Cet article est le chapitre 24 la toilette du Guide de lâAssistant de soins en gĂ©rontologieJe dĂ©couvre le livreLa toiletteLe temps de la toilette doit ĂȘtre vĂ©cu le plus possible comme un plaisir. Le soignant entre dans lâintimitĂ© de la personne et le contact ne va pas de soi, surtout lors de la premiĂšre rencontre. Ainsi, il est possible que, durant le temps de lâadaptation, la personne refuse toute soignant, pour instaurer une relation de confiance, doit respecter ce temps tout en proposant cependant chaque jour son aide afin que la relation sâinstaure doit ĂȘtre la plus prĂ©coce possible, car plus lâaccompagnement est mis en place tĂŽt, moins la personne aura tendance Ă refuser lâaide fait de son anosognosie parfois prĂ©sente, la personne a plus besoin dâĂȘtre aidĂ©e quâelle ne le Mme B. refuse toute aide, ne se lave pas seule et nâa pas conscience que son hygiĂšne laisse Ă dĂ©sirer. Elle vit Ă domicile et une aide-soignante lui propose la toilette, quotidiennement, sans B., souffrant dâun talon, boĂźte Ă la marche et se plaint dâune douleur. Lâaide-soignante propose alors de la masser pour la soulager. Mais, pour ce faire, elle doit lui laver les pieds. Mme B. accepte le soin quotidien du massage est alors relation de confiance qui sâinstalle permet, aprĂšs quelques jours, que Mme B. fasse sa toilette complĂšte, avec une La premiĂšre aide Ă la toiletteLors de la premiĂšre toilette, pour connaĂźtre les capacitĂ©s de la personne, le soignant lâaccompagne en expliquant quâil sâagit dâun temps dâ ConnaĂźtre lâhistoireComment cette personne se lave-t-elle habituellement douche, baignoire, lavabo ?Quand la personne en gĂ©nĂ©ral se lave-telle le matin avant de sâhabiller, le soir avant le coucher, etc. ?Combien de fois par semaine ?Y a-t-il des habitudes qui rendent la toilette plus agrĂ©able les savons, les parfums ?Quelles sont les situations qui semblent provoquer la peur lâeau au visage, etc. ? B. ConsidĂ©rer les capacitĂ©s et besoins actuelsQuelles sont les tĂąches que la personne peut faire ?Combien et quel type dâaide est nĂ©cessaire ?Le soignant observe et remplit ensuite une fiche 3. Ă partir de cette fiche, la procĂ©dure peut ĂȘtre 3 exemple de fiche dâobservation toilette cliquez pour agrandirIl est cependant frĂ©quent que, dĂšs la premiĂšre rencontre, le soignant soit obligĂ© de sâadapter aux difficultĂ©s de la procĂ©dure est la mĂȘme que celle dâune toilette traditionnelle dont les points principaux sont rappelĂ©s Le soignant demande Ă la personne si elle prĂ©fĂšre une toilette au lavabo ou une douche ;Il demande Ă la personne de choisir ses vĂȘtements ;Il prĂ©pare au prĂ©alable tout le matĂ©riel nĂ©cessaire ou demande Ă la personne de le faire et complĂšte si besoin ;Il veille Ă la tempĂ©rature et Ă la luminositĂ© dans la salle de bains ;Il propose Ă la personne de faire seule sa toilette et de lâaider pour les parties du corps plus difficiles dâaccĂšs le dos, les pieds, fait trĂšs attention Ă ce que la personne soit en sĂ©curitĂ©. Si elle a des problĂšmes dâĂ©quilibre, il prĂ©voit une chaise ;Il aide la personne Ă couvrir les parties du corps lavĂ©es pour Ă©viter quâelle nâait froid ou quâelle se sente trop dĂ©nudĂ©e ;Il termine en lui proposant de la maquiller ou de la parfumer si elle le Les principes de la toilette adaptĂ©e Ă la personneDu fait des particularitĂ©s de la maladie, la toilette doit systĂ©matiquement ĂȘtre Envisager des ajustements Ă la routineLaver les cheveux un autre jour ou au salon de un savon sans rinçage, du lait de toilette, des au lieu de CrĂ©er un environnement convivialVĂ©rifier la tempĂ©rature de lâeau et lâinstallation qui doit ĂȘtre ou Ă©liminer les des dĂ©corations rideaux de douche, serviettes de plage, le matĂ©riel nĂ©cessaire repose- pieds, fauteuil confortable, PrĂ©server la dignitĂ©Fermer la porte et dĂ©shabiller la personne dans la salle de les certaines parties du corps personnes peuvent refuser de se dĂ©shabiller. Il est alors proposĂ©, dans un