Ă©tats d’empire paritairement catholiques et protestants qui a des compĂ©tences dans les affaires de paix et les conflits entre Ă©tats immĂ©diats et du conseil aulique qui est constituĂ© d’une trentaine de juges compĂ©tent sur les fiefs d’empire et sur les privilĂšges impĂ©riaux. [35] Selon cette paix signĂ©e en 1555, les sujets doivent adopter la confession de leur prince ou Ă©migrer ; la libertĂ© religieuse est accordĂ©e aux États impĂ©riaux, non aux individus. L’expression cujus regio, ejus religio, tel prince, telle religion », est utilisĂ©e pour rĂ©sumer la paix d’Augsbourg ; mais en rĂ©alitĂ©, la mixitĂ© religieuse existe partout sauf dans la BaviĂšre catholique. [36] La ville de Magdebourg perd la moitiĂ© de sa population lors de son siĂšge par les armĂ©es impĂ©riales en 1631. Ville luthĂ©rienne qui s’est associĂ©e Ă  la SuĂšde, elle ne compte plus que 20 000 habitants. Ce sac marque les contemporains. [37] Cf. Ă©galement Les aventures de Simplicius Simplicissimus 1669 de Grimmelshausen. [38] Les politologues puis les hommes d'État ont, Ă  la suite du spĂ©cialiste des relations internationales Leo Gross 1948, prĂ©sentĂ© les traitĂ©s de Westphalie comme la naissance d'un ordre international fondĂ© sur le concours d'États dĂ©sormais souverains et Ă©gaux en droits. » Claire Gantet, EnquĂȘte sur une catastrophe europĂ©enne », L'Histoire, 2018. [39] Cf. fiche repĂšre sur [40] À Ă©couter, sur la chaĂźne YouTube Entertainment-Education WebTV. [41] Il prolongeait la DĂ©claration des Nations Unies » 1942, par laquelle les reprĂ©sentants de 26 États en lutte contre l'Axe proclamaient leur appui Ă  la Charte de l'Atlantique 1941. Ce document marque la premiĂšre utilisation officielle de l'expression Nations Unies », suggĂ©rĂ©e par le PrĂ©sident Roosevelt. [42] NB le besoin de sĂ©curitĂ© est peut-ĂȘtre plus puissant que celui de paix, Cf. le principe de lĂ©gitime dĂ©fense et le droit de s’armer et de se dĂ©fendre des États SUR Serge, Dossier 50 nuances de paix », QI100, La paix illusion et rĂ©alitĂ©s », 2019. [43] Site officiel des Nations Unies [44] Discours de Kofi ANNAN lors de la remise de son Prix Nobel de la Paix en 2001. [45] CORTEN O., La paix par le droit », QI, n°100, Sept-DĂ©c 2019. [46] 1950 guerre de CorĂ©e en l’absence de l’URSS ; 1956 envoie de la premiĂšre force d’interposition de l’ONU les casques Bleus ;1990 aprĂšs l’invasion du KoweĂŻt et 2011 action armĂ©e en Libye. [47] Site officiel de l’ONU. [48] Site officiel de l’ONU. [49] Cf. [50] Cf. ThĂšme 3, Histoire et mĂ©moire », Axe 2, Histoire, mĂ©moire et justice ». [51] Trente-deux États, dont la Russie et les États-Unis, ont signĂ© le Statut de Rome mais ne l'ont pas ratifiĂ©. La CPI compte Ă  ce jour 123 signataires. [52] Devant l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale de l’ONU en 1999 Si l’intervention humanitaire constitue effectivement une atteinte inadmissible Ă  la souverainetĂ©, comment devons-nous rĂ©agir face Ă  des situations dont nous avons Ă©tĂ© tĂ©moins au Rwanda ou Ă  Srebrenica, devant des violations flagrantes, massives et systĂ©matiques des droits de l’homme, qui vont Ă  l’encontre de tous les principes sur lesquels est fondĂ©e notre condition d’ĂȘtres humains ? » [53] En 2004, il publie le rapport Nous, les peuples la sociĂ©tĂ© civile, les Nations unies et la gouvernance mondiale », qui se concentre sur l’élargissement de la dĂ©mocratie, la capacitĂ© d’influence croissante des acteurs non-Ă©tatiques, le pouvoir croissant de l’opinion publique mondiale. [54] site officiel de l’ONU [55] Cf. Site officiel de l’ONU. [56] MAUREL ChloĂ©, Kofi Annan, une vie au service de l’ONU », The Conversation, 2018. [57] Par exemple, la mission Inde Pakistan en place depuis 1949 UNMOGIP -Groupe d’observateurs militaires des Nations Unies. [58] Cf. Site officiel de l’ONU. [59] CHAVILLON FrĂ©d., Paix et sĂ©curitĂ© humaine dĂ©fis Ă  venir », QI, n°100, Sept-DĂ©c 2019 [60] Cf. l’action de la Russie en Syrie, soutien indĂ©fectible du rĂ©gime de Bachar el-Assad qui lui offre l’accĂšs Ă  une mer chaude » cet objectif a guidĂ© la diplomatie russe depuis les Tsars. [61] BONA Morgane, Pourquoi l’ONU ne fonctionne pas ? », MARIANNE, 20 aoĂ»t 2014. [62]BONODOT CĂ©cile, La Guerre d’Irak 2003-2011 une guerre gagnĂ©e, une paix perdue », École de guerre. [63] Pour poursuivre la rĂ©flexion, vous lirez avec intĂ©rĂȘt l’article de ChloĂ© Maurel sur le site de l’IRIS L’ONU, un mĂ©canisme imparfait mais indispensable ». [64] En 1946, le mufti de JĂ©rusalem revient en Orient et s'installe au Caire. [65] Vice-prĂ©sident de F. D. Roosevelt, il lui succĂšde Ă  son dĂ©cĂšs en avril 1945. [66] La diplomatie amĂ©ricaine y est hostile car elle veut mĂ©nager les pays arabes en raison de l’enjeu pĂ©trolier. [67] Alors qu'elle accorde l'indĂ©pendance Ă  l'Inde, le Royaume-Uni doit laisser 80 000 hommes stationner dans ce Mandat grand comme un dĂ©partement français. Il vient de transfĂ©rer la gestion des dossiers turc et grec aux États-Unis. L'opinion britannique ne supporte plus les pertes humaines causĂ©es par les attentats sionistes. [68] En plein dĂ©clenchement de la guerre froide doctrine Truman, plan Marshall, l'accord des Etats-Unis et de l'URSS sur la question de Palestine constitue un Ă©vĂ©nement unique. [69] Pour s’assurer de la majoritĂ© des deux tiers des voix Ă  l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU, les États-Unis font pression sur les États d'AmĂ©rique latine, ainsi que sur les EuropĂ©ens, dans la dĂ©pendance amĂ©ricaine pour leur reconstruction. [70] Le retrait dĂ©finitif est prĂ©vu au 15 mai 1948. [71] À lire pour approfondir sur le site Les clĂ©s du Moyen-Orient. [72] Cf. massacre du village de Deir Yassin, 9 avril 1948 [73] Sous la pression amĂ©ricaine, un embargo sur les ventes d'armes est immĂ©diatement mis en Ɠuvre pour l'ensemble de la rĂ©gion, mais l'URSS envoie des armes Ă  IsraĂ«l via la TchĂ©coslovaquie. [74] De ces exils naĂźt la notion de Nakba, encore trĂšs sensible aujourd’hui, et un ensemble de litiges autour du droit au retour des rĂ©fugiĂ©s. À dĂ©couvrir sur le site de France-Culture et dans cet article du journal Le Monde. [75] C’est Ă  cette occasion que la Transjordanie devient la Jordanie. [76] 
particuliĂšrement la zone du lac de TibĂ©riade, sous contrĂŽle israĂ©lien mais menacĂ©e par l’artillerie syrienne postĂ©e sur les hauteurs du Golan. Le 10 dĂ©cembre 1955, un raid israĂ©lien contre des villages syriens fait 56 morts et 30 disparus. [77] À approfondir sur le site Les clĂ©s du Moyen-Orient. [78] Biographie Ă  consulter sur le site Les clĂ©s du Moyen-Orient. [79] Si la France et la Grande-Bretagne refusent, les Etats-Unis conditionnent leur aide Ă  un accord avec IsraĂ«l. Contre toute attente, Nasser accepte, mais le 19 juillet 1956, les États-Unis se dĂ©clarent opposĂ©s Ă  la construction du barrage. [80] Nasser annonce sa dĂ©cision le 26 juillet 1956 au cours d'un cĂ©lĂšbre discours Ă  Alexandrie, devant une foule surchauffĂ©e. La liesse populaire est Ă  son comble, et Nasser devient en quelques heures le hĂ©ros de la nation Ă©gyptienne, et plus encore. [81] L’Égypte refuse d'y assister et se fait reprĂ©senter par l'URSS et l'Inde. [82] En effet, Ă  l'automne 1962, pour la premiĂšre fois, les États-Unis livrent des armes Ă  IsraĂ«l
 [83] En fĂ©vrier 1966, l'Égypte signe un accord avec l'URSS qui permet la visite de navires soviĂ©tiques dans les ports de Salloum et de Port-SaĂŻd. [84] 
