Pourles sĂ©jours supĂ©rieurs Ă 3 mois il vous faudra obtenir une autorisation de sĂ©jour et/ou de travail auprĂšs du ministĂšre de lâintĂ©rieur. Vous devrez initier cette dĂ©marche avant de quitter le sol français auprĂšs du consulat gĂ©nĂ©ral de Tunisie en France. LâĂ©quipement Ă©lectrique. Les Ă©quipements Ă©lectriques achetĂ©s en France marchent sans problĂšme en Tunisie. La monnaie
ĂvacuĂ©e dâAfghanistan avant l'arrivĂ©e des Taliban Ă Kaboul, Nilofar est arrivĂ©e en Turquie, avant dâemprunter la route des Balkans pour espĂ©rer rejoindre lâEurope. Elle a confiĂ© son histoire Ă InfoMigrants. Le jour oĂč les Taliban ont pris le pouvoir en Afghanistan, le 15 aoĂ»t 2021, "a Ă©tĂ© le pire jour de ma vie", soupire Nilofar. "Pas seulement pour moi, mais pour tous les Afghans et notamment pour les femmes afghanes. Face Ă un avenir inconnu, on a tous cherchĂ© Ă fuir le pays pour sauver nos vies."Par chance, Nilofar avait rĂ©ussi Ă quitter lâAfghanistan deux semaines avant que les Taliban ne prennent le contrĂŽle Ă Kaboul."Jâai quittĂ© l'Afghanistan le 2 aoĂ»t 2021, Ă bord d'un vol militaire turc. Ils nous ont emmenĂ©s Ă Islamabad au Pakistan, puis de lĂ , un avion de la Turkish airlines nous a emmenĂ©s en Turquie. Ă bord de ce vol, il y avait 300 personnes, toutes turques. J'Ă©tais la seule Ă avoir un permis de sĂ©jour turc", dâavoir peut-ĂȘtre Ă©chappĂ©e au pire en partant avant l'offensive des Taliban contre la capitale, le dĂ©chirement nâen a pas Ă©tĂ© moins intense."Je me disais 'Tu t'es Ă©chappĂ©e, tu as sauvĂ© ta vie, mais tu as tout laissĂ©, ta vie, tes Ă©tudes, ta famille, dans un pays oĂč tu ne sais pas ce qui va se passer'. Je ne faisais que pleurer, pour ma famille, pour mon pays, pour ma patrie."Son Ă©vacuation a Ă©tĂ© chaotique. Ce jour-lĂ , il lui a fallu plus de cinq heures pour traverser l'aĂ©roport de Kaboul. Nilofar se souvient d'avoir revĂȘtu une burqa pour entrer dans lâenceinte de lâaĂ©roport avant de patienter au milieu dâinterminables files dâ est Ă©galement la prĂ©sidente de la fĂ©dĂ©ration afghane de bowling fĂ©minin. CrĂ©dit DR"J'ai reçu tellement de menaces que j'ai envisagĂ© de dĂ©mĂ©nagĂ©"Avant la prise de pouvoir des talibans, Nilofar menait une vie hyperactive. Ă tout juste 24 ans, elle a dĂ©jĂ travaillĂ© comme journaliste, comme hĂŽtesse de l'air et se trouve ĂȘtre la prĂ©sidente de la fĂ©dĂ©ration afghane de bowling Ă son travail, la jeune femme a suivi des Ă©tudes de droit Ă l'universitĂ©. Nilofar a Ă©galement appris l'anglais Ă l'universitĂ© amĂ©ricaine de Kaboul, et parle dĂ©sormais le turc. "Je suis une travailleuse acharnĂ©e", s' engagement lui a rapidement valu des menaces de la part des Taliban. Les intimidations ont commencĂ© alors qu'elle n'avait que 18 ans et travaillait comme journaliste.>> Ă revoir "J'espĂšre que mon pays sera de nouveau libre", Massoud, rĂ©fugiĂ© afghan en France"Je travaillais pour la tĂ©lĂ©vision. En 2016, je prĂ©sentais une Ă©mission sur les Taliban et lâorganisation Ătat islamique. Comme l'Ă©mission Ă©tait en direct, les gens appelaient et donnaient leur avis. Puis, quelqu'un est venu dans le studio et m'a dit dâarrĂȘter lâĂ©mission immĂ©diatement. AprĂšs cela, je n'ai pas pu continuer ce travail de journaliste. Jâai reçu tellement de menaces, directement Ă mon domicile, que j'ai envisagĂ© de dĂ©mĂ©nager."Nilofar Ă©chappera de justesse Ă une tentative de kidnapping, alors que des Taliban lâon suivie en voiture et ont tentĂ© de la faire sortir de son taxi alors quâelle rentrait de lâuniversitĂ©. Les ravisseurs ont fini par sâenfuir lorsque des passants sont intervenus. "MĂȘme avant la fin de la dĂ©mocratie, nous n'Ă©tions pas en sĂ©curitĂ©. Il fallait se battre chaque jour", souligne la jeune avait 18 ans lorsque des Taliban ont fait interrompre son Ă©mission de tĂ©lĂ©vision. CrĂ©dit DRAujourd'hui, Nilofar s'inquiĂšte pour ses proches restĂ©s Ă Kaboul. "Ils se cachent des Taliban Ă cause de moi. J'essaie d'obtenir un visa pour eux pour l'Iran ou la Turquie, mais les passeurs mâont pris mon argent, ce qui complique les choses."Si Nilofar a pu se retrouver dans un vol militaire turc en aoĂ»t 2021, c'est grĂące Ă son ancien mĂ©tier d'hĂŽtesse de l'air. EmpĂȘchĂ©e de poursuivre sa carriĂšre de journaliste en raison des menaces qui pesaient sur elle, Nilofar avait commencĂ© Ă travailler pour Kam Air, l'une des principales compagnies aĂ©riennes afghanes. Celle-ci opĂšre dans toute la rĂ©gion mais est interdite dans lâUnion raison des vols frĂ©quents entre lâAfghanistan et la Turquie effectuĂ©s par Kam Air, Nilofar avait imaginĂ© lancer une entreprise pour acheter des robes en Turquie et les revendre en idĂ©e lâavait poussĂ©e Ă dĂ©poser une demande de permis de sĂ©jour en Turquie. "JâespĂ©rais pouvoir utiliser les jours de repos entre les vols [pour dĂ©velopper mon commerce]", travail dâhĂŽtesse de lâair a permis Ă Nilofar dâavoir des contacts en Turquie qui se sont rĂ©vĂ©lĂ©s essentiels lors de sa fuite dâAfghanistan. CrĂ©dit DR"Grace Ă ce permis de sĂ©jour, j'ai pu appeler lâun de mes amis en Turquie qui travaille pour le gouvernement et qui m'a aidĂ©e Ă prendre ce vol d'Ă©vacuation" avant mĂȘme que les talibans n'arrivent Ă Kaboul. "Il a donnĂ© mon nom aux autoritĂ©s et j'ai pu embarquer dans cet avion pour la Turquie."Mais en mai dernier, le permis de sĂ©jour de Nilