Lhistoire de la guerre dâAlgĂ©rie est celle dâune dĂ©chirure, dâune blessure non-cicatrisĂ©e, de drames familiaux, personnels et mĂȘme intimes, dâun enchevĂȘtrement de destins bousculĂ©s parfois brisĂ©s. Parce que cette histoire est complexe, sa mĂ©moire est plurielle. Parce que cette histoire est la nĂŽtre, il est nĂ©cessaire de
DĂ©bats Cinquante ans aprĂšs la fin de la guerre d'AlgĂ©rie, la bataille de la mĂ©moire semble loin d'ĂȘtre tranchĂ©e. Le 19 mars, la flamme du souvenir sera ravivĂ©e sous l'Arc de triomphe. Comme chaque annĂ©e depuis 1963, les 345 000 adhĂ©rents de la FĂ©dĂ©ration nationale des anciens combattants en Afrique du Nord Fnaca y honoreront le souvenir des 30 000 soldats français tombĂ©s en Afrique du Nord. En cette date anniversaire du cessez-le-feu, dĂ©crĂ©tĂ© au lendemain de la signature des accords d'Evian entre la France et le Gouvernement provisoire de la RĂ©publique algĂ©rienne GPRA, ils commĂ©morent la fin de la guerre. Sans se formaliser des levĂ©es de boucliers des autres associations d'anciens combattants ou de rapatriĂ©s d'AlgĂ©rie et de harkis. "C'est un faux anniversaire pour un fauxarmistice, fustige Philippe Schmitt, prĂ©sident de l'Union nationale des combattants UNC. Le 19 mars n'est pas l'anniversaire de la fin de la guerre, mais le dĂ©but des massacres d'EuropĂ©ens et de harkis.""Quid des 534 militairesmorts aprĂšs cette date ?", poursuit-il. Pour l'UNC, commĂ©morer le 19 mars est faire insulte Ă ces victimes. "Sans porter de jugement collectif sur ce drame, la Fnaca a choisi le cessez-le-feu qui est la date historique, rĂ©torque Guy Darmanin, son prĂ©sident. Cette date a Ă©tĂ© approuvĂ©e par 90,8 % des Français de mĂ©tropole Ă l'occasion du rĂ©fĂ©rendum organisĂ© par de Gaulle le 8 avril 1962." Aux arguments avancĂ©s par la Fnaca, les anti-19 mars rĂ©pondent que les accords d'Evian constituent une dĂ©faite politique et morale de la France, dont l'armĂ©e Ă©tait victorieuse sur le terrain. "Ce serait comme commĂ©morer le 24 juin 1940", date de la signature de l'armistice entre la France et l'Italie fasciste, estime l'UNC. "Jusqu'Ă prĂ©sent, lui accorde l'historien Guy PervillĂ©, les dates commĂ©moratives ont Ă©tĂ© choisies pour ĂȘtre positives et rassembler, Ă l'instar du 11 novembre 1918 qui rassemble nationalistes comme pacifistes." Cinquante ans aprĂšs la fin de la guerre d'AlgĂ©rie, la bataille de la mĂ©moire semble ainsi loin d'ĂȘtre tranchĂ©e. Les affrontements sur la date de commĂ©moration "masquent un dĂ©bat idĂ©ologique sur la signification Ă donner Ă la guerre d'AlgĂ©rie", dĂ©clarait dĂ©jĂ le socialiste Jean-Pierre Massenet, alors secrĂ©taire d'Etat aux anciens combattants, lors d'un congrĂšs de la Fnaca le 1er octobre 2000. Autour du 19 mars s'entre-dĂ©chirent ainsi deux mĂ©moires de la guerre. Or, "le choix d'une date n'est qu'une Ă©tape vers le choix d'un message, entre Français, puis entre Français et AlgĂ©riens, susceptible de rassembler et de permettre une rĂ©conciliation", Ă©claire Guy PervillĂ©. Quand l'Etat s'est dĂ©cidĂ©, trente-sept ans aprĂšs, Ă donner le nom de "guerre" aux "Ă©vĂ©nements" survenus en AlgĂ©rie du 1er novembre 1954 au 19 mars 1962, par la loi du 18 octobre 1999, la suite logique Ă©tait de trouver une date pour en marquer la fin. L'annĂ©e suivante, plusieurs propositions de loi, soutenues par la majoritĂ© de gauche et par des Ă©lus de droite, ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©es pour officialiser le 19 mars. L'approche des Ă©lections du printemps 2002 et les menaces des "anti-19 mars" ont eu raison de la dĂ©termination du gouvernement de Lionel Jospin. Avec le retour de la droite au pouvoir, en mai 2002, "ces propositions de loi sont tombĂ©es aux oubliettes", commente Guy PervillĂ©. Le prĂ©sident Jacques Chirac a confiĂ© le soin de trancher Ă une commission nationale, au sein de laquelle l'historien Jean Favier a rĂ©uni la dizaine d'associations reprĂ©sentatives du monde combattant. Exception faite de la Fnaca, un consensus s'est dĂ©gagĂ© autour du 5 dĂ©cembre, date anniversaire de l'inauguration en 2002 par le prĂ©sident Chirac du mĂ©morial en l'honneur des militaires morts en Afrique du Nord, quai Branly Ă Paris. Par le dĂ©cret du 26 septembre 2003, le 5 dĂ©cembre devenait JournĂ©e nationale d'hommage aux "morts pour la France" pendant la guerre d'AlgĂ©rie et les combats du Maroc et de la Tunisie. "Pour nous, c'est la date officielle de la RĂ©publique française", dit Philippe Schmitt, qui espĂ©rait alors "que le 5 dĂ©cembre apporterait une rĂ©ponse