sous la pression populaire des Palestiniens du royaume qui n'accepteraient pas une abstention jordanienne en cas de conflit. [85] Les opĂ©rations ont causĂ© la mort de 10 000 Égyptiens et la destruction de la plus grande partie du matĂ©riel militaire. [86] De gigantesques manifestations se dĂ©roulent alors dans tout le pays afin qu'il revienne sur sa dĂ©cision. [87] 6 000 morts et 30 000 blessĂ©s sur une armĂ©e de 50 000 hommes cĂŽtĂ© jordanien, 300 morts et 1 400 blessĂ©s cĂŽtĂ© israĂ©lien. [88] Anouar el-Sadate a succĂ©dĂ© Ă  Gamal Abdel Nasser en 1970. [89] Jour de la fĂȘte de la victoire du ProphĂšte Mahomet sur les Mecquois, c’est Ă©galement le jour de la fĂȘte juive du Yom Kippour. [90] L’accord dit du kilomĂštre 101 ». [91] Une sorte de cogestion jordano-israĂ©lienne se met en place les fonctionnaires arabes de Cisjordanie sont salariĂ©s par Amman, et la nationalitĂ© jordanienne est accordĂ©e aux Arabes de Cisjordanie et de Gaza. [92] Menahem Begin est portĂ© au pouvoir par les Ă©lections de 1977. [93] Cf. l’accord signĂ© par IsraĂ«l avec les Émirats arabes unis en aoĂ»t 2020, et avec BahreĂŻn en septembre 2020. [94] Al-Asifa, composĂ©e de 300 jeunes combattants issus des camps, revendique plus de 300 opĂ©rations jusqu'en juin 1967. [95] PrioritĂ© est donnĂ©e Ă  la lutte armĂ©e rĂ©volutionnaire pour la libĂ©ration de la Palestine. Pour ses membres, le sionisme -Vocabulaire est un mouvement fanatique et raciste ». Ses buts sont expansionnistes et coloniaux. Ses mĂ©thodes sont fascistes et nazies ». [96] Cf. le cĂ©lĂšbre discours de Yasser Arafat devant l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU le 13 novembre 1974. [97] Dont la spectaculaire prise d’otages de l’Achille Lauro 1985 par un commando du FPLP. [98] L'organisation la plus cĂ©lĂšbre est alors le Jihad islamique. [99] Le 22 dĂ©cembre 1987, la rĂ©solution 605 du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies dĂ©plore les politiques et pratiques d'IsraĂ«l qui violent les droits du peuple palestinien dans les territoires occupĂ©s » [100] C’est nouveau auparavant, le plan Schultz 1988 s’adressait Ă  la Jordanie. [101] Par Y. Shamir, premier ministre depuis le 11 mars 1990. [102] Le 23 juin 1992, le parti travailliste emmenĂ© par ltshak Rabin remporte les Ă©lections lĂ©gislatives. Il annonce le gel de la politique d'implantation des colonies mais ne remet pas en cause celles dĂ©jĂ  existantes. [103]. Des manifestations populaires Ă©clatent immĂ©diatement et sont durement rĂ©primĂ©es par la police israĂ©lienne. Il y a plusieurs dizaines de victimes. Rabin adresse des excuses officielles Ă  Arafat, condamne deux organisations extrĂ©mistes juives mais il refuse toute Ă©vacuation de colons, en particulier de la ville d'HĂ©bron. [104] Des affrontements entre islamistes et la police palestinienne font une quinzaine de morts le 18 novembre 1994. [105] IsraĂ«l accepte la formation d'un conseil lĂ©gislatif de 88 membres qui dĂ©signera un conseil exĂ©cutif. [106] Ce dirigeant controversĂ© exerce le pouvoir de 1996 Ă  1999, puis sans interruption depuis 2009. Depuis 2020, il dirige un gouvernement d’union nationale une alliance avec son rival centriste, Benny Ganz. [107] Cf. Plomb durci » hiver 2008-2009, Pilier de dĂ©fense » en novembre 2012 et BarriĂšre protectrice » pendant l’étĂ© 2014, ainsi que les affrontements occasionnĂ©s par exemple la marche du retour » en 2018. [108] Depuis Oslo, les AmĂ©ricains ont largement montrĂ© qu’ils n’étaient pas des intermĂ©diaires neutres et que leur intervention visait essentiellement Ă  soutenir le projet israĂ©lien. [109] Le 29 novembre 2012, soit 65 ans aprĂšs le vote du plan de partage, la Palestine est admise comme État observateur non-membre de l’ONU par le vote de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale n°67/19, avec 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions. [110] À consulter, ce podcast de France-Culture. [111] La liste des rĂ©solutions de l’ONU non respectĂ©es par IsraĂ«l est longue, comme le montre cet article du Monde diplomatique. [112] Cf. Proche-Orient Trump prĂ©sente un plan de paix » favorable Ă  IsraĂ«l », Le Monde, 28 janvier 2020. [113] Pour approfondir, un article Ă  lire sur le site de France info et un autre sur le site de France Culture. [114] États, ONU, combattants irrĂ©guliers, ONG
 [115] L’Irak laĂŻc » de Saddam Hussein Ă©tait prĂ©sentĂ© en Occident comme un rempart contre l’extrĂ©misme iranien, et bĂ©nĂ©ficiait de livraisons d’armes soviĂ©tiques comme occidentales. [116] France, Royaume-Uni, Canada, Pays-Bas, mais aussi une bonne partie des États du Moyen-Orient, dont l'Arabie Saoudite, la Turquie, l'Égypte et la Syrie. [117] OpĂ©ration TempĂȘte du dĂ©sert » pour l’état-major Ă©tatsunien [118] 
et Ă  une extension des dĂ©sordres et de la rĂ©pression dans le Kurdistan turc. [119] De mĂȘme, en 1992, dans un ouvrage intitulĂ© The New Middle East, l’IsraĂ©lien Shimon Peres avait esquissĂ© de grands espoirs, appuyĂ©s par l'administration amĂ©ricaine, de crĂ©er une zone de libre-Ă©change et de prospĂ©ritĂ© au Moyen-Orient. L'ouvrage a Ă©tĂ© traduit en français sous le titre Le Temps de la paix, Odile jacob, Paris, 1993. [120] Cf. Le conflit israĂ©lo-palestinien [121] Pour l’historien George Corm, la Syrie est ainsi rĂ©compensĂ©e de son soutien Ă  la coalition contre l’Irak. [122] Le nouveau rĂ©gime politique du Liban tombe alors sous la domination de Rafic Hariri, milliardaire saoudo-libanais, proche de la Syrie et du roi d'Arabie Saoudite mais aussi du futur prĂ©sident français Jacques Chirac. Rafic Hariri est Premier ministre du Liban de 1992 Ă  1998 puis de 2000 Ă  2004 -il est assassinĂ© en 2005 par un attentat suicide attribuĂ© au Hezbollah. [123] Entre-temps, IsraĂ«l a Ă  deux reprises 1993, 1996 bombardĂ© le Sud-Liban durant plusieurs jours, entraĂźnant de lourdes pertes civiles. [124] Cf. D’Al-QaĂŻda Ă  Daesh. [125] Il avait Ă©tĂ© jusque-lĂ  de bon ton de considĂ©rer que la main de l'Union soviĂ©tique Ă©tait derriĂšre les gouvernements arabes dits radicaux », soutenant le terrorisme et refusant d'accepter l'existence d'IsraĂ«l. Depuis la rĂ©volution iranienne, la subversion khomeyniste Ă©tait venue s'ajouter, aux yeux des dirigeants occidentaux, Ă  celle des SoviĂ©tiques. [126] C’est-Ă  dire Ă  caractĂšre nuclĂ©aire, radiologique, biologique ou chimique. Cette thĂšse, lancĂ©e d'abord dans un article de la revue amĂ©ricaine Foreign Affairs en 1992, puis reprise et dĂ©veloppĂ©e l'annĂ©e suivante dans un ouvrage devenu cĂ©lĂšbre, acquiert une notoriĂ©tĂ© mondiale. [127] La transition dĂ©mocratique » annoncĂ©e par les États-Unis n’aura jamais lieu le nouveau gouvernement afghan, portĂ© Ă  bout de bras par les États-Unis, minĂ© par la corruption et une absence totale de lĂ©gitimitĂ© populaire, cĂšde la place en aoĂ»t 2021 aux talibans, redevenus maĂźtres du pays Ă  la faveur du retrait Ă©tatsunien nĂ©gociĂ© par l’administration Trump, opĂ©rĂ© par l’administration Biden. [128] 
en fait inexistantes, comme le montrera un rapport officiel amĂ©ricain neuf mois aprĂšs l'invasion. [129] Le 6 novembre 2003, en effet, soit six mois environ aprĂšs l'invasion et l'occupation de l'Irak, il annonce officiellement une initiative pour promouvoir la libertĂ© et la dĂ©mocratie au Moyen-Orient Greater Middle East ». Cette initiative deviendra en juin 2004 Broader Middle East and North Africa Initiative ». [130] Cf. L’ONU, impuissante face aux puissances ? [131] Par exemple, la prison d'Abou GhraĂŻb, Ă  20 km Ă  l'Ouest de Bagdad, est devenue en 2004 le symbole honni de l'occupation amĂ©ricaine aprĂšs la rĂ©vĂ©lation des sĂ©vices infligĂ©s aux prisonniers par des soldats amĂ©ricains. [132] Cf. Oussama Ben Laden 2011, Abou Bakr al-Baghdadi 2019
 [133] Le prĂ©sident syrien Bachar al-Assad en 2015, qui critique cette approche occidentale du terrorisme il s’agit de terrorisme quand il les frappe, mais de rĂ©volution, de libertĂ©, de dĂ©mocratie et de droits humains quand il nous frappe. Ses auteurs sont des terroristes chez eux, mais des rĂ©volutionnaires et des opposants modĂ©rĂ©s chez nous » Discours du 26 juillet 2015. [134] Georges Corm, Histoire du Moyen-Orient, La DĂ©couverte, 2012. [135] Saddam Hussein et la plupart des dirigeants de l’époque baasiste sont issus de cette rĂ©gion, notamment de Tikrit, la ville natale de Saddam Hussein oĂč il est capturĂ© en dĂ©cembre 2003. [136] OpĂ©ration Phantom Fury » pour les forces armĂ©es des États-Unis. [137] Cf. D’Al-QaĂŻda Ă  Daesh [138] Cf. D’Al-QaĂŻda Ă  Daesh [139] Jusqu’en 2018, date de son remplacement par Adel Abdel Mehdi. Moustafa al-Kazimi est l’actuel premier ministre irakien depuis mai 2020. [140] Cf. Syrie deux ans aprĂšs la chute de son califat, le groupe État islamique continue d’étendre son influence en Syrie » sur le site de France Info.

3 GĂ©opolitique de la guerre froide, de la dĂ©colonisation et des conflits (1945-1991) 51 Introduction 51 1. GĂ©opolitique de la guerre froide : l’affrontement des puissances dans le monde (1945-1962) 52 2. Le temps de la DĂ©tente et des nouveaux Ă©quilibres mondiaux (1962-1973) 63 3. La fin de la guerre froide (1975-1991) 73 4 J'ai aussi mon sujet de SES grandoral hggsp ses notre dame de paris rĂ©digĂ© corrigĂ© . ‱ Comment les sous marins nuclĂ©aires français participent-ils Ă  la puissance stratĂ©gique et Tout d'abord les questions . MON CAHIER DE PRÉPARATION AU GRAND ORAL Laurie Lavogez, certifiĂ©e d'Histoire-GĂ©ographie DES EXEMPLES DE QUESTIONS POUR LA SPÉCIALITÉ HISTOIRE-GÉOGRAPHIE, GÉOPOLITIQUE ET SCIENCES POLITIQUES HGGSP Programme de premiĂšre ThĂšmes Questions Comprendre un rĂ©gime politique Peut la dĂ©mocratie Le modĂšle dĂ©mocratique est-il en crise ? 40. Le rapport sur le dĂ©veloppement humain 2020 Je ne suis pas contre toutes les guerres » discours de Barack Obama contre la guerre en Irak 2002 Une chronologie de la guerre en Syrie du printemps arabe » Ă  la guerre civile et Ă©trangĂšre 20 points. Voici les sujets qui auraient dĂ» tomber Ă  la session 2021 du baccalaurĂ©at pour la spĂ©cialitĂ© HGGSP. PrĂ©parer le Grand Oral en HGGSP Sommaire Le Grand Oral en HGGSP prĂ©sentation de l'Ă©preuve PrĂ©parer les Ă©lĂšves au Grand Oral en HGGSP choisir et prĂ©senter une question Comment accompagner les Ă©lĂšves dans le choix de leur question ? Un exemple de travail de l'oral menĂ© dans la perspective du Grand Oral en HGGSP terminale sur le thĂšme 2 du programme Faire la guerre, faire la paix, formes de conflits et modes de rĂ©solution = Un exemple HGGSP ThĂšme 2 Term GĂ©nĂ©rale; Axe 2 Les dĂ©fis de la construction de la paix Jalon Faire la paix par les traitĂ©s les traitĂ©s de Westphalie 1648 2 exemples de travaux d . Soutien scolaire et cours en ligne, exercices corrigĂ©s en vidĂ©o interactive, tout le programme pour rĂ©ussir le Brevet et le Bac. Obtenir ce document. Une double Ă©preuve Ă©crite sur 2 thĂšmes diffĂ©rents coefficient 16 UNE DISSERTATION -NOTÉE SUR 10 ProblĂ©matisation du sujet Introduction + dĂ©veloppement + conclusion Maitriser, sĂ©lectionner, organiser des connaissances RĂ©alisation graphique valorisĂ©e schĂ©ma, croquis UNE ÉTUDE DE DOCUMENTS -NOTÉE SUR 10 1 ou 2 . mark geragos restaurant exemple sujet grand oral bac 2021 hlp Par cphgmopi le 5 juin 2020 ‱ Poster un commentaire Je vous prie de trouver les ressources partagĂ©es lors du stage de zone Moyen-Orient. On ne se bat jamais, paradoxalement, que pour engendrer la paix, une certaine forme de paix. Pour le tĂ©lĂ©charger en entier, envoyez-nous l'un de vos travaux scolaires grĂące Ă  notre systĂšme gratuit d'Ă©change de ressources numĂ©riques ou achetez-le pour la somme symbolique d'un euro. » Alice Parizeau / Blizzard sur QuĂ©bec Fini le bac ES, le bac L ou le bac S ! Afin de t'aider, avec notre partenaire Hatier, nous te proposons ici une liste d'exemples de sujets en HLP. Axe 2 Histoire, mĂ©moire et justice Niveau Terminale HGGSP ThĂšme 3 Histoire et mĂ©moires Axe 2 Histoire, mĂ©moire et justice Situation d'apprentissage Travail en groupe collaboratif hĂ©tĂ©rogĂšne, travail en groupe d'experts,travail en binĂŽme, travail individuel Situations d'Ă©valuation Évaluation par les pairs, Ă©valuation par le professeur, autoĂ©valuation des Ă©lĂšves Puisque vous avez bien travaillĂ© et que vous avez Ă©tĂ© sĂ©rieux mais si ! CohĂ©rence avec DNL allemand. La guerre d'AlgĂ©rie dans les programmes du secondaire 3e Axe 1 MĂ©moires et histoire d'un conflit la guerre d'AlgĂ©rie. Grand oral HGGSP [pic 1]. COURT LONG COURS COURT. Voici des exemples de sujets pour le Grand Oral en HGGSP Grand Oral - HG GSP Sujets proposĂ©s dans les manuels, non exhaustifs . La plupart des sujets en Maths sont croisĂ©s avec une autre spĂ©cialitĂ©. , vous savez dĂ©jĂ  trĂšs bien ce que vous allez dire. gatekeeping is good. Une sĂ©lection de Benjamin Daubeuf, enseignant en histoire-gĂ©ographie au lycĂ©e Val-de-Seine du Grand-Quevilly. Leptis Magna est une citĂ© romaine, situĂ©e en Libye, qui est menacĂ©e par l'Etat Islamique, le conflit libyen . La spĂ©cialitĂ© HGGSP Histoire-GĂ©ographie GĂ©opolitique et Sciences Politiques reprĂ©sente un programme trĂšs riche avec beaucoup de chapitres. DurĂ©e 20 minutes. La question Ă©tudiĂ©e est "En quoi la sociĂ©tĂ© contribue-t-elle Ă  la dĂ©viance des tueurs en sĂ©rie ?". Mais revenons Ă  notre idĂ©e de dĂ©part de trouver un sujet d'oral en HGGSP et de rĂ©ussir Ă  le traiter en 5 mn Ă  l'oral et sans support visuel. cours du chapitre 2 jalon 1 fiche sur des exemples de litiges interĂ©tatiques au sujet d'espaces maritimes corrigĂ© Ă©tude de documents sur la course Ă  l'espace durant la Guerre froide. Ping Histoire - GĂ©ographie Pearltrees. HGGSP Comment s'articulent et Ă©voluent les rivalitĂ©s spatiales amĂ©ricano-soviĂ©tiques durant la guerre froide ? LLCE How does an individual think . exemple sujet grand oral bac 2021 hlpdid robert die in acrimony how do i speak to a human at koodo. Le Guide du Grand Oral Les ressources numĂ©riques pour l'HGGSP LES RESSOURCES NUMÉRIQUES POUR L'HGGSP DES EXEMPLES DE QUESTIONS EN HGGSP 2 Question 1 2 Question 2 4 Question 3 6 LISTE NON EXHAUSTIVE DE SOURCES PROPRES À LA SPÉCIALITÉ 10 LISTE DES THÈMES AU PROGRAMME 11 En PremiĂšre 11 En Terminale 12. Mercredi, un premier groupe de candidats avait dĂ©jĂ  planchĂ© sur les sujets d'Histoire-gĂ©o pour le bac 2022 et devait travailler pour sa part sur "l'Ă©volution des formes de la guerre . » Martin Luther King Les enseignements de spĂ©cialitĂ© sont encore trĂšs rĂ©cents dans la nouvelle organisation des lycĂ©es, pourtant des tendances se dĂ©gagent dĂ©jĂ  dans les choix des Ă©lĂšves. Ce sujet donne l'opportunitĂ© de prĂ©senter un outil trĂšs utilisĂ© actuellement, tout en restant comprĂ©hensible en terminale. Marianne. - de s'entraĂźner aux techniques de l'oral. Sujet 3 HGGSP - PDF Support "Comment prĂ©server le patrimoine culturel des pays en guerre ?" ‱ - Podcast Podcast de l'exposĂ©, sujet 3 ‱ - PDF Exemples de rĂ©ponses et questions supplĂ©mentaires, sujet 3 ‱ Sujet 4 HGGSP - PDF La prĂ©paration du Grand oral, bien qu'encadrĂ©e, est une aventure individuelle au long cours. prĂ©paration grand Oral Hggsp et Maths Sujet - Croissance et InĂ©galitĂ©s Essec 2015 Guide du grand oral academie de paris Molfessi 12 10 20 assas td1 1150 Dossier de muscu terminale trimestre 1 Dossier option sport pour le bac2 Pc es - Cours hyper complet pour sentrainer au max du max. Comment choisir son sujet / sa question au Grand oral en 2022 ? Cette actualitĂ© peut faire un trĂšs bon sujet pour l'Ă©preuve du grand oral et s'inscrit parfaitement dans le thĂšme 3 en HGGSP "Histoire et mĂ©moires", rappelle cette semaine Benjamin Daubeuf, enseignant en histoire-gĂ©ographie au lycĂ©e Val-de-Seine du Grand-Quevilly. PrĂ©pa SciencesPo & IEP . »Carl von Clausewitz. Quelle peut ĂȘtre la place du travail sur la question dans le quotidien de la classe en FICHES DE SYNTHÈSE SchĂ©mas sur les types de conflits Organigramme les Ă©tapes de la paix. Commentaires fermĂ©s. 4,9/5, Satisfait ou RemboursĂ©. Voici le corrigĂ© de l'Ă©preuve de spĂ©cialitĂ© d'Histoire gĂ©ographie, gĂ©opolitique et sciences politiques HGGSP du Bac 2022 - Epreuve qui a eu lieu ce jeudi 12 mai 2022. Dans cet article, on te donne 10 exemples de sujets pour le Grand Oral. 04 91 28 59 96; 0,00€ My Cart. Une liste de sujets transversaux pour le Grand Oral du bac pour les Ă©lĂšves en spĂ©cialitĂ© SES. exemple sujet grand oral bac 2021 hlp. Croquinote sur la pensĂ©e de Clausewitz Croquinote le modĂšle de Clausewitz Ă  l'Ă©preuve des . can you use a meijer gift card for cigarettes; le rouge et le noir. Ping S'informer, un regard critique sur les sources et modes de communication Pearltrees. Leçon doc. INDUSTRY BABY. Vous devez, dĂšs le dĂ©but de l'annĂ©e de Terminale au plus tard, vous engagez dans un processus de prĂ©paration. du professeur Diapo - INTRODUCTION Formes de conflits, tentatives de paix Fiche mĂ©thode la dissertation Essai de typologie collaborative [GROUPE HGGSP 1 - RÉSERVÉ A MES ÉLÈVES] Essai de typologie collaborative [GROUPE HGGSP 2 - RÉSERVÉ A MES ÉLÈVES] Quelles guerres dans les annĂ©es 2020 ? Le rapport sur le dĂ©veloppement humain 2020 Je ne suis pas contre toutes les guerres » discours de Barack Obama contre la guerre en Irak 2002 Une chronologie de la guerre en Syrie du printemps arabe » Ă  la guerre civile et Ă©trangĂšre DĂ©couvre gratuitement 200 sujets de Grand Oral ! La guerre, continuation de la politique par d'autres moyens » pour Clausewitz -1780-1831 qui est un thĂ©oricien de la guerre de la guerre de 7 ans 1756-1763 aux guerres napolĂ©oniennes. HGGSP 1. Pourquoi peut-on dire que le conflit yĂ©mĂ©nite se dĂ©roule Ă  diffĂ©rentes Ă©chelles ? Peut-on encore terminer une guerre ? 04 91 28 59 96; 0,00€ My Cart. PrĂ©paration SciencesPo & IEP premiĂšre . . La phase de prĂ©paration du Grand Oral . IntĂ©rĂȘt du sujet ‱ L'Ă©tude de ce sujet permet de mettre en lumiĂšre l'articulation entre histoire et mĂ©moires qui constitue un des grands enjeux du . Ce sujet s'inscrit dans le thĂšme 2 du programme de HGGSP histoire, gĂ©ographie, gĂ©opolitique, sciences politiques de terminale "Faire la guerre, faire la paix formes de conflits et modes de rĂ©solution". May 29, 2022 how to get rid of radiation after ct scan . le cours en fiches Toutes Droit des biens complet Il s'y trouve de nombreuses rĂ©flexions trĂšs utiles pour l'Ă©tude du thĂšme de terminale HGGSP consacrĂ© Ă  la paix et Ă  la guerre. Blog Soutien scolaire Grand Oral Grand Oral notre top 10 des sujets Ă  dĂ©velopper en spĂ© SES et HGGSP ! Echange gratuit. 2 Le Guide du Grand Oral Les ressources numĂ©riques pour l'HGGSP DES EXEMPLES DE . Sujets Grand Oral mathĂ©matiques et histoire Maths / Histoire Maths / Maths expertes Maths / NSI Sujet 1 Cryptage et dĂ©cryptage. MathĂ©matiques. Notre offre. DĂ©couvre notre article sur la spĂ©cialitĂ© Maths par Mathilde, une lycĂ©enne ! Mentor et cours particulier. DĂ©sormais place aux enseignements de spĂ©cialitĂ© ! marriott prattville presidential cottage. Pour rappel, l'Ă©preuve du Grand Oral est prĂ©vue entre le 20 juin et le 1er juillet 2022. C'est une dissertation complĂšte, vous pouvez la reprendre entiĂšrement, il ne vous reste qu'Ă  savoir les dĂ©finitions de certains mots appris en SES au cas oĂč . Commentaires Connecte-toi ou inscris-toi pour poster des commentaires. Pour Thotis, Olivier Jaoui, expert et directeur de la collection Mission Grand Oral chez Nathan, donne de prĂ©cieux conseils et 50 exemples de sujets / questions au grand oral ! Sujet d'oral. Les Ă©tudiants ont Ă©galement consultĂ© 7. Pourquoi l'ONU a-t-elle Ă©tĂ© mise sur Ă©chec pour apporter une solution au conflit palestinien ? RĂ©aliser une carte mentale pour Ă©laborer une mĂ©thode de prĂ©paration au Grand oral Ko. ThĂšme 1 ‱ A quels acteurs faut-il confier la prĂ©servation des ressources des mers et ocĂ©ans ? HGGSP 2. Pour le Grand oral, tu dois prĂ©parer deux questions sur tes spĂ©cialitĂ©s de terminale. hggspT_2100_00_13C. Cliquez sur le bouton ci-dessous pour accĂ©der au calendrier dĂ©taillĂ© / rĂ©digĂ© avec conseils. Notre Offre. DĂ©couvre notre article sur la spĂ©cialitĂ© Maths par Mathilde, une lycĂ©enne ! Les lycĂ©ens . Exemples de sujets pour le Grand Oral du Bac HGGSP 27 avril 2021 Nos astuces Les questions d'histoire prĂ©sentĂ©es ici se distinguent par leur inscription dans une actualitĂ© elles questionnent le passĂ© Ă  l'aune du prĂ©sent du XXIe siĂšcle. Sujet d'oral ‱ Histoire et mĂ©moire, histoire et justice . . ‱ Comment la conquĂȘte spatiale dĂ©finit-elle la notion de frontiĂšre » ? Toutes les civilisations doivent leur origine Ă  la guerre » John Keegan. La guerre d'AlgĂ©rie dans les programmes du secondaire 3e Axe 1 MĂ©moires et histoire d'un conflit la guerre d'AlgĂ©rie. Elles intĂšgrent des propositions de stagiaires tronc commun, spĂ©cialitĂ©, grand oral. [Transition] Toutefois, si l'enjeu national du conflit est indĂ©niable, ce dernier est Ă©galement Ă  replacer Ă  l'Ă©chelle europĂ©enne. HGGSP les premiers sujets du bac 2021; Faut-il une majuscule Ă  grand oral ? Il porte sur la spĂ©cialitĂ© HGGSP, sur les thĂšmes du Patrimoine et de Guerre et paix. Le Grand Oral interviendra en juin 2021 La nature des Ă©preuves Les Ă©preuves Ă©crites Épreuve de l'enseignement de spĂ©cialitĂ© histoire-gĂ©ographie, gĂ©opolitique et sciences politiques » de la classe de terminale de la voie gĂ©nĂ©rale Ă  compter de la session 2021 de l'examen du baccalaurĂ©at NOR MENE2001791N Aller au contenu. Pour les terminales spĂ© HGGSP jevous donne mon sujet de grand oral oĂč j'ai eu 19 Sujet Fallait-il reconstruire Notre dame de Paris Ă  l'identique Si vous souhaitez le sujet rĂ©digĂ© et ma prĂ©paration aux potentiels questions contacter moi par mp . voir aussi l'article qui explique le format de cet oral ses 3 parties sur mon autre blog et Ă©voque les techniques de rhĂ©torique Le grand oral du Bac, un petit dĂ©cryptage. Comment ont Ă©voluĂ© les mĂ©moires de la guerre d'AlgĂ©rie en France ? Axe 2 Le dĂ©fi de la construction de la paix . dĂ©marche rĂ©flexive et Ă  prĂ©parer le Grand oral. Ressources sur la rĂ©forme du lycĂ©e HG et HGGSP, proposĂ©es pour le stage de zone. Une prĂ©paration planifiĂ©e et accompagnĂ©e en classe de premiĂšre Ko. Ă©tude de documents sur les grandes puissances maritimes et spatiales. Le thĂšme est replacĂ© dans une progression annuelle pour remobiliser les acquis des Ă©lĂšves et les prĂ©parer, Ă  partir d'un diagnostic, Ă  l'Ă©preuve d'Ă©tude critique de document et au Grand Oral. o mettent en . SMS. Mis Ă  jour 21 octobre 2020. 04 91 28 59 96; Immeuble HQ 180 Avenue du Prado, 3Ăšme Ă©tage, 13008 Marseille ; Se connecter; 0,00€ My Cart. A partir d'un support Genially, une prĂ©sentation du thĂšme 2 d'enseignement de spĂ©cialitĂ© HGGSP "Faire la guerre, faire la paix formes de conflits et modes de rĂ©solutions". Comment est-ce que la mĂ©diatisation de Greta Thunberg a permis au monde de prendre conscience du rĂ©chauffement climatique ? Sujet d'HGGSP au grand Oral 2021 UniversitĂ© UniversitĂ© de Lille MatiĂšre Grand oral AnnĂ©e acadĂ©mique 2020/2021 Utile ? Proposer une grille d'Ă©valuation aux Ă©lĂšves Ko. Grand Oral - HG GSP Sujets proposĂ©s dans les manuels, non exhaustifs ThĂšme 1 ‱ A quels acteurs faut-il confier la prĂ©servation des ressources des mers et ocĂ©ans ? Merci pour leur collaboration. 12 Plan du site Contact AccessibilitĂ© Mentions lĂ©gales Traitement des donnĂ©es AcadĂ©mie de . INDUSTRY BABY. prĂ©sentation, suivie d'un entretien. Ces sujets pour le Grand oral sont donc issus du thĂšme 2 Faire la guerre, faire la paix » et du thĂšme 4 de HGGSP terminale ! Cependant, le conflit du Donbass renforce le sentiment national hostile Ă  la Russie et les divisions internes. Grand Oral - HG GSP Sujets proposĂ©s dans les manuels, non exhaustifs ThĂšme 1 ‱ A quels acteurs faut-il confier la prĂ©servation des ressources des mers et ocĂ©ans ? Ce sujet donne l'opportunitĂ© de prĂ©senter un outil trĂšs utilisĂ© actuellement, t Aide Ă  l'orientation et Parcoursup. Dans cet article, on te donne 10 exemples de sujets pour le Grand Oral. Les Kurdes n'ont-ils vraiment aucun espoir de connaĂźtre la paix ? C'est l'histoire qui nous fait. Grand oral du Bac 2022 - Terminale. CommunautĂ© d'entraide. Sujets d'oraux THGGSP Sujets qui ne sont pas encore pris Comment la guerre du Golfe de 2003 et ses prolongements tĂ©moignent-ils des transformations des conflits armĂ©s actuels ? Blog Soutien scolaire Grand Oral Quels sujets choisir pour le Grand Oral d'HGGSP ? Intro Mon sujet porte sur la question israĂ©lo-palestinienne la permanence d'un conflit depuis 1947. Quand on Ă©tudie l'histoire, on s'aperçoit que ce sont les individus qui font avancer les collectivitĂ©s. TĂ©lĂ©chargez gratuitement notre guide avec Excelia sur le Grand oral ici ! so you remember me the staves. ‱ Ces questions o portent sur les deux enseignements de spĂ©cialitĂ© soit pris isolĂ©ment, soit abordĂ©s de maniĂšre transversale. La plupart des sujets en Maths sont croisĂ©s avec une autre spĂ©cialitĂ©. Axe 1 MĂ©moires et histoire d'un conflit la guerre d'AlgĂ©rie Lien avec le programme de Terminale GĂ©nĂ©rale . Mon sujet de SES que j'ai dĂ» prĂ©senter Ă  l'Ă©preuve du Grand Oral, grĂące auquel j'ai eu 18/20, concerne la sociologie. Introduction La cryptographie existe depuis des millĂ©naires et n'a cessĂ© d'Ă©voluer depuis les codes secrets les plus primitifs destinĂ©s Ă  protĂ©ger des informations confidentielles. 20 min. Le Guide du Grand Oral Les ressources numĂ©riques pour l'HGGSP LES RESSOURCES NUMÉRIQUES POUR L'HGGSP DES EXEMPLES DE QUESTIONS EN HGGSP 2 Question 1 2 Question 2 4 Question 3 6 LISTE NON EXHAUSTIVE DE SOURCES PROPRES À LA SPÉCIALITÉ 10 LISTE DES THÈMES AU PROGRAMME 11 En PremiĂšre 11 En Terminale 12. Courrier international PubliĂ© le 27 octobre 2021 Ă  08h45 Lecture 3 min. Pour prĂ©parer l'Ă©preuve du Grand oral du Bac en Terminale avec les spĂ©cialitĂ©s SES et HGGSP. . Pour rappel, l'Ă©preuve du Grand Oral est prĂ©vue entre le 20 juin et le 1er juillet 2022. Voici l'exposĂ© que j'ai prĂ©sentĂ© lors de mon Grand oral en juin 2021 et pour lequel j'ai obtenu la note de 20/20. 4 pensĂ©es sur " Les mĂ©dias et la guerre du Vietnam jalon 3 Axe2 dans le thĂšme 4 s'informer " Ping 1e spĂ© HGGSP 2019 Pearltrees. Retrouvez les corrigĂ©s de l'Ă©preuve HGGSP histoire-gĂ©ographie, gĂ©opolitique et sciences politiques du bac gĂ©nĂ©ral 2022 dĂšs la sortie des - L'Etudiant Le document " Grand oral du bac LA DISSUASION NUCLÉAIRE " compte 1302 mots. L'enjeu pour l'Ukraine est de conserver son intĂ©gritĂ© territoriale face Ă  son puissant voisin. Le sujet est "Leptis Magna, un patrimoine menacĂ© par les groupes terroristes". Angiospermes - Cours de Biologie Vegetale 1 L1 Biologie Anatomie des nerfs du membre supĂ©rieur Ces questions peuvent ĂȘtre en lien avec le programme de premiĂšre ou de terminale. Etoile . 2 Le Guide du Grand Oral Les ressources numĂ©riques pour l'HGGSP DES EXEMPLES DE . PrĂ©paration annuelle SciencesPo & IEP. exemple sujet grand oral bac 2021 hlpcelebrity millennium veranda stateroom. dĂ©marche rĂ©flexive et Ă  prĂ©parer le Grand oral. May 29. ThĂ©matiques possibles pour le grand oral et sujets possibles plus prĂ©cis, en lien avec l'actualitĂ© SpĂ©cialitĂ© SES Questionnement Quels sont les sources et les dĂ©fis de la croissance Ă©conomique ? RÉVISER LE BAC. Tu peux penser Ă  un plan qui traite des relations internationales et des coopĂ©rations vis-Ă -vis des accords internationaux pour la protection du climat. Comme il est conseillĂ© que votre sujet soit en lien avec votre projet d'orientation, il vaut mieux choisir un sujet qui suscite votre intĂ©rĂȘt ! ‱ Comment la conquĂȘte spatiale dĂ©finit-elle la notion de frontiĂšre » ? C'est un sujet qui se prĂȘte bien au grand oral d'HGGSP puisqu'il te permet d'aborder la gĂ©ographie, l'histoire et la gĂ©opolitique et les sciences politiques Ă  l'Ă©chelle du monde. PrĂ©cĂ©dent Terminale TC - La fin de de la Seconde Guerre mondiale et les dĂ©buts d'un nouvel ordre mondial. Quelques exemples de sujets pour le Grand Oral en HGGSP HGGSP SUJETS . SpĂ©cialitĂ© HGGSP - ThĂšme 2 Faire la guerre, faire la paix formes de conflits et modes de rĂ©solution. Un projet Ă  creuser en bioinformatique Notre offre. Liste de sujets de dissertation sur le patrimoine Etudes critiques de documents "S'inspirer du passĂ©, un enjeu du patrimoine" ; "La France et le patrimoine, des actions majeures de valorisation et de protection" p. 322 ; "Le patrimoine, une notion en Ă©volution" p. 323 Entrainements au Grand Oral PrĂ©paration annuelle SciencesPo & IEP. Rappel du programme Axe 1 MĂ©moires et histoire d'un conflit la guerre d'AlgĂ©rie . Questions pour le Grand Oral, HGGSP terminale gĂ©nĂ©rale ÉlĂšves SpĂ©cialitĂ©s ThĂšmes Questions Projet personnel / post-bac Remarques Professeur G HGGSP Histoires et mĂ©moires // Identifier, protĂ©ger et valoriser le patrimoine Faut-il prĂ©server les Ă©difices nazis allemands ? Ping EDS premiĂšre Pearltrees. GRAND ORAL. Accompagner le choix de la question en HGGSP Ko. Nous te prĂ©sentons 5 sujets dont tu pourras t'inspirer pour l'Ă©preuve du Grand Oral qui aura lieu entre le 20 juin et le 1er juillet 2022. Lien avec projet post-bac . Des professeurs du groupe lycĂ©e proposent un scĂ©nario pĂ©dagogique et des ressources permettant de prendre en charge le jalon consacrĂ© au repas gastronomique des Français. jobs for nurses in diversion program; hult international business school academic calendar; golden apple award winners 2019; how many salt potatoes in a 5 . Aller au contenu. Sujet Grand Oral du bac HGGSP sur le thĂšme du cyber et de la guerre. Vous ĂȘtes dans une autre salle et vous avez 20 minutes pour vous mettre en conditions et prĂ©parer la rĂ©ponse Ă  votre sujet de Grand Oral. exemple sujet grand oral bac 2021 hlp Mais revenons Ă  notre idĂ©e de dĂ©part de trouver un sujet d'oral en HGGSP et de rĂ©ussir Ă  le traiter en 5 mn Ă  l'oral et sans support visuel voir aussi l'article qui explique le format de cet oral ses 3 parties sur mon autre blog et Ă©voque les techniques de rhĂ©torique Le grand oral du Bac, un petit dĂ©cryptage Documents Ă  tĂ©lĂ©charger. Respectez ce calendrier avec rigueur. Comment expliquer l'importance de la mobilisation pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris ? Sujet de difficultĂ© moyenne, pour le grand oral uniquement Ă  moins de refaire le programme. Grand oral DĂ©cembre Bac blanc SpĂ©cialitĂ© HGGSP Avril- Mai E3C. Dans quelle mesure la protection du patrimoine est-elle devenue une arme diplomatique ? 447. isthatasm . autre Ă©tude de documents sur la course Ă  l'espace durant la Guerre froide. Posted in rose bowl parade bands 2023 . Notre Offre. Mis Ă  jour le 16 mars 2022. ThĂšme 3 - Histoire et MĂ©moires - M. Guyon ThĂšme 3 - Jalon - La guerre d'AlgĂ©rie - Mme Chadefaud ThĂšme 4 - Élaboration et rĂ©alisation d'une exposition virtuelle sur le Patrimoine Mme GuĂ©rin 04 91 28 59 96 ; Immeuble HQ 180 Avenue du Prado, 3Ăšme Ă©tage, 13008 Marseille; Se connecter; 0,00€ My Cart. Votre document Bac - Épreuve de spĂ©cialitĂ© HGGSP - sujet et corrigĂ© n°1 Annales - Exercices, pour vos rĂ©visions sur Boite Ă  docs. La collection Mission Grand oral est la seule collection qui propose Ă  la fois - de prĂ©parer le contenu du Grand oral avec une partie consacrĂ©e aux questions. DĂ©couvre notre article sur la spĂ©cialitĂ© HGGSP par Manon, une lycĂ©enne ! PrĂ©pa SciencesPo & IEP . Physique-chimie. Le modĂšle de Clausewitz Ă  l'Ă©preuve des guerres irrĂ©guliĂšres » d' Al-QaĂŻda Ă  Daech. ThĂšme 2 Faire la guerre, faire la paix. Sujet rĂ©digĂ© et enregistrĂ©s. Nous avons compilĂ© plus d'une cinquantaine de sujets par spĂ©cialitĂ©. Suivant La bataille d'Iwo Jima. En aucun cas, la guerre n'est un but par elle-mĂȘme. Axe 1 MĂ©moires et histoire d'un conflit la guerre d'AlgĂ©rie Lien avec le programme de Terminale GĂ©nĂ©rale . Sujet de bioinformatique, liĂ© au problĂšme de l'alignement de sĂ©quences. PrĂ©paration SciencesPo & IEP premiĂšre . ‱ Comment la conquĂȘte spatiale dĂ©finit-elle la notion de frontiĂšre » ? HGGSP les premiers sujets du bac 2021; Faut-il une majuscule Ă  grand oral ? Cliquez sur l'enseignement de spĂ©cialitĂ© souhaitĂ©. Ce n'est pas nous qui faisons l'histoire. Rappel du programme Axe 1 MĂ©moires et histoire d'un conflit la guerre d'AlgĂ©rie . Topic Vos sujets de GRAND ORAL ? Objectifs d'apprentissage Comprendre que la croissance Ă©conomique soutenable se heurte Ă  des limites Ă©cologiques notamment l'Ă©puisement des ressources et la pollution et que l . PrĂ©parer la premiĂšre partie du 1Grand oral spĂ©cial n°2 13 fĂ©vrier 2020 en spĂ©cialitĂ© HGGSP LE PREMIER TEMPS DE L'EPREUVE PRESENTATION D'UNE QUESTION ‱ Au dĂ©but de l'Ă©preuve, le candidat prĂ©sente au jury deux questions. Assetto Corsa Monaco 1966 Ai, LycĂ©e Colbert Lorient Avis, Zip Code Validation For All Countries In Javascript, CĂŽne De RĂ©volution Exercice, Pitaya Restaurant Calories, Ă©levage Bichon Maltais Nain Normandie, Entretien Naturalisation Nanterre, 8 Ă  La Maison SĂ©rie,
\n \n \n \n le défi de la construction de la paix hggsp dissertation
II Faire la paix par la sĂ©curitĂ© collective. A. De la SDN Ă  l’ONU : la sĂ©curitĂ© collective au XX Ăšme siĂšcle. B. L’ONU de Kofi Annan (1997-2006) III. L’ONU, un systĂšme tournĂ© vers la paix avec des lacunes et impasses. A. L’Afrique a Ă©tĂ© un laboratoire Liste des Ă©noncĂ©s de dissertation et d’étude critique dans les sujets du bac en HGGSP Le chiffre indique le numĂ©ro du thĂšme 1. — De nouveaux espaces de conquĂȘte ; 2. — Faire la guerre, faire la paix formes de conflits et modes de rĂ©solution ; 3. — Histoire et mĂ©moires ; 4. — Identifier, protĂ©ger et valoriser le patrimoine enjeux gĂ©opolitiques ; 5. — L’environnement, entre exploitation et protection un enjeu planĂ©taire ; 6. — L’enjeu de la connaissance. La lettre indique le type d’exercice D. — Dissertation ; É. — Étude critique de document. Le lien conduit au sujet dans son entier. Les Ă©noncĂ©s sont classĂ©s selon le numĂ©ro du thĂšme, le type d’exercice et l’ordre alphabĂ©tique. 1 D La conquĂȘte de l’espace de 1957 Ă  nos jours rivalitĂ©s et coopĂ©rations 2022 1 D La conquĂȘte spatiale un enjeu idĂ©ologique et de puissance 2022 1 D Les enjeux de la conquĂȘte des mers et des ocĂ©ans 2022 1 D Les espaces maritimes, objet de rivalitĂ©s et de coopĂ©rations 2022 1 D Les États et la maĂźtrise des mers et des ocĂ©ans enjeux, compĂ©tition et coopĂ©ration 2022 1 D Les ocĂ©ans et l’espace quelles coopĂ©rations internationales ? 2022 1 D Mers et ocĂ©ans, des espaces de l’exercice de la puissance au XXIe siĂšcle 2022 2 D Justifiez et nuancez l’affirmation suivante les guerres sont la continuation de la politique par d’autres moyens » 2022 2 D La dimension politique de la guerre, Ă©volutions et ruptures du XVIIIe Ă  nos jours 2022 2 D Le Moyen-Orient depuis 1948 une paix impossible ? 2022 2 D Les formes de la guerre du XVIIIe siĂšcle Ă  nos jours 2021 2 D Les guerres irrĂ©guliĂšres de la guĂ©rilla au terrorisme 2022 2 D Les nouvelles formes et logiques de la guerre au XXIe siĂšcle 2022 2 D Pourquoi la construction de la paix constitue-t-elle un dĂ©fi et se confronte-t-elle Ă  de multiples difficultĂ©s depuis la signature des traitĂ©s de Westphalie ? 2021 2 D Pourquoi la paix est-elle difficile Ă  Ă©tablir au Moyen-Orient depuis 1948 ? 2021 2 D Quels rĂŽles jouent les acteurs internationaux Ă©tatiques ou non dans les conflits et les tentatives d’établir la paix au Moyen-Orient ? 2021 2 D Quels sont les moyens pour construire la paix depuis 1648 ? 2021 2 É Clausewitz Ă  l’épreuve des tentatives de paix au Moyen-Orient 2021 2 É Clausewitz et les conflits contemporains 2020 2 É Clausewitz et les conflits contemporains 2 2020 2 É Des guerres de nature diffĂ©rente 2021 2 É DiffĂ©rents modes de rĂ©solution des conflits 2021 2 É L’évolution des formes de la guerre 2022 2 É La complexitĂ© de la construction de la paix 2021 2 É La dimension politique de la guerre 2022 2 É La pensĂ©e clausewitzienne permet-elle de comprendre les conflits du dĂ©but du XXIe siĂšcle ? 2022 2 É Le modĂšle westphalien, ses caractĂ©ristiques et sa pertinence 2020 2 É Les deux guerres du Golfe 1991 et 2003 et leurs prolongements 2022 2 É Les diffĂ©rentes formes de guerre selon Élie Barnavi 2021 2 É Les reprĂ©sentations et les dĂ©fis de la guerre 2022 2 É Violence et diversitĂ© des acteurs au Moyen-Orient 2022 3 D Histoire et mĂ©moire quels dĂ©bats ? 2022 3 D Juger les crimes de masse et les gĂ©nocides aprĂšs 1946 2022 3 D Juger les gĂ©nocides et crimes de masse, une justice uniquement internationale ? 2022 3 D Juger les gĂ©nocides et les crimes de masse depuis 1945 2022 3 D ReconnaĂźtre la mĂ©moire du gĂ©nocide des Juifs et des Tsiganes moyens et acteurs 2022 3 D RĂ©parer les sociĂ©tĂ©s aprĂšs un gĂ©nocide moyens et enjeux 2022 3 É Comment la justice peut-elle contribuer Ă  la comprĂ©hension de l’histoire et Ă  l’apaisement des mĂ©moires ? 2022 3 É La justice Ă  l’échelle locale les tribunaux gacaca face au gĂ©nocide des Tutsis 2022 4 D DĂ©veloppement urbain et patrimoine sont-ils conciliables ? Votre rĂ©flexion s’appuiera sur l’exemple de la France. 2022 4 D Le patrimoine un objet politique et gĂ©opolitique vous envisagerez le sujet Ă  diffĂ©rentes Ă©chelles 2021 4 D Le patrimoine et le tourisme 2021 4 D Le patrimoine français quels enjeux Ă©conomiques et diplomatiques ? 2021 4 D Le patrimoine, hĂ©ritage du passĂ© ou construction mĂ©morielle ? 2020 4 D Le patrimoine, hĂ©ritage du passĂ© ou construction mĂ©morielle ? 2 2020 4 D ProtĂ©ger le patrimoine une mission impossible ? SuccĂšs et Ă©checs de la protection du patrimoine 2021 4 D Quelles sont les finalitĂ©s de la valorisation du patrimoine en France ? 2021 4 É La destruction, la protection et la restauration du patrimoine 2021 4 É Le chĂąteau de Versailles, un patrimoine valorisĂ© qui contribue au rayonnement de la France 2021 4 É Les conflits patrimoniaux 2021 4 É Les enjeux du patrimoine 2021 4 É Les menaces sur le patrimoine dans le monde 2021 5 D Notre maison brĂ»le et nous regardons ailleurs » pourquoi le prĂ©sident Chirac lance-t-il cet avertissement sur le changement climatique dans le cadre du sommet de la Terre de 2002 et a-t-il Ă©tĂ© pris en compte ? 2022 5 D L’action des sociĂ©tĂ©s sur l’environnement n’est-elle tournĂ©e que vers l’exploitation ? 2021 5 D L’environnement aux États-Unis usages, tensions et acteurs depuis le XIXe siĂšcle 2022 5 D La gestion de la question environnementale par les acteurs Ă©tats-uniens Ă  diffĂ©rentes Ă©chelles 2021 5 D La question environnementale aux États-Unis, un objet de tensions entre diffĂ©rents acteurs ? 2022 5 D Les acteurs Ă©tats-uniens face aux enjeux environnementaux 2021 5 D Les enjeux de la question climatique 2022 5 D Les États-Unis et l’environnement Ă  diffĂ©rentes Ă©chelles 2022 5 D Les politiques Ă©tatsuniennes Ă  diffĂ©rentes Ă©chelles, depuis le XIXe siĂšcle, reflĂštent-elles les grands enjeux environnementaux ? 2022 5 D Les sociĂ©tĂ©s et leur environnement des relations anciennes et complexes 2022 5 D Les sociĂ©tĂ©s humaines face aux fluctuations du climat, hier et aujourd’hui 2020 5 D Peut-on parler d’un nouveau rapport des sociĂ©tĂ©s Ă  leurs milieux Ă  partir du XIXe siĂšcle ? 2021 5 D Quels sont les enjeux de la protection de l’environnement ? 2021 5 É Entre atteinte Ă  l’environnement et protection 2021 5 É L’environnement entre exploitation et protection un enjeu planĂ©taire 2020 5 É L’évolution du climat et son impact sur les sociĂ©tĂ©s 2022 5 É La forĂȘt française exploitation, prĂ©servation et protection 2021 5 É La gestion des milieux naturels » 2021 5 É La question environnementale aux États-Unis 2022 5 É Le rĂŽle des sociĂ©tĂ©s dans le changement climatique 2021 5 É Les Ă©tapes de l’action des ĂȘtres humains sur leur environnement depuis le NĂ©olithique 2022 5 É Les reprĂ©sentations de l’environnement 2021 5 É Protection de la nature et transformations des milieux 2022 5 É Usages et reprĂ©sentations de l’environnement 2022 6 D Comment construire et protĂ©ger la connaissance ? 2021 6 D Diffuser la connaissance, un enjeu pour les communautĂ©s savantes et pour les États 2020 6 D La connaissance, facteur majeur de dĂ©veloppement des sociĂ©tĂ©s et d’affirmation des États 2021 6 D Le cyberespace quelles rĂ©alitĂ©s et quels dĂ©fis ? 2021 6 D Les États face Ă  l’enjeu de la connaissance depuis la deuxiĂšme partie du XXe siĂšcle 2021 6 D Quels rĂŽles jouent les États dans l’élaboration et la protection des connaissances ? 2021 6 É La circulation de la connaissance scientifique 2022 6 É La cybersĂ©curitĂ© française 2021 6 É La doctrine militaire française concernant le cyberespace 2021 6 É Le cyberespace, un espace conflictuel ? 2021 6 É Les conditions de construction du savoir 2021 6 É Les États et l’enjeu de la connaissance 2021 Annales du baccalaurĂ©at en HGGSP AXE2: le dĂ©fi de la construction de la paix DurĂ©e et place dans la programmation Liens possiblesavec d’autres sĂ©quences ou matiĂšres 26 Ă  28 heures (Ă©valuation comprise) sont consacrĂ©es au ThĂšme 2 En dĂ©but de thĂšme, rĂ©partition du travail de recherche collective et d’exposĂ©s oraux, sur des points soulevĂ©s par les Axes 1 et 2 ainsi que le Travail Conclusif. On
Introduction au thĂšme 2 Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel PrĂ©sentation de l’activitĂ© propositions pour construire la sĂ©quence introductive au ThĂšme 2 Faire la guerre, faire la paix formes de conflits et modes de rĂ©solution Je vous propose davantage un cours-outil pour pouvoir construire votre propre sĂ©quence notamment I., idĂ©es Ă  sĂ©lectionner mais aussi, en partie II. et III., une sĂ©quence et des activitĂ©s directement utilisables. Temps estimĂ© 4h Manuel utilisĂ© Hachette. Source des documents annexes HIIK, Our world in Data. CompĂ©tences travaillĂ©es analyser, interroger, adopter une dĂ©marche rĂ©flexive ; se documenter. Liste des piĂšces jointes – Le cours/la sĂ©quence – Documents en annexe Vous souhaitez lire la suite ? Actifs dans le dĂ©bat public sur l'enseignement de nos disciplines et de nos pratiques pĂ©dagogiques, nous cherchons Ă  proposer des services multiples, Ă  commencer par une maintenance professionnelle de nos sites. AdhĂ©rer aux Clionautes pour accĂ©der aux ressources disponibles dans l'espace rĂ©servĂ© ne se limite pas Ă  un simple rĂ©flexe consumĂ©riste. La modestie de la cotisation demandĂ©e ne saurait donc constituer un obstacle pour un soutien Ă  notre dĂ©marche.
Voussouhaitez rĂ©viser le cours, tester vos connaissances, prĂ©parer un contrĂŽle ou un examen. Vous ĂȘtes enseignant. Vous souhaitez utiliser accĂ©der aux ressources enseignants et gĂ©rer un groupe d'Ă©lĂšves. Vous ĂȘtes parent. Vous souhaitez aider vos enfants et suivre leur progression. Vous reprĂ©sentez un Ă©tablissement, une association ou une collectivitĂ©. Vous souhaitez gĂ©rer
Le thĂšme ThĂšme 2 – Faire la guerre, faire la paix formes de conflits et modes de rĂ©solutions Introduction - Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel. Panorama des conflits armĂ©s actuels. Essai d’une typologie nature des conflits, acteurs et modes de rĂ©solution. Axe 1 - La dimension politique de la guerre des conflits interĂ©tatiques aux enjeux transnationaux. Jalon 1 - La guerre, continuation de la politique par d’autres moyens » Clausewitz de la guerre de 7 ans aux guerres napolĂ©oniennes. Jalon 2 – Le modĂšle de Clausewitz Ă  l’épreuve des guerres irrĂ©guliĂšres » d’Al QaĂŻda Ă  Daech. Axe 2 Le dĂ©fi de la construction de la paix. Jalon 1 - Faire la paix par les traitĂ©s les traitĂ©s de Westphalie 1648. Jalon 2 Faire la paix par la sĂ©curitĂ© collective les actions de l’ONU sous les mandats de Kofi Annan 1997-2006. Objet de travail conclusif - Le Moyen-Orient conflits rĂ©gionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux Ă©tatiques et non Ă©tatiques. Jalon 1 - Du conflit israĂ©lo-arabe au conflit israĂ©lo-palestinien les tentatives de rĂ©solution, de la crĂ©ation de l’État d’IsraĂ«l Ă  nos jours. Jalon 2 - Les deux guerres du Golfe 1991 et 2003 et leurs prolongements d’une guerre interĂ©tatique Ă  un conflit asymĂ©trique. TĂ©lĂ©chargement SpĂ© terminale HGGSP - 0 Faire la guerre faire la paix - programme Ă©lĂšve ActivitĂ©s Ă  rĂ©aliser et documents Ă  tĂ©lĂ©charger pour les prĂ©sentations ou pour le cours ActivitĂ© Ă  rĂ©aliser pour le lundi 7 septembre - photographier la paix SĂ©lectionner une photographie qui dĂ©finit la paix pour vous. RĂ©diger un texte prĂ©sentant la photographie source - contexte - description - explication de votre choix Photographie Ă  dĂ©poser sur le Padlet - Faire la guerre Faire la paix Dossier Ă  tĂ©lĂ©charger pour le mardi 8 septembre - territoires et acteurs des conflits TĂ©lĂ©charger les documents sur votre ordinateur ou apporter une version imprimĂ©e. TĂ©lĂ©chargement SpĂ© terminale HGGSP - 1 Faire la guerre faire la paix - introduction dossier 1 TĂ©lĂ©chargement SpĂ© terminale HGGSP - 1 Faire la guerre faire la paix - introduction dossier 2 Documents Ă  tĂ©lĂ©charger pour le mercredi 9 septembre - Clausewitz TĂ©lĂ©charger les documents sur votre ordinateur ou apporter une version imprimĂ©e et Ă©tudier les textes TĂ©lĂ©chargement SpĂ© terminale HGGSP - 2 Faire la guerre faire la paix - axe 1 Dossier Clausewitz ActivitĂ© Ă  rĂ©aliser pour le lundi 14 septembre - Al-QaĂŻda et Daech Travail Ă  dĂ©poser dans teams TĂ©lĂ©chargement SpĂ© terminale HGGSP - 2 Faire la guerre faire la paix - axe 1 carte mentale Al-QaĂŻda et Daesh Dossier Ă  tĂ©lĂ©charger pour le mardi 15 septembre - le traitĂ© de Westphalie TĂ©lĂ©charger les documents sur votre ordinateur ou apporter une version imprimĂ©e. TĂ©lĂ©chargement SpĂ© terminale HGGSP - 2 Faire la guerre faire la paix - axe 2 dossier TraitĂ© de Westphalie Documents pour les prĂ©sentations du lundi 21 septembre TĂ©lĂ©chargement SpĂ© terminale HGGSP - 2 Faire la guerre faire la paix - axe 2 prĂ©sentation Kofi Annan TĂ©lĂ©chargement SpĂ© terminale HGGSP - 2 Faire la guerre faire la paix - axe 2 prĂ©sentation OMP Documents pour les prĂ©sentations du lundi 29 septembre TĂ©lĂ©chargement SpĂ© terminale HGGSP - 4 Faire la guerre faire la paix - OTC prĂ©sentation Accords de paix TĂ©lĂ©chargement SpĂ© terminale HGGSP - 4 Faire la guerre faire la paix - OTC prĂ©sentation Guerres du Golfe ActivitĂ© Bonus Fiche de lecture - Nous ne sommes pas en guerre - Bruno Cabanes Evaluations Lundi 21 septembre Evaluation 30 minutes – connaissances Introduction + axe 1 Lundi 28 septembre plan dĂ©taillĂ© - introduction, axe 1 et axe 2 Mardi 6 octobre Ă©valuation de fin de chapitre - Ă©tude de documents

Introduction: Prix Nobel la paix en 2001 pour ses actions en faveur de la paix dans le monde, l’ONU, deux ans plus tard, est confrontĂ©e Ă  une crise majeure en raison de son incapacitĂ© Ă  empĂȘcher l’invasion de l’Irak par l’hyperpuissance amĂ©ricaine. Aussi se pose la question des forces et des limites de cette organisation internationale créée au lendemain de la Seconde

L’enseignement d’histoire-gĂ©ographie, gĂ©opolitique et sciences politiques permet d’approcher plusieurs disciplines et de les mettre en relation les unes avec les autres pour donner Ă  l’élĂšve des clĂ©s de comprĂ©hension du monde passĂ© et contemporain. En classe de terminale, on approfondit les grandes problĂ©matiques Ă©tudiĂ©es en premiĂšre. Le programme d’histoire-gĂ©ographie, gĂ©opolitique et sciences politiques en classe de Terminale s’articule en 6 thĂšmes De nouveaux espaces de conquĂȘte OcĂ©an et espace quelles spĂ©cificitĂ©s ? ConquĂȘtes, affirmations de puissance et rivalitĂ©s Enjeux diplomatiques et coopĂ©rations La Chine Ă  la conquĂȘte de l’espace, des mers et des ocĂ©ans Faire la guerre, faire la paix formes de conflits et modes de rĂ©solution Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel La dimension politique de la guerre des conflits interĂ©tatiques aux enjeux transnationaux Le dĂ©fi de la construction de la paix Le Moyen-Orient conflits rĂ©gionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux Ă©tatiques et non Ă©tatiques Histoire et mĂ©moires Histoire et mĂ©moire, histoire et justice Histoire et mĂ©moires des conflits Histoire, mĂ©moire et justice L’histoire et les mĂ©moires du gĂ©nocide des Juifs et des Tsiganes Identifier, protĂ©ger et valoriser le patrimoine enjeux gĂ©opolitiques La construction et l’élargissement de la notion de patrimoine Usages sociaux et politiques du patrimoine Patrimoine, la prĂ©servation entre tensions et concurrences La France et le patrimoine, des actions majeures de valorisation et de protection L’environnement, entre exploitation et protection un enjeu planĂ©taire Qu’est-ce que l’environnement ? Exploiter, prĂ©server et protĂ©ger Le changement climatique approches historique et gĂ©opolitique Les États-Unis et la question environnementale tensions et contrastes L’enjeu de la connaissance Produire et diffuser des connaissances La connaissance, enjeu politique et gĂ©opolitique Le cyberespace conflictualitĂ© et coopĂ©ration entre les acteurs Fiche de cours VidĂ©os Quiz .
  • cgdlzms3ni.pages.dev/310
  • cgdlzms3ni.pages.dev/284
  • cgdlzms3ni.pages.dev/83
  • cgdlzms3ni.pages.dev/73
  • cgdlzms3ni.pages.dev/316
  • cgdlzms3ni.pages.dev/337
  • cgdlzms3ni.pages.dev/368
  • cgdlzms3ni.pages.dev/255
  • le dĂ©fi de la construction de la paix hggsp dissertation