premiertemps, des toilettes avec les sous- Rassurer pour favoriser le confort et le sentiment de sĂ©curitĂ©Ne pas commencer par le visage engendre la peur.Demander Ă la personne comment elle se des signes dâencouragement et de la participation de la personne et ne fournir que lâassistance nĂ©cessaire par exemple, guider les calme, sans se personne aime se dĂ©tendre sous lâeau avec la paume de douche, faire progressivement des mouvements circulaires, comme des massages, en commençant de prĂ©fĂ©rence par les Donner des informations sur ce qui se fait et pourquoiDonner une raison Ă la toilette pour ĂȘtre beau, pour aller faire des courses, Ă©tape par Ă©tape ce qui est ceux qui sont incapables de rĂ©pondre aux signaux verbaux toucher puis exercer une pression derriĂšre les genoux tout en demandant Ă la personne de sâ le choix Ă la personne Voulez- vous dĂ©boutonner votre chemise ou dois- je le faire ? »F. Envisager des distractions qui peuvent rĂ©duire lâanxiĂ©tĂ© et faciliter la coopĂ©rationDiffuser de la musique de chanter la chanson prĂ©fĂ©rĂ©e de la remĂ©morer ses souvenirs recours Ă lâaromathĂ©rapie, telle que les huiles de bain, parfums, la main de la personne avec un objet doux un gant de toilette, une Ă©ponge, Ăvaluer les progrĂšs, les rĂ©sultats et les transmettreĂvaluer les mĂ©thodes utilisĂ©es les points positifs, les difficultĂ©s, les Ă©checs, ces informations dans le dossier de soins afin que dâautres professionnels puissent en tirer profit. 3 La toilette en fonction des situationsA. Selon lâĂ©volution de la maladieLa personne malade prend encore des initiatives pendant la toilette, mais elle peut prĂ©senter des agnosies visuelles et des troubles de mĂ©moire rendant difficiles la reconnaissance des objets et/ou leur procĂ©der en fonction de lâĂ©volution de la maladie ?1er temps la personne a besoin quâon lui simplifie la tĂąche en ne disposant que le bon objet Ă sa portĂ©e. Par exemple ne laisser sur la tablette que la brosse Ă cheveux et enlever les autres temps le soignant dicte et dĂ©crit les diffĂ©rentes Ă©tapes les unes aprĂšs les autres, afin que la personne rĂ©alise, encore seule, les sĂ©quences de la temps le soignant mime les gestes et la personne malade les rĂ©alise sur temps le soignant amorce le geste et la personne continue temps mĂȘme sâil sâagit dâune aide totale, le soignant est lĂ pour aider la personne et non pas pour faire Ă sa place. Cet Ă©tat dâesprit induit chez la personne une rĂ©action dynamique et La personne est opposanteDĂšs lâentrĂ©e en relation Si le mot toilette » effraie la personne, dâautres formules peuvent ĂȘtre utilisĂ©es Nous allons passer un moment ensemble » ; Je mâoccupe de vous » ; Je viens vous aider Ă vous prĂ©parer » ;Prendre le temps dâobserver la personne pour tenter de comprendre la cause du refus ;Expliquer simplement, mais prĂ©cisĂ©ment la raison de la prĂ©sence du soignant ;RepĂ©rer le mode de relation privilĂ©giĂ© avec la personne et lâutiliser le chant, le toucher relaxant, un Ă©change verbal ritualisĂ©, la respiration, etc. ;Souligner que la prĂ©sence du professionnel est prĂ©vue pour aider et pour faciliter lâacte de la toilette, si la personne le dĂ©sire ;Donner du sens Ă lâaction si la personne est dĂ©jĂ habillĂ©e au moment de la toilette, revoir les horaires et proposer la toilette dans un temps plus en lien avec le rythme de la personne. Certaines personnes sont plus calmes si on leur propose la toilette le soir plutĂŽt que le matin ;Tenir compte le plus possible des envies de la personne, la laisser dĂ©cisionnaire et ne pas hĂ©siter Ă varier les moments et les approches ;La personne souhaite-t-elle que lâon revienne plus tard ?SituationMĂȘme sâil a besoin de lâaide des soignants, nâa aucune difficultĂ© pour faire la toilette au lavabo. Parfois, il est opposant et refuse de se lever. Cependant, les soignants, souhaitant maintenir chez lui ses compĂ©tences, ne lui laissent pas le choix de la toilette. AprĂšs une rĂ©flexion en Ă©quipe, il est dĂ©cidĂ© de respecter ses envies. Lorsquâil le souhaite, la toilette est commencĂ©e au lit. Puis, Ă un moment, de lui- mĂȘme, souhaite se lever. Quelques semaines plus tard, ce monsieur, qui se sent respectĂ©, nâest plus opposant et nâa pas perdu dâ personnes ont besoin de ritualiser la toilette. La rĂ©pĂ©tition, la rĂ©gularitĂ© au niveau des horaires et de la prĂ©sentation aident la personne Ă intĂ©grer ce temps dans le Depuis trois ans, refuse systĂ©matiquement la toilette et dit se laver seul, ce qui visiblement nâest plus soignants rĂ©ussissent parfois Ă le laver, mais lâapproche est conflictuelle, crĂ©ant un mal- ĂȘtre chez le patient et chez les dâune rĂ©flexion en Ă©quipe, deux faits ressortent â la toilette nâest jamais proposĂ©e Ă de la mĂȘme maniĂšre, ni aux mĂȘmes heures ;â un discours clair et pragmatique semble rassurer Il est dĂ©cidĂ© quâun rendez- vous sera pris deux fois par semaine avec expliquer sa prĂ©sence, le soignant indique quâune Ă©valuation doit ĂȘtre faite durant les temps de toilette. Celle- ci repose sur une observation et le soignant nâintervient que si cela est que la procĂ©dure est mise en place, accepte, ne se sentant pas pris au piĂšge. Les Ă©valuations se font maintenant depuis quatre mois sans difficultĂ©. Il est Ă noter que avait besoin dâune aide personnes aphasiques et alitĂ©es expriment, avec leur corps, un vĂ©cu dâagression au moment de la toilette au lit. Par exemple, elles peuvent serrer trĂšs fort les jambes, se rĂ©tracter. Il convient de les dĂ©tendre et de les mettre en confiance en les faisant respirer de façon abdominale, en leur parlant, puis en induisant un balancement au niveau des hanches. Il est souhaitable aussi de les inciter Ă se laver seules les parties toutes les situations de crispation, le soignant sâarrĂȘte, parle Ă la personne, la rassure Ă lâaide dâun geste, puis reprend lâaction lorsque la tension sâest La personne pense quâelle sâest dĂ©jĂ lavĂ©eLes troubles de la mĂ©moire et du jugement font que la personne peut ne pas rĂ©aliser quâelle ne sâest pas lavĂ©e. Il ne sert Ă rien de vouloir la convaincre du contraire Regardez, le gant est sec » ou Vos habits sont tachĂ©s ».SituationMme E. est persuadĂ©e quâelle se lave tous les jours. En ne la contredisant pas, en disant Oui, vous avez raison, hier, vous vous ĂȘtes lavĂ©e, mais aujourdâhui, il faut recommencer, mais si vous ne le souhaitez pas je mâen vais », la soignante a rĂ©ussi en quelques jours Ă se faire accepter de cette nâa jamais forcĂ© Mme E. Ă se laver. Cependant, elle lui a dit quotidiennement quâil fallait quâelle se lave et que quelquâun pouvait lâaider. Se sentant respectĂ©e, Mme E. accepte de se faire accompagner par la La personne est aphasiqueLe soignant utilise plusieurs canaux dâentrĂ©e en relation pour favoriser le lien et ainsi rassurer la personne Lâenveloppe sonore La parole est utilisĂ©e tout au long de la toilette,Le ton de la voix est bas les sons aigus sont agressifs, le rythme de la voix est lent, la respiration ponctue rĂ©guliĂšrement les phrases,Ce qui est fait est expliquĂ© clairement,Un fond musical doux permet aussi ce bain sonore » ;Lâenveloppe visuelle le contact est maintenu grĂące Ă un regard bienveillant ;Lâenveloppe tactile des gestes, Ă type de massage, reliant au maximum les parties du corps entre elles, permettent de laver la professionnel se place face au patient dans la salle de bains ; si lâespace ne le permet pas, il se positionne de maniĂšre Ă ĂȘtre vu dans le miroir, rĂ©alisant une prĂ©sence rassurante. Il est cependant possible que la personne soit perturbĂ©e par lâimage perçue dans le miroir,car le reflet a perdu son statut dâimage. On peut, dans ce cas, proposer une toilette dans la Ă ce stade de la maladie, la personne peut ĂȘtre effrayĂ©e si lâon commence par laver certaines parties du corps comme le visage, en raison de la sensibilitĂ© des yeux ou de la bouche⊠Il vaut mieux alors commencer par le dos ou les la personne ne comprend pas le contenu verbal, la parole est soutenue par un geste concret. Par exemple, on propose la toilette en mouillant la main de la personne avec le gant. E. La personne est crispĂ©e sous la doucheSi elle est vĂ©cue comme un traumatisme, la douche nâest plus proposĂ©e. Cependant, des procĂ©dures diverses peuvent parfois ĂȘtre tentĂ©es Il sâagit de comprendre la raison du refus puis dâadapter la pratique ;La personne nâa peut- ĂȘtre pas eu lâhabitude de prendre des douches et la pression de lâeau est perçue comme agressive ;Tenter de dĂ©tourner lâattention du malade sur une autre source plus plaisante pour elle chanter, raconter des souvenirs agrĂ©ables, rĂ©citer des fables, etc. ;Mettre le pommeau de douche dans le gant pour adoucir le contact de la peau avec lâeau ;Mettre dâabord lâeau Ă bonne tempĂ©rature sur les pieds, puis remonter vers le haut du corps en faisant un massage circulaire pour que le contact soit plus agrĂ©able. F. La personne a des troubles du schĂ©ma corporelLe schĂ©ma corporel reprĂ©sente la capacitĂ© Ă situer son corps dans lâespace, Ă localiser une douleur, Ă sentir sa posture et son Ă©quilibre, Ă ressentir la globalitĂ© de son dâune atteinte du lobe pariĂ©tal, des troubles du schĂ©ma corporel apparaissent. La personne peut aussi se sentir morcelĂ©e, avoir la sensation que sa peau est trouĂ©e. Elle peut Ă©galement ne plus se servir dâun bras qui pourtant fonctionne, ou Ă lâinverse parler de membre surnumĂ©raire. Fig. Pressions sur les contours du corps Les douches ne sont plus savonnage de la personne nĂ©cessite des mouvements fluides, reliant les diffĂ©rentes parties du corps entre elles Lorsquâon lave le bras, on part du coude vers lâĂ©paule, puis on descend jusquâau bout de la main. MĂȘme chose au niveau des jambes ;On peut aussi partir du ventre, remonter vers le sternum puis continuer sur le bras et le bout des doigts ;On sĂšche le corps de la personne en lâenveloppant avec des serviettes et en appliquant des pressions avec la paume de main sur les contours du corps fig. Ainsi, les personnes, sentant le volume de leur corps, paraissent C. est trĂšs affolĂ©e par la douche car elle a peur que des gouttes dâeau entrent dans son corps par ses orifices, mais aussi par les pores de sa peau⊠Elle ne ressent plus sa peau comme un organe protecteur, mais comme une enveloppe poreuse. Les douches ont Ă©tĂ© stoppĂ©es, les gestes au niveau de la toilette au lavabo sont faits de façon plus fluide et plus enveloppante. Mme C. nâest plus effrayĂ©e par le contact avec lâ La personne a des troubles de lâattention, se fatigue et trouve le temps de la toilette trop longLe temps de toilette est fragmentĂ© le soignant lave en prioritĂ© les parties qui le nĂ©cessitent, puis le reste du corps Ă un autre moment. Il pourrait aussi ĂȘtre envisagĂ©, si cela est mieux tolĂ©rĂ©, de laver les pieds au moment du coucher, ou encore de proposer un bain lâaprĂšs- de la toilette, Mme A. sâĂ©nervait lorsquâon lui coupait les ongles des soignante lui a alors proposĂ© la mĂȘme action lâaprĂšs-midi dans une ambiance calme, ce que Mme A. a acceptĂ© avec mĂȘme chose sâest produite pour son La personne a une hypersensibilitĂ© cutanĂ©eLes gants en Ă©ponge peuvent ĂȘtre trop rugueux, utiliser dans ce cas des gants en latex en effleurant la les pressions enveloppantes pour sĂ©cher et, dans tous les cas, utiliser les paumes de mains plutĂŽt que le bout des Ă tout prix la prise en pince », mais soutenir le dessous des membres. La toilette au lit est difficile crispation fig. Ă la personne une respiration profonde ainsi quâun massage lentement les membres sans chercher Ă les dĂ©crisper, puis lorsquâils sâalourdissent, les dĂ©poser lentement sur le un membre rĂ©tractĂ© impose de commencer par aller dans le sens de la doucement Ă la personne pour lâaider Ă se des toilettes Ă deux soignants. La toilette au lit Lors des retournements Du dos vers le cĂŽtĂ©, faire passer une jambe sur lâautre, puis effectuer le retournement en ayant une main au niveau de la hanche, une main au niveau de lâĂ©paule ;Du cĂŽtĂ© vers le dos, on accompagne le mouvement en partant de lâ ouvrir une main crispĂ©e Ătendre le bras et masser le dessus de la main ;Ătirer lentement lâauriculaire, les autres doigts suivent le mouvement dâouverture. J. La toilette avec une serviette de bain fig. technique de la toilette avec une serviette de bain» peut considĂ©rablement rĂ©duire lâinconfort du patient et les comportements agressifs et favoriser une relation thĂ©rapeutique entre le soignant et le patient. Elle est particuliĂšrement utile pour une toilette au la personne couverte et au chaud tout au long de la toilette. La couvrir avec une serviette de bain, avant de la en prenant soin de ne dĂ©couvrir aucune partie du corps, remplacer progressivement la couverture par une grande serviette qui a Ă©tĂ© imbibĂ©e dâeau tiĂšde et de savon sans rinçage en commençant par exemple par les pieds. La toilette avec une serviette de bain Masser doucement le patient au travers de cette le dos des jambes en pliant le genou de la la toilette avec des lingettes pour le visage, le cou et les oreilles. Retourner la personne et faire de mĂȘme pour le nâest pas nĂ©cessaire de rincer ni de OU FAUX* Il faut beaucoup dâeau pour que les gens soient propres. FauxSi les soignants ne font pas la toilette selon des rĂšgles strictes, ils font mal leur travail. Faux, mieux vaut savoir sâadapter, individualiser la toilette et lâexpliquerLes familles insistent pour que les personnes aient des douches ou des bains.Vrai, Ă vous dâexpliquer vos propositions de prise en chargeIl y aura plus dâinfections et de problĂšmes de peau si on nâutilise pas beaucoup dâeau et de savon. Faux, prouvĂ© par des Ă©tudes avec toilettes sĂšches par exempleIl faut faire une toilette complĂšte tous les jours. Faux, il faut individualiser la prise en chargePour la toilette, il faut faire vite. Câest juste un mauvais moment Ă passer qui sera oubliĂ©. FauxLa toilette adaptĂ©e Ă la personne prend plus de temps. Vrai, dans un premier temps ; et Faux, car pas dâagitation ou de trouble du comportement, donc gain de tempsRĂŽle de lâASGLâASG doit Observer la personne durant le temps de lâadaptation pour Ă©valuer les capacitĂ©s de la personne au moment de la toilette et remplir la fiche annexe ;Mettre en place une toilette adaptĂ©e Ă la personne ;Utiliser des moyens dâentrĂ©e en relation et des maniĂšres de faire non traumatisantes pour la personne ;Transmettre ses observations et ses approches lors des rĂ©unions dâĂ©quipe pour que lâaccompagnement global du patient soit cohĂ©rent ;Avoir recours Ă lâaide dâautres professionnels lorsque la toilette est mal vĂ©cue par le patient psychomotriciens, ergothĂ©rapeutes, venez de lire le chapitre 24 la toilette du Guide de lâAssistant de soins en gĂ©rontologieFondation MĂ©dĂ©ric AlzheimerAssociation France AlzheimerJean-Pierre AquinoGĂ©riatre, conseiller technique de la Fondation MĂ©dĂ©ric AlzheimerBenoĂźt LavallartGĂ©riatre Judith Mollard-Palacios Psychologue, chef de projet, Association France Alzheimer et maladies apparentĂ©es© 2017 Elsevier Masson Tous droits rĂ©servĂ©sVoir les articles de la rubrique Ătudes paramĂ©dicales
Quelles sont les rĂšgles dâassistance du salariĂ© et de lâemployeur dans le cadre dâun entretien prĂ©alable Ă un Ă©ventuel licenciement ? Certaines sont prĂ©vues par le code du travail celles qui concernent lâassistance du salariĂ©; dâautres ont Ă©tĂ© fixĂ©es au grĂ© des dĂ©cisions de justice ce sont celles qui concernent lâassistance de lâemployeur. Lâentretien prĂ©alable une obligation lorsquâun licenciement est envisagĂ©. Lâarticle L1232-2 du code du travail prĂ©cise en effet Lâemployeur qui envisage de licencier un salariĂ© le convoque, avant toute dĂ©cision, Ă un entretien convocation est effectuĂ©e par lettre recommandĂ©e ou par lettre remise en main propre contre dĂ©charge. Cette lettre indique lâobjet de la prĂ©alable ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables aprĂšs la prĂ©sentation de la lettre recommandĂ©e ou la remise en main propre de la lettre de convocation. Lâentretien prĂ©alable une obligation lorsque la sanction envisagĂ©e a une incidence sur la prĂ©sence du salariĂ© dans lâentreprise, lorsquâelle affecte sa fonction, sa carriĂšre ou sa rĂ©munĂ©ration. Lâarticle L1332-2, insĂ©rĂ© dans le chapitre relatif Ă la procĂ©dure disciplinaire, prĂ©cise Lorsque lâemployeur envisage de prendre une sanction, il convoque le salariĂ© en lui prĂ©cisant lâobjet de la convocation, sauf si la sanction envisagĂ©e est un avertissement ou une sanction de mĂȘme nature nâayant pas dâincidence, immĂ©diate ou non, sur la prĂ©sence dans lâentreprise, la fonction, la carriĂšre ou la rĂ©munĂ©ration du salariĂ©. Ainsi, dĂšs lors que la sanction envisagĂ©e a une incidence sur la prĂ©sence dans lâentreprise licenciement, la fonction, la carriĂšre ou la rĂ©munĂ©ration du salariĂ© mise Ă pied disciplinaire, rĂ©trogradation disciplinaire, le salariĂ© doit obligatoirement ĂȘtre convoquĂ© Ă un entretien et lâemployeur doit lui prĂ©ciser lâobjet de cette convocation. En revanche, lâemployeur nâa pas lâobligation de prĂ©ciser, dans la convocation Ă©crite, le motif de la sanction envisagĂ©e Cass. soc. 17 dĂ©cembre 1992 n°89-44651, mais il doit obligatoirement le faire au cours de lâentretien prĂ©alable et recueillir les explications du salariĂ©. Lâassistance du salariĂ© lors de lâentretien prĂ©alable quelles sont les rĂšgles fixĂ©es par le code du travail ? Lâarticle L1232-4 du code du travail, relatif Ă lâassistance du salariĂ© lorsquâun licenciement est envisagĂ©, prĂ©cise Lors de son audition, le salariĂ© peut se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de lâentreprise. Lorsquâil nây a pas dâinstitutions reprĂ©sentatives du personnel dans lâentreprise, le salariĂ© peut se faire assister soit par une personne de son choix appartenant au personnel de lâentreprise, soit par un conseiller du salariĂ© choisi sur une liste dressĂ©e par lâautoritĂ© administrative. La lettre de convocation Ă lâentretien prĂ©alable adressĂ©e au salariĂ© mentionne la possibilitĂ© de recourir Ă un conseiller du salariĂ© et prĂ©cise lâadresse des services dans lesquels la liste de ces conseillers est tenue Ă sa disposition. Il faut donc distinguer deux situations 1Ăšre situation lâentreprise a des institutions reprĂ©sentatives du personnel dĂ©lĂ©guĂ© du personnel, comitĂ© dâentreprise, CHSCT, dĂ©lĂ©guĂ© syndical le salariĂ© peut uniquement se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de lâentreprise; il peut sâagir dâun reprĂ©sentant du personnel ou bien dâun autre salariĂ©, sans mandat de reprĂ©sentation du personnel. 2Ăšme situation lâentreprise nâa pas dâinstitutions reprĂ©sentatives du personnel le salariĂ© peut se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de lâentreprise ou par un conseiller du salariĂ©, extĂ©rieur Ă lâentreprise, dont la liste, dressĂ©e par le PrĂ©fet, est consultable en Mairie ou auprĂšs de la DIRECCTE. Attention la lettre de convocation doit prĂ©ciser Ă la fois lâadresse de la Mairie du domicile du salariĂ© sâil est domiciliĂ© dans le dĂ©partement oĂč est situĂ©e lâentreprise ou bien, Ă dĂ©faut, celle de son lieu de travail ainsi que lâadresse de la DIRECCTE dont dĂ©pend lâentreprise. Si lâune des deux adresses nâest pas mentionnĂ©e, cela constitue une irrĂ©gularitĂ© de procĂ©dure. Sâil y a un dĂ©lĂ©guĂ© syndical dans lâentreprise, le recours Ă un conseiller extĂ©rieur est Ă©cartĂ© Cass. soc. 19 fĂ©vrier 2002 n°00-40657. Le conseiller du salariĂ© doit ĂȘtre en mesure de justifier de sa qualitĂ© en prĂ©sentant son attestation individuelle, dĂ©livrĂ©e par les services de la Direction du travail DIRECCTE. Voir lâarticle publiĂ© sur le Blog pratique du droit du travail le conseiller de salariĂ© doit montrer patte blanche Ă lâentretien prĂ©alable . Lorsque le salariĂ© est convoquĂ© pour un entretien prĂ©alable Ă une sanction disciplinaire autre quâun licenciement mise Ă pied disciplinaire ou rĂ©trogradation disciplinaire par exemple , lâarticle alinĂ©a 2 du code du travail prĂ©cise quâil peut se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de lâentreprise . Le recours Ă un conseiller du salariĂ©, extĂ©rieur au personnel de lâentreprise, nâest donc prĂ©vu par la loi que dans la seule hypothĂšse oĂč la sanction envisagĂ©e est un licenciement, dans une entreprise qui nâ a pas dâinstitutions reprĂ©sentatives du personnel. A noter le salariĂ© convoquĂ©, tout comme le salariĂ© qui lâassiste, ne peuvent subir aucune perte de rĂ©munĂ©ration du fait de leur prĂ©sence Ă lâentretien prĂ©alable. Lâassistance de lâemployeur des rĂšgles fixĂ©es par la jurisprudence. Lâemployeur peut mener personnellement lâentretien ou bien se faire reprĂ©senter, notamment par une personne ayant dĂ©lĂ©gation de pouvoir pour licencier par exemple le responsable du personnel, ou le responsable des ressources humaines. La personne qui reprĂ©sente lâemployeur â comme celle qui assiste le salariĂ© â peut Ă©tablir une attestation. Les attestations Ă©tablies par le responsable des ressources humaines et le responsable dâune unitĂ© de production qui avaient reprĂ©sentĂ© lâemployeur lors de lâentretien prĂ©alable, sont recevables dans le cadre dâun procĂšs prudâhomal. Dans cette affaire, le salariĂ© avait reconnu lors de lâentretien prĂ©alable quâil avait insultĂ© son supĂ©rieur hiĂ©rarchique et les reprĂ©sentants de lâemployeur avaient Ă©tabli une attestation reprenant ce qui avait Ă©tĂ© dit par le salariĂ© lors de lâentretien. Le salariĂ© avait demandĂ© que ces attestations soient Ă©cartĂ©es au motif que nul ne peut tĂ©moigner pour soi-mĂȘme » et que les deux salariĂ©s reprĂ©sentaient lâemployeur. La Cour dâappel avait retenu cette argumentation et Ă©cartĂ© des dĂ©bats les attestations des deux responsables. La Cour de cassation censure la dĂ©cision des premiers juges et rappelle quâ en matiĂšre prudâhomale la preuve est libre, que rien ne sâoppose Ă ce que le juge prudâhomal examine une attestation Ă©tablie par un salariĂ© ayant reprĂ©sentĂ© lâemployeur lors de lâentretien prĂ©alable; il appartient seulement Ă ce juge dâen apprĂ©cier souverainement la valeur et la portĂ©e » Cass. soc. 23 octobre 2013 n°12-22342. CâĂ©tait la premiĂšre fois, Ă notre connaissance, que la Cour de cassation se prononçait sur la recevabilitĂ© dâune attestation Ă©tablie par le reprĂ©sentant de lâemployeur relatant les propos tenus lors de lâentretien prĂ©alable. En revanche, il avait Ă©tĂ© jugĂ© en 2001, selon une formulation quasiment identique, quâ en matiĂšre prudâhomale, la preuve est libre ; rien ne sâoppose Ă ce que le juge prudâhomal retienne une attestation Ă©tablie par le conseiller du salariĂ© qui lâa assistĂ© pendant lâentretien prĂ©alable et en apprĂ©cie librement la valeur et la portĂ©e . Attention toutefois aux attestations de complaisance le conseiller qui Ă©tablit un rapport dâentretien prĂ©alable faisant Ă©tat de propos matĂ©riellement inexacts est susceptible dâengager sa responsabilitĂ© pĂ©nale Cass. crim. 26 mars 2002 n°01-84215. Lâemployeur peut se faire assister, mais uniquement par une personne appartenant Ă lâentreprise Lâassistance par une personne extĂ©rieure Ă lâentreprise par exemple expert-comptable, avocat, Ă©poux non salariĂ© rend la procĂ©dure de licenciement irrĂ©guliĂšre, peu importe lâabsence de prĂ©judice pour le salariĂ© Cass. soc. 28 octobre 2009 n° 08-44241 le fils du dirigeant, actionnaire de la sociĂ©tĂ© et de sa sociĂ©tĂ© mĂšre, ancien salariĂ© de lâentreprise, salariĂ© du groupe auquel elle appartient et destinĂ© Ă prendre la succession de son pĂšre, est une personne extĂ©rieure Ă lâentreprise et ne peut assister lâemployeur. Lâentretien prĂ©alable ne doit pas se transformer en enquĂȘte ou en procĂšs. Il a ainsi Ă©tĂ© jugĂ© que le fait pour lâemployeur de se faire assister par deux chefs de service, dont la victime des coups reprochĂ©s au salariĂ©, et dâavoir requis la prĂ©sence de deux autres salariĂ©s tĂ©moins de lâincident, transformait en enquĂȘte lâentretien prĂ©alable, le dĂ©tournant ainsi de son objet Cass. soc. 10 janvier 1991- n°88-41404. Voir les articles connexesNON vous ne pouvez pas sauf si vous avez la procuration d'un associĂ© dans l'impossibilitĂ© d'assister Ă l'assemblĂ©e. Vous pourrez voter Ă sa place. âą Je ne peux pas assister Ă l'assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. Puis-je me faire reprĂ©senter par une personne non associĂ©e. OUI, vous le pouvez. Une procuration doit lui ĂȘtre remise dans les
La SociĂ©tĂ© par Actions SimplifiĂ©es SAS est un type de sociĂ©tĂ© commerciale qui comprend en gĂ©nĂ©ral au moins deux associĂ©s qui peuvent ĂȘtre ou des personnes physiques ou des personnes morales. La SociĂ©tĂ© par Actions SimplifiĂ©es SAS est un type de sociĂ©tĂ© commerciale qui comprend en gĂ©nĂ©ral au moins deux associĂ©s qui peuvent ĂȘtre ou des personnes physiques ou des personnes morales. Ce type de sociĂ©tĂ©s, contrairement Ă plusieurs autres, possĂšde des statuts qui ne sont pas rĂ©gis par la loi de maniĂšre stricte. Cela leur confĂšre l'une de leurs caractĂ©ristiques principales, qui est la flexibilitĂ© de fonctionnement. C'est l'un des principaux avantages de la SAS. Ainsi, les associĂ©s dans ce type de sociĂ©tĂ© pourront dĂ©cider de façon libre des statuts rĂ©gissant la gestion et le fonctionnement de la sociĂ©tĂ©. Ătre associĂ© minoritaire ou majoritaire d'une SAS peut faire bĂ©nĂ©ficier de plusieurs droits, mais Ă©galement donner naissance Ă des obligations et des responsabilitĂ©s qu'il est important de connaĂźtre. AssociĂ© d'une SAS les conditions Ă remplir pour le devenir Devenir associĂ© d'une SAS requiert le respect de certaines conditions lĂ©gales. Il faut nĂ©anmoins souligner qu'aucune restriction particuliĂšre n'est mentionnĂ©e comme pouvant empĂȘcher l'accĂšs Ă une SAS. Ătre une personne physique ou morale La capacitĂ© commerciale ne constitue pas un prĂ©requis pour devenir associĂ© d'une SAS. Peuvent devenir associĂ©s Les mineurs Ă©mancipĂ©s ; Les majeurs sous protection de la loi ; Les Ă©trangers non issus de l'Union europĂ©enne dĂ©tenteurs d'une carte de rĂ©sident ou de sĂ©jour temporaire ; Les Français ; Les ressortissants de l'Union europĂ©enne ; Les personnes morales. Constituer un capital social Devenir associĂ© d'une SAS revient Ă verser un capital social afin d'obtenir des actions en retour. Il faut noter qu'aucun minimum de capital n'est exigĂ©. La somme versĂ©e pour la constitution de la SAS sera donc dĂ©cidĂ©e en fonction des besoins et des objectifs de la sociĂ©tĂ©. Pour devenir associĂ© d'une SAS, l'apport des associĂ©s peut ĂȘtre fait sous les formes suivantes Apports en numĂ©raire argent ; Apports en nature voiture, meubles, immobilier, etc. ; Acquisition en partie ou en totalitĂ© des actions dĂ©tenues par un autre associĂ© SAS. Il faut noter que lors de la crĂ©ation de la sociĂ©tĂ© au moins la moitiĂ© du capital devra ĂȘtre dĂ©posĂ©e par les associĂ©s qui disposeront d'un maximum de 5 ans pour verser le capital restant. BĂ©nĂ©ficier des actions L'associĂ© de la SAS reçoit aprĂšs le versement du capital, des actions qui lui donneront le droit de prendre part Ă la vie de la sociĂ©tĂ©, mais aussi de recevoir une part du bĂ©nĂ©fice rĂ©alisĂ© par la SAS qui sera Ă©quivalente au nombre d'actions dĂ©tenues. Quels sont les droits et obligations de l'associĂ© SAS ? Les SociĂ©tĂ©s par Actions SimplifiĂ©es les droits des associĂ©s Actionnaires majoritaires ou minoritaires, les associĂ©s SAS bĂ©nĂ©ficient de plusieurs droits qui leur sont attribuĂ©s par les statuts de la sociĂ©tĂ©, en voici quelques-uns ! Les droits d'ordre financiers CRĂATION ENTREPRISE SAS Ă capital variable Par L'Ă©quipe Qonto, 19/10/2021 Vous voulez crĂ©er votre SAS ? DĂ©posez votre capital en ligne auprĂšs de la nĂ©obanque Qonto et gagnez du temps pour vous concentrer sur l'essentiel.
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