finale Ă cettequestion". Un voeu pieux, car avoir perdu la bataille n'a pas convaincu la Fnaca de mettre pied Ă terre. L'opiniĂątretĂ© de la Fnaca tient certainement aux nombreux soutiens qu'elle compte parmi les autoritĂ©s publiques et politiques. Onze rĂ©gions sur vingt, pas moins de 20 000 communes et quelques personnalitĂ©s politiques, Ă l'instar du maire de Paris, Bertrand DelanoĂ«, ont pris son parti, s'enorgueillit Guy Darmanin. Chaque annĂ©e, elles dĂ©pĂȘchent leurs reprĂ©sentants aux commĂ©morations du 19 mars. "Le gouvernement dit ĂȘtre attachĂ© Ă la date du 5 dĂ©cembre, mais plusieurs ministres et parlementaires assistent aux commĂ©morations", blĂąme Thierry Rolando, prĂ©sident du Cercle algĂ©rianiste. Toute l'ambiguĂŻtĂ© de la politique mĂ©morielle de Nicolas Sarkozy se mesure mĂȘme, estiment les anti-19 mars, Ă la prĂ©sence de certaines autoritĂ©s prĂ©fectorales. Une proposition de loi, similaire Ă celle enterrĂ©e en 2002, a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e au SĂ©nat le 5 janvier. "La Fnaca peut obtenir un changement de position officielle si la gauche l'emporte Ă l'Ă©lection prĂ©sidentielle", estime Guy PervillĂ©. Si la plupart des candidats en campagne ont bien veillĂ© Ă ne pas entrer dans ce dĂ©bat, Thierry Rolando ne se leurre pas Ă propos du candidat socialiste "On ne fonde aucun espoir sur François Hollande. On sait qu'il est favorable Ă la reconnaissance du 19 mars." sallon HĂ©lĂšne Sallon Le Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă la fois Ce message sâaffichera sur lâautre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce quâune autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă lire ici ? Ce message sâaffichera sur lâautre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il dâautres limites ? Non. 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CĂ©rĂ©moniedâhommage aux morts pour la France, civils et militaires, de la guerre dâAlgĂ©rie, des combats du Maroc et de la Tunisie, en format restreint en raison de la crise sanitaire, au square David Haviland Ă Limoges. DĂ©pĂŽt dâune gerbe avec M. Seymour Morsy, PrĂ©fet de la Haute-Vienne et M. Viroulaud adjoint au maire de Limoges.
PubliĂ© le 02 dĂ©cembre 2021 Ă 18h06 Un hommage aux morts pour la France, pendant la guerre dâAlgĂ©rie et les combats du Maroc et de la Tunisie, sera rendu? le dimanche 5 dĂ©cembre Ă 11 h, au square de la RĂ©sistance. Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix, prĂ©sidera la cĂ©rĂ©monie, accompagnĂ© dâYvon Laurans, correspondant dĂ©fense adjoint aux affaires patriotiques, MichĂšle QuĂ©au, prĂ©sidente du comitĂ© dâentente des associations square de la RĂ©sistanceLe rassemblement est prĂ©vu Ă 11 h devant le monument aux morts, square de la RĂ©sistance, suivi de la lecture, par Jean-Paul Vermot, du message de lâUnion française des associations de combattants et victimes de guerre et du message de GeneviĂšve Darrieussecq, ministre dĂ©lĂ©guĂ©e auprĂšs de la ministre des ArmĂ©es, chargĂ©e de la mĂ©moire et des anciens combattants. DĂ©pĂŽt de gerbes, sonnerie aux morts, minute de silence et hymne national ponctueront la cĂ©rĂ©monie durant laquelle le port du masque est obligatoire.
LAALE 37 a participé à la cérémonie d'hommage aux "Morts pour la France" pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie le 5 décembre 2016 à Paris. 1000 drapeaux ont ainsi rendu hommage aux 100 000 morts en AFN. vidéo de Joseph
Le 5 dĂ©cembre est la journĂ©e nationale dâhommage aux morts pour la France » pendant la guerre dâAlgĂ©rie et les combats du Maroc et de Tunisie. A cette occasion, les membres de lâamicale des Anciens Combattants et du Souvenir et M. le Maire Alain Maratrat se sont rĂ©unis en fin de matinĂ©e devant le monuments aux morts pour rendre hommage aux hommes tombĂ©s au cours de ce conflit et notamment Ă Maurice Zazzali, originaire de Martin-Ăglise et dĂ©cĂ©dĂ© au cours de ce dernier. AprĂšs avoir lu le message de Mme GeneviĂšve Darrieussecq, M. le Maire a dĂ©posĂ© en compagnie du prĂ©sident de lâamicale des Anciens Combattants et du souvenir une gerbe au pied du monument aux morts avant dâobserver une minute de silence. TĂ©lĂ©charger PDF, Inconnu
CĂ©rĂ©moniecommĂ©morative du 5 dĂ©cembre. Ce dimanche 5 dĂ©cembre Ă 11h au cimetiĂšre, un hommage a Ă©tĂ© rendu aux Morts pour la France pendant la guerre dâAlgĂ©rie, et les combats du Maroc et de la Tunisie en prĂ©sence de Monsieur le Maire, des Ă©lus locaux, des reprĂ©sentants de lâassociation des anciens combattants et des portes drapeaux.
Chaque 5 dĂ©cembre, la Nation rend hommage aux Morts pour la France de la guerre dâAlgĂ©rie et des combats du Maroc et de la Tunisie. Une cĂ©rĂ©monie commĂ©morative a Ă©tĂ© organisĂ©e Ă LAPALUD hier dimanche. Cliquez pour un retour en images
CĂ©rĂ©monieArcachon, 5 dĂ©cembre 2021, Arcachon. CĂ©rĂ©monie Place Verdun Monument aux morts Arcachon 2021-12-05 11:00:00 â 2021-12-05 Place Verdun Monument aux morts Arcachon Gironde JournĂ©e Nationale dâHommage aux Morts, pour la France de la Guerre dâAlgĂ©rie, combats du Maroc et de la Tunisie. Allocution, lecture des messages, dĂ©pĂŽts de
La cĂ©rĂ©monie de commĂ©moration pour la journĂ©e nationale d'hommage aux morts pour la France» pendant la guerre d'AlgĂ©rie et les combats du Maroc et de la Tunisie aura lieu le mardi 5 dĂ©cembre, Ă 15 h 30, devant le monument aux morts de Foulayronnes. Au programme, montĂ©e des couleurs, lecture des messages, dĂ©pĂŽts de gerbes, minute de silence, Marseillaise». La population est cordialement invitĂ©e. La cĂ©rĂ©monie se clĂŽturera par le salut aux porte-drapeaux. Cette journĂ©e d'hommage aux morts pour la France pendant la guerre d'AlgĂ©rie et les combats du Maroc et de la Tunisie a Ă©tĂ© instaurĂ©e par le dĂ©cret du 26 septembre 2003. Elle a donnĂ© lieu Ă une cĂ©rĂ©monie officielle Ă Paris le 5 dĂ©cembre 2013 en prĂ©sence Kader Arif, ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de la DĂ©fense chargĂ© des Anciens Combattants, quai Branly devant le mĂ©morial national de la guerre d'AlgĂ©rie et des combats du Maroc et de la Tunisie. Loto des chasseurs. La sociĂ©tĂ© de chasse foulayronnaise organise un loto ce vendredi 1er dĂ©cembre, dans la salle des fĂȘtes. Parmi les nombreux lots Ă gagner filets garnis, volailles, canards gras avec et sans foie, 600 ⏠de chĂšques cadeaux. 8 parties. 1 ⏠le carton, 10 ⏠les douze cartons. Buvette, cafĂ©, crĂȘpes.
Cérémoniecommémorative du 5 décembre. Dimanche 5 décembre 2021 - 11:00. Ce dimanche 5 décembre à 11h au cimetiÚre, un hommage a été rendu aux Morts pour la France
CommuniquĂ© du Cercle de DĂ©fense des Combattants d'Afrique du Nord Le gĂ©nĂ©ral 2s Henry-Jean Fournier, confirme la publication de lâAvis du Cercle de la DĂ©fense des Combattants dâAfrique du Nord, concernant la mĂ©moire des morts et disparus aprĂšs le 19 mars 1962 qui sera rĂ©alisĂ©e dans les journaux suivants Le Figaro La Voix du Nord Nord Ăclair Nord littoral Midi Libre LâIndĂ©pendant Centre-Presse Nice Matin DerniĂšres nouvelles dâAlsace,LâAlsace Ouest France Bretagne et Calvados Soit au total plus dâun million de lecteurs. Pour info le seul journal qui a refusĂ© Le Journal Sud Ouest A la veille de la commĂ©moration de la fin de la guerre d'AlgĂ©rie nous souhaitons expliquer pourquoi nous choisissons le 5 dĂ©cembre et non le 19 mars ! Le 19 mars 1962 n'a pas marquĂ© la fin de la guerre d'AlgĂ©rie ! Non seulement parce que la date du 19 mars est celle d'une dĂ©faite. Mais parce qu'elle n'a mĂȘme pas marquĂ©, sur le terrain, la fin de la guerre bien plutĂŽt la fin de l'engagement des autoritĂ©s françaises dans la dĂ©fense de leurs ressortissants et le dĂ©but des terrifiantes violences dont furent victimes les Français d'AlgĂ©rie et les supplĂ©tifs engagĂ©s aux cĂŽtĂ©s de la France. On peut choisir n'importe quelle date sauf le 19 mars!» François Mitterrand Sur le plan diplomatique, la dĂ©faite» française en AlgĂ©rie est de fait incontestable. Mais il est Ă©galement vrai qu'elle Ă©tait inscrite dĂšs le dĂ©but dans le processus des nĂ©gociations. Et ce, pour une raison simple l'ElysĂ©e Ă©tait demandeur et pressé⊠C'est le 20 fĂ©vrier 1961 que, dans le plus grand secret, Georges Pompidou et Bruno de Leusse prennent contact en Suisse, Ă l'hĂŽtel Schweitzer de Lucerne, avec les reprĂ©sentants du GPRA Gouvernement provisoire de la RĂ©publique française, Ahmed Boumendjel, TaĂŻeb Boulahrouf et Saad Dalhab. Selon les instructions reçues, il ne s'agit pour les reprĂ©sentants français que d'une mission d'information sur les objectifs Ă long terme du FLN et sur les voies et Ă©tapes qu'il compte emprunter pour y parvenir. ImmĂ©diatement, Pompidou donne le ton en affirmant que la France a la situation bien en main, que l'AlgĂ©rie n'est pas l'Indochine -Il n'y aura pas de Dien Bien Phu»-, que les menaces de Khrouchtchev ou de tout autre ne font pas peur Ă De Gaulle et, pour finir, que la France ne craint pas l'indĂ©pendance algĂ©rienne. Elle exige donc un arrĂȘt des combats avant d'entreprendre des pourparlers avec toutes les tendances sur les conditions de l'autodĂ©termination, dont elle a acceptĂ©, depuis le rĂ©fĂ©rendum du 8 janvier 1961, le principe. Mais tout de suite aussi, les AlgĂ©riens font connaitre leur refus de bouger d'un pouce sur la question du cessez-le-feu qui, disent-ils, doit rĂ©sulter d'un accord politique. C'est l'impasse. Et la situation n'Ă©volue guĂšre lorsque les mĂȘmes se retrouvent pour une nouvelle rĂ©union, le 5 mars suivant, Ă NeuchĂątel. Les contacts secrets confirmaient l'absence complĂšte d'accord sur les liens Ă Ă©tablir entre les Ă©ventuels pourparlers officiels et la cessation des violences», Ă©crit Bernard Tricot, qui assurait alors le secrĂ©tariat de la Direction des affaires algĂ©riennes Ă l'ElysĂ©e. A la trĂȘve statique» des Français, les AlgĂ©riens opposent leur cessez-le-feu dynamique» qui serait fonction des progrĂšs de la nĂ©gociation⊠Que va dĂ©cider De Gaulle? Le 8 mars, un communiquĂ© du chef de l'Etat appelle Ă l'ouverture de discussions sans conditions prĂ©alables». En bref, le cessez-le-feu n'en est pas un. Il sera l'objet de nĂ©gociation comme un autre⊠De Gaulle vient d'en passer par la premiĂšre des quatre volontĂ©s du FLN. Le 8 mars, lors d'une nouvelle rĂ©union, Bruno de Leusse lit devant les Ă©missaires du GPRA un communiquĂ© du chef de l'Etat appelant Ă l'ouverture de discussions sans conditions prĂ©alables». En bref, le cessez-le-feu n'en est pas un. Il sera l'objet de nĂ©gociation comme un autre⊠Ce 8 mars 1961, De Gaulle vient donc d'en passer par la premiĂšre des quatre volontĂ©s du FLN. Les trois autres exigences du mouvement rĂ©volutionnaire sont claires 1 le FLN doit ĂȘtre considĂ©rĂ© comme le seul reprĂ©sentant qualifiĂ© du peuple algĂ©rien; 2 l'AlgĂ©rie est une, Sahara compris ce qui n'a aucun fondement historique le Sahara n'a appartenu Ă l'AlgĂ©rie que sous la souverainetĂ© française; 3 le peuple algĂ©rien est un, et ce que dĂ©cidera la majoritĂ© du peuple vaudra pour tout le territoire et pour tous ses habitants. Il ne doit donc y avoir aucun statut particulier pour les EuropĂ©ens. C'est le futur gouvernement algĂ©rien qui, une fois installĂ©, dĂ©cidera avec son homologue français des garanties dont ils jouiront, des modalitĂ©s de la coopĂ©ration et des questions de dĂ©fense. En attendant, il convient de discuter des garanties de l'autodĂ©termination. Le 15 mars, un communiquĂ© du Conseil des ministres confirme son dĂ©sir de voir s'engager, par l'organe d'une dĂ©lĂ©gation officielle, des pourparlers concernant les conditions d'autodĂ©termination des populations algĂ©riennes concernĂ©es ainsi que les problĂšmes qui s'y rattachent». Tricot constate Les commentateurs les plus avertis se doutĂšrent bien que si le cessez-le-feu n'Ă©tait pas mentionnĂ© sĂ©parĂ©ment, c'est qu'il faisait dĂ©sormais partie des problĂšmes qui se rattachaient Ă l'autodĂ©termination et qu'il ne constituait pas un prĂ©alable.» Le 30 mars, le gouvernement français et le GPRA annoncent simultanĂ©ment que les pourparlers s'ouvriront le 7 avril Ă Evian. Mais le lendemain, interrogĂ© par la presse sur ses contacts avec Messali Hadj, le leader du Mouvement national algĂ©rien MNA, rival du FLN, Louis Joxe, le ministre en charge des Affaires algĂ©riennes, dĂ©clare qu'il consultera le MNA comme il consultera le FLN. AussitĂŽt la nouvelle connue, le GPRA annule les pourparlers. Que va faire de Gaulle? Le gouvernement s'en tient, pour ce qui le concerne, Ă l'esprit et aux termes de son communiquĂ© du 15 mars.» Le FLN sera donc l'interlocuteur unique et le reprĂ©sentant exclusif du peuple algĂ©rien. Ce 6 avril 1961, De Gaulle vient d'en passer par la deuxiĂšme des quatre volontĂ©s du FLN. Le 6 avril, le Conseil des ministres publie un communiquĂ© prenant acte de l'ajournement de la confĂ©rence d'Evian et conclut sobrement Le gouvernement s'en tient, pour ce qui le concerne, Ă l'esprit et aux termes de son communiquĂ© du 15 mars.» Le FLN sera donc l'interlocuteur unique et le reprĂ©sentant exclusif du peuple algĂ©rien. Ce 6 avril 1961, De Gaulle vient donc d'en passer par la deuxiĂšme des quatre volontĂ©s du FLN. Cette double capitulation en l'espace d'un mois explique peut-ĂȘtre les termes un peu crus de sa dĂ©claration du 11 avril L'AlgĂ©rie nous coĂ»te, c'est le moins que l'on puisse dire, plus qu'elle nous rapporte ⊠Et c'est pourquoi, aujourd'hui la France considĂ©rerait avec le plus grand sang-froid une solution telle que l'AlgĂ©rie cessĂąt d'appartenir Ă son domaine.» Sur ce, le 21 avril, Ă©clate le putsch des gĂ©nĂ©raux dont l'Ă©chec entraĂźne la crĂ©ation de l'OAS par Pierre Lagaillarde et Jean-Jacques Susini. La violence atteint vite un seuil insoutenable et De Gaulle avoue Ă Robert Buron ne plus rien maĂźtriser. Il n'y a plus, dit-il, que deux forces en prĂ©sence le FLN et l'OAS.» C'est dans ce contexte que, le 20 mai, les nĂ©gociations s'ouvrent Ă Evian. Du cĂŽtĂ© français, outre Louis Joxe, la dĂ©lĂ©gation comprend, entre autres, Bernard Tricot, Roland Cadet, Claude Chayet et Bruno de Leusse. Tous des professionnels de la nĂ©gociation. Du cĂŽtĂ© algĂ©rien, le chef de file n'est autre que Krim Belkacem, dont l'instruction se rĂ©sume Ă un passĂ© de maquisard. Pour marquer sa bonne volontĂ©, le chef de l'Etat annonce une trĂȘve unilatĂ©rale d'un mois l'action des troupes françaises sera limitĂ©e Ă l'autodĂ©fense, la libĂ©ration de 6000 prisonniers et le transfert au chĂąteau de Turquant, en Indre-et-Loire, des chefs du FLN capturĂ©s en 1956. De Gaulle dĂ©clare, le 5 septembre, accepter la souverainetĂ© du FLN sur le Sahara, dont il disait quelque temps plus tĂŽt Ă Louis Joxe Le pĂ©trole, c'est la France et uniquement la France!» Il vient d'en passer par la troisiĂšme des quatre volontĂ©s du FLN. AprĂšs une premiĂšre interruption des pourparlers le 13 juillet due, notamment, Ă des divergences sur le Sahara, une reprise des nĂ©gociations au chĂąteau de Lugrin, le 20 juillet, et un nouveau capotage pour la mĂȘme raison. Ne reste plus en suspens que le sort des pieds noirs et des musulmans fidĂšles Ă la France, qu'il Ă©voque d'ailleurs dans la suite de son discours, en parlant de dĂ©gagement». Le mot rĂ©sonne douloureusement Ă leurs oreilles, mĂȘme si De Gaulle assure qu'en cas de rupture brutale avec l'AlgĂ©rie, l'Etat entreprendra de regrouper dans une rĂ©gion dĂ©terminĂ©e les AlgĂ©riens de souche europĂ©enne et ceux des musulmans qui voudraient rester avec la France», donnant ainsi un dĂ©but de rĂ©alitĂ© au thĂšme de la partition» lancĂ© Ă sa demande par Peyrefitte. Dans le camp d'en face, Benyoucef Ben Khedda, un marxiste, succĂšde Ă Ferhat Abbas Ă la tĂȘte du GPRA. Le 11 fĂ©vrier 1962, les nĂ©gociations reprennent aux Rousses. Elles s'achĂšvent une semaine plus tard sur un ensemble de textes qualifiĂ©s d'accords de principe» que les AlgĂ©riens doivent soumettre au CNRA, l'instance suprĂȘme de la RĂ©volution, rĂ©uni Ă Tripoli. Le 7 mars s'engage la seconde confĂ©rence d'Evian qui traĂźne trop aux yeux de l'ElysĂ©e. Robert Buron dĂ©crit un De Gaulle moins serein, moins souverain» au tĂ©lĂ©phone. Le 18 mars, juste avant la signature, Krim Belkacem fait valoir une exigence que les dĂ©lĂ©guĂ©s français lisent Ă voix haute les 93 pages du document. Ces derniers s'exĂ©cutent en se relayant, article aprĂšs article, tandis que les dĂ©lĂ©guĂ©s algĂ©riens suivent attentivement chaque mot et que De Gaulle, Ă l'ElysĂ©e, attend. Le rituel imposĂ© une fois terminĂ©, les accords d'Evian sont paraphĂ©s par les deux dĂ©lĂ©gations. Ils prĂ©voient l'organisation d'un rĂ©fĂ©rendum sur l'indĂ©pendance. Il aura lieu le 1er juillet. Dans l'intervalle, le pouvoir sera exercĂ© par un exĂ©cutif provisoire, sous la direction de Christian Fouchet. Dans son Journal, Ă la date de ce 18 mars, Buron reconnait que sa signature figure au bas d'un bien Ă©trange document». Et il note Les jours qui viennent vont ĂȘtre des jours de folie et de sang». Si le texte des accords d'Evian assure en principe aux Français d'AlgĂ©rie toutes libertĂ©s Ă©noncĂ©es dans la DĂ©claration universelle des droits de l'homme», l'ElysĂ©e a renoncĂ© Ă tout statut particulier pour nos nationaux et aucune clause ne concerne prĂ©cisĂ©ment les supplĂ©tifs. C'est la quatriĂšme des exigences du FLN. Car si le texte assure en principe aux Français d'AlgĂ©rie toutes libertĂ©s Ă©noncĂ©es dans la DĂ©claration universelle des droits de l'homme», ainsi que la possibilitĂ© de transporter leurs biens mobiliers, liquider leurs biens immobiliers, transfĂ©rer leurs capitaux», l'ElysĂ©e a renoncĂ© Ă tout statut particulier pour nos nationaux et aucune clause ne concerne prĂ©cisĂ©ment les supplĂ©tifs. C'est la quatriĂšme des exigences du FLN. Le lendemain 19 mars, le cessez-le-feu est proclamĂ© du cĂŽtĂ© français par le gĂ©nĂ©ral Ailleret, du cĂŽtĂ© algĂ©rien par Ben Khedda. Or, ce mĂȘme 19 mars censĂ© instaurer la paix, le directeur de la police judiciaire, Michel Hacq, patron de la mission C» C pour choc qui supervise les barbouzes ces Ă©lĂ©ments clandestins» chargĂ©s depuis dĂ©cembre 1961 de la lutte contre l'OAS, rencontre secrĂštement le chef fellagha Si Azzedine, patron de la Zone autonome d'Alger, pour lui remettre une liste d'activistes. Tout y est les noms et les pseudonymes, les Ăąges et les adresses. Le marchĂ© est clair, Ă©crit Jean-Jacques Jordi les commandos d'Azzedine peuvent se servir de cette liste pour leurs actions contre l'OAS et ils peuvent âbĂ©nĂ©ficierâ d'une certaine impunitĂ© d'autant que les buts du FLN et de la mission âCâ se rejoignent ⊠Cependant, force est de constater que ces mĂȘmes commandos FLN ne s'attaquaient pas rĂ©ellement aux membres de l'OAS mais poursuivaient une autre stratĂ©gie faire fuir les Français par la terreur.» Ce nettoyage ethnique qu'Ă©voque sans fard dans ses MĂ©moires, l'ancien prĂ©sident du GPRA, Ben Khedda, en se vantant d'avoir rĂ©ussi Ă dĂ©loger du territoire national un million d'EuropĂ©ens, seigneurs du pays», Ă©tait en germe depuis longtemps puisque les nĂ©gociateurs du FLN Ă la confĂ©rence de Melun, Boumendjel et Ben Yahia, en avaient fait la confidence Ă Jean Daniel dĂšs le 25 juin 1960 Croyez-vous, leur avait demandĂ© le journaliste, originaire de Blida, qu'avec tous ces fanatiques religieux derriĂšre vous, il y aura dans une AlgĂ©rie indĂ©pendante un avenir pour les non-musulmans, les chrĂ©tiens, les juifs auxquels vous avez fait appel?» Les deux responsables FLN ne s'Ă©taient pas dĂ©robĂ©s Ils m'ont alors expliquĂ©, tĂ©moigne Jean Daniel, que le pendule avait balancĂ© si loin d'un seul cĂŽtĂ© pendant un siĂšcle et demi de colonisation française, du cĂŽtĂ© chrĂ©tien, niant l'identitĂ© musulmane, l'arabisme, l'islam, que la revanche serait longue, violente et qu'elle excluait tout avenir pour les non-musulmans. Qu'ils n'empĂȘcheraient pas cette rĂ©volution arabo-islamique de s'exprimer puisqu'ils la jugeaient juste et bienfaitrice.» Sur le terrain, le cessez-le-feu ne change rien Ă la poursuite de l'offensive menĂ©e de concert par le pouvoir gaulliste et le FLN contre leur ennemi commun» selon l'expression de Krim Belkacem. DĂ©tail important la livraison au FLN par Hacq, ce 19 mars, de la liste des activistes n'est pas une nouveautĂ©. Elle fait suite Ă une premiĂšre liste de 3000 noms adressĂ©e au FLN par l'intermĂ©diaire de Lucien Bitterlin, l'un des chefs des barbouzes, dĂšs janvier 1962⊠C'est-Ă -dire trois mois avant les accords d'Evian, qui vont voir les relations entre Hacq et Si Azzedine se renforcer. Force est donc de constater que, sur le terrain, le cessez-le-feu ne change rien Ă la poursuite de l'offensive menĂ©e de concert par le pouvoir gaulliste et le FLN contre leur ennemi commun» selon l'expression de Krim Belkacem. Lors de la crise des Barricades, la premiĂšre rĂ©volte des pieds-noirs aprĂšs le discours de De Gaulle annonçant, en septembre 1959, lâautodĂ©termination en janvier 1960, le chef rebelle a en effet affirmĂ© Ă l'ambassadeur amĂ©ricain Ă Tunis, Walter Walmsley, que si De Gaulle avait besoin de soutien, le GPRA se mobiliserait Ă ses cĂŽtĂ©s contre tous ceux qui s'opposent Ă l'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie. Et donc, par extension, contre tous les Français d'AlgĂ©rie Ă quelque confession qu'ils appartiennent. Message entendu Ă l'ElysĂ©e. On n'allait bientĂŽt plus savoir qui tuait qui -et pour le compte de qui! On tuait, voilĂ tout», Ă©crit Bitterlin. Ce 19 mars 1962, la guerre n'est donc pas finie seuls les alliĂ©s et les adversaires ont permutĂ© en fonction des dĂ©veloppements successifs de la politique gaulliste. Elle va mĂȘme prendre un tour extrĂȘme quelques jours plus tard. Le 26 mars, rue d'Isly, une manifestation interdite mais pacifique de Français d'AlgĂ©rie se dirigeant vers le quartier de Bab-el-Oued, foyer de l'OAS, encerclĂ© par l'armĂ©e, se heurte Ă un barrage de tirailleurs venus du bled. Elle est mitraillĂ©e Ă bout portant. Bilan prĂšs de 49 morts et 200 blessĂ©s. Le drame n'a rien d'un dĂ©rapage Christian Fouchet s'en est justifiĂ© plus tard lors d'une confidence Ă Jean Mauriac J'en ai voulu au GĂ©nĂ©ral de m'avoir limogĂ© au lendemain de Mai 68. C'Ă©tait une faute politique. Il m'a reprochĂ© de ne pas avoir maintenu l'ordre âVous n'avez pas osĂ© faire tirer [sous-entendu sur les manifestants Ă©tudiants]-J'aurais osĂ© s'il avait fallu, lui ai-je rĂ©pondu. Souvenez-vous de l'AlgĂ©rie, de la rue d'Isly. LĂ , j'ai osĂ© et je ne le regrette pas, parce qu'il fallait montrer que l'armĂ©e n'Ă©tait pas complice de la population algĂ©roise.â» Le 3 avril 1962, De Gaulle dĂ©clare qu'il faut se dĂ©barrasser sans dĂ©lai de ce magmas d'auxiliaires qui n'ont jamais servi Ă rien» et donne l'ordre de dĂ©sarmer les harkis. Le 4 mai, il dĂ©clare que l'intĂ©rĂȘt de la France a cessĂ© de se confondre avec celui des pieds-noirs.» Les uns et les autres font partie du boulet» dont il avait avouĂ© Ă Peyrefitte, le 20 octobre 1959, qu'il faudrait s'en dĂ©lester». Dans la folie meurtriĂšre qui, sous les coups conjuguĂ©s de l'OAS, du FLN, des barbouzes et du DĂ©tachement mĂ©tropolitain de police judiciaire» couverture officielle de la fameuse mission C» constituĂ©e de 200 policiers, et d'une trentaine de gendarmes aux ordres du capitaine Armand Lacoste, s'empare de l'AlgĂ©rie et menace la mĂ©tropole, la figure de l'ennemi commun» se prĂ©cise le 3 avril 1962, lors d'une rĂ©union du ComitĂ© des affaires algĂ©riennes, De Gaulle dĂ©clare qu'il faut se dĂ©barrasser sans dĂ©lai de ce magmas d'auxiliaires qui n'ont jamais servi Ă rien» et il donne l'ordre de dĂ©sarmer les harkis. Le 4 mai, en Conseil des ministres, il dĂ©clare que L'intĂ©rĂȘt de la France a cessĂ© de se confondre avec celui des pieds-noirs.» Les uns et les autres font donc partie du boulet» dont il avait avouĂ© Ă Alain Peyrefitte, le 20 octobre 1959, qu'il faudrait s'en dĂ©lester». Cette disposition d'esprit du chef de l'Etat a une traduction concrĂšte sur le terrain en vertu de l'ordre donnĂ© Ă l'armĂ©e de rester l'arme au pied quoi qu'il arrive Ă nos nationaux, la politique d'abandon de l'AlgĂ©rie se double d'une politique d'abandon des populations qui se rĂ©clament de la France et dont le sort est dĂ©sormais liĂ© au seul bon vouloir du GPRA. Le rapport de Jean-Marie Robert, sous-prĂ©fet d'Akbou en 1962, adressĂ© Ă Alexandre Parodi, vice-prĂ©sident du Conseil d'Etat, donne une idĂ©e dĂ©taillĂ©e des massacres auxquels se livre alors le FLN sur les supplĂ©tifs de l'armĂ©e française mais aussi sur les Ă©lus maires, conseillers gĂ©nĂ©raux et municipaux, anciens combattants, chefs de village, etc. promenĂ©s habillĂ©s en femmes, nez, oreilles et lĂšvres coupĂ©es, Ă©masculĂ©s, enterrĂ©s vivant dans la chaux ou mĂȘme dans le ciment, ou brĂ»lĂ©s vifs Ă l'essence». Aux massacres de harkis qui atteignent bientĂŽt des proportions et une horreur inimaginables, s'ajoutent les enlĂšvements d'EuropĂ©ens de l'ordre de 300 Ă 400 entre novembre 1954 et mars 1962, ils se multiplient brusquement Ă partir de cette date pour atteindre selon les travaux de Jordi le chiffre de 3000 -dont 1630 disparus. Dans l'indiffĂ©rence la plus totale de la part du gouvernement français que n'Ă©meut pas davantage le massacre du 5 juillet jour officiel de l'indĂ©pendance algĂ©rienne aprĂšs la victoire du oui au rĂ©fĂ©rendum du 1er juillet Ă Oran, qui va coĂ»ter la vie Ă 700 EuropĂ©ens. Aux massacres de harkis qui atteignent bientĂŽt des proportions et une horreur inimaginables, s'ajoutent les enlĂšvements d'EuropĂ©ens ils se multiplient brusquement pour atteindre le chiffre de 3000 dont 1630 disparus. Pour la France, Ă part quelques enlĂšvements, les choses se passent Ă peu prĂšs convenablement», dĂ©clare De Gaulle le 18 juillet. Pour la France, Ă part quelques enlĂšvements, les choses se passent Ă peu prĂšs convenablement», dĂ©clare mĂȘme De Gaulle le 18 juillet. Devant l'exode, dont il nie la rĂ©alitĂ© jusqu'au dernier moment, le chef de l'Etat ne se soucie que de la concentration» des rĂ©fugiĂ©s dans le sud de la France. L'ordre qu'il donne alors, le 18 juillet, est d'obliger les repliĂ©s» ou les lascars» c'est ainsi qu'il appelle les pieds-noirs selon son humeur du jour Ă se disperser sur l'ensemble du territoire». S'attirant cette rĂ©ponse de Pompidou, nouveau Premier ministre Mais Ă quel titre exercer ces contraintes, mon gĂ©nĂ©ral? On ne peut tout de mĂȘme pas assigner des Français Ă rĂ©sidence! Les rapatriĂ©s qui sont autour de Marseille ne crĂ©ent aucun problĂšme d'ordre public. On ne peut pas les sanctionner!» il rĂ©plique Si ça ne colle pas, il faut qu'on se donne les moyens de les faire aller plus loin! Ăa doit ĂȘtre possible sous l'angle de l'ordre public.»
Accueil> ActualitĂ©s > Archives > 2016 > 5 dĂ©cembre 2016 - CĂ©rĂ©monie organisĂ©e Ă l'occasion de la JournĂ©e nationale d'hommage aux "Morts pour la France" pendant la guerre d'AlgĂ©rie et les combats du Maroc et de la Tunisie. Sous menu de navigation . 2016 18 janvier 2016 - Mise en place dâun ComitĂ© de prĂ©vention de la DĂ©linquance en PolynĂ©sie française; 19
Monument aux Morts "Amboise Ă ses morts / 1914-1918" Voir les informations pratiques La cĂ©rĂ©monie dâhommage aux morts de la guerre dâAlgĂ©rie et des combats du Maroc et de la Tunisie, se dĂ©roulera dans le strict respect des rĂšgles sanitaires le samedi 5 dĂ©cembre Ă Amboise. En application des directives prĂ©fectorales, le nombre de participants reste limitĂ© Ă six personnes ; par consĂ©quent la cĂ©rĂ©monie n'est pas ouverte au public. La cĂ©rĂ©monie est organisĂ©e conjointement par la MunicipalitĂ© et lâUnion Nationale des Combattants. Assistez en direct Ă la cĂ©rĂ©monie en vous connectant Ă la page Facebook "Ville d'Amboise" Ă 10h45 samedi 5 dĂ©cembre. DĂ©roulĂ© de la cĂ©rĂ©monie 10h45 Rassemblement devant le Monument aux Morts ; 11h00 CĂ©rĂ©monie - montĂ©e des couleurs - dĂ©pĂŽt dâune seule gerbe commune et discours. Dans ce contexte trĂšs particulier, il nây aura pas cette annĂ©e, de remises de dĂ©corations ou de mĂ©dailles. Avec lâespoir de jours meilleurs Ă venir, celles-ci seront reportĂ©es en 2021. Seront prĂ©sents Pour la Ville dâAmboise Monsieur Thierry BOUTARD, Maire dâAmboise ; Madame Josette GUERLAIS, Adjointe au Maire, dĂ©lĂ©guĂ©e aux affaires patriotiques ; Pour lâUNC - section dâAmboise Monsieur Yves SAVONNEAU, PrĂ©sident ; Monsieur GĂ©rard RIVAL, SecrĂ©taire ; Monsieur Michel FONTENEAU, MaĂźtre de cĂ©rĂ©monie ; Monsieur Antoine SEIGNEURIN, Porte-drapeau. Date 5 dĂ©c. 2020 Infos pratiques Localiser Square du 11 novembre et du Souvenir Français - Quai du GĂ©nĂ©ral de Gaulle 37400 Amboise AccĂšs Monument aux Morts "Amboise Ă ses morts / 1914-1918" Square du 11 novembre et du Souvenir Français - Quai du GĂ©nĂ©ral de Gaulle 37400 Amboise
Célébrationde la journée nationale d'hommage aux "Morts pour la France" de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie. Editer l'article Suivre ce blog Administration Connexion + Créer mon blog. Accueil; Contact; Association ACPG - CATM Sorgues. Cérémonie du 5 décembre 2017 - Sorgues Publié le 19 Décembre 2017 par Ero Célébration de la journée nationale
JournĂ©e nationale dâhommage aux morts pour la France » pendant la guerre dâAlgĂ©rie et les combats du Maroc et de TunisieEn cette journĂ©e nationale, la RĂ©publique renouvelle solennellement son hommage aux morts pour la France » de la guerre dâAlgĂ©rie et des combats du Maroc et de la Tunisie. La nation se souvient de toutes les victimes, civiles comme militaires, de ce conflit qui brisa tant de destins et gĂ©nĂ©ra tant de y a 60 ans, une guerre, longtemps niĂ©e, entrait dans sa septiĂšme annĂ©e. Des soldats de mĂ©tiers, des centaines de milliers de jeunes hommes appelĂ©s ou rappelĂ©s sous les drapeaux et des membres des forces supplĂ©tives combattaient pour la France sur le territoire 1952 Ă 1962, en AlgĂ©rie, au Maroc et en Tunisie, prĂšs de deux millions dâhommes ont servi nos armes. 70 000 ont Ă©tĂ© blessĂ©s, plus de 25 000 sont tombĂ©s pour la France. Hier, ils ont combattu avec dĂ©vouement pour nos couleurs, aujourdâhui, ils reposent dans la mĂ©moire Ă toute cette gĂ©nĂ©ration, celle qui a eu 20 ans dans les AurĂšs » que nous consacrons cette journĂ©e. A ceux qui y trouvĂšrent la mort, Ă ceux qui en revinrent, y ont souffert et en souffrent encore, marquĂ©s dans leur chair comme dans leur esprit. Le souvenir de ces mois de service et de guerre est toujours vivace chez nombre dâanciens son hommage et dans la reconnaissance de la douleur, la France nâoublie ni les tourments des civils, ni les rapatriĂ©s qui ont abandonnĂ© un pays qui Ă©tait le leur, qui Ă©tait celui de leur cĆur et de leurs ancĂȘtres. Elle sait Ă quel point les exactions commises Ă leur encontre, au printemps et Ă lâĂ©tĂ© 1962 notamment, puis le dĂ©racinement constituent encore des plaies sait Ă©galement le sort des anciens harkis et de leurs familles qui ont subi de terribles reprĂ©sailles ou qui ont Ă©tĂ© contraints de quitter leur terre natale. Elle pense aussi Ă ces hommes et Ă ces femmes, civils et militaires, dont la trace a Ă©tĂ© armes se sont tues depuis 58 ans. Cette pĂ©riode occupe dans notre histoire et dans notre mĂ©moire nationale une place toute particuliĂšre. Lâhistoire de la guerre dâAlgĂ©rie est celle dâune dĂ©chirure, dâune blessure non-cicatrisĂ©e, de drames familiaux, personnels et mĂȘme intimes, dâun enchevĂȘtrement de destins bousculĂ©s parfois que cette histoire est complexe, sa mĂ©moire est plurielle. Parce que cette histoire est la nĂŽtre, il est nĂ©cessaire de continuer son enseignement et de permettre sa juste comprĂ©hension. Parce que ces mĂ©moires sont essentielles pour la construction de nos identitĂ©s et pour notre cohĂ©sion nationale, sa transmission aux jeunes gĂ©nĂ©rations doit se poursuivre de maniĂšre souvenir, tĂ©moigner, raconter, expliquer, partager, en sont les maĂźtres mots. Câest aussi ce que nous faisons en cette journĂ©e DARRIEUSSECQ, ministre dĂ©lĂ©guĂ©e auprĂšs de la ministre des ArmĂ©es, chargĂ©e de la mĂ©moire et des anciens combattants
CĂ©rĂ©moniedu 5 dĂ©cembre. Jeudi 5 dĂ©cembre, le Conseil Municipal, le Conseil Municipal des Jeunes, les anciens combattants, des reprĂ©sentants de la gendarmerie de ChamaliĂšres et des pompiers, ainsi que de nombreux ChĂąteaugayres ont rendu hommage morts pour le France lors de la guerre dâAlgĂ©rie et des combats au Maroc et en Tunisie.
Aujourdâhui a eu lieu la cĂ©rĂ©monie du 5 dĂ©cembre en hommage aux combattants de la guerre dâAlgĂ©rie, du Maroc et de la Tunisie. Ătaient prĂ©sents Monsieur Peguet PrĂ©sident de CATM, Monsieur Genty PrĂ©sident de la FNACA, Monsieur Garnier PrĂ©sident du Souvenir français et leurs porte drapeaux. De plus, de nombreux Ă©lus dont Monsieur Gouverneur Conseiller DĂ©partemental, Monsieur Charpentier Maire de Wassy, les sapeurs-pompiers, le major Huguenin ont participĂ© aussi Ă cette cĂ©rĂ©monie. Articles similaires
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cérémonie du 5 décembre guerre d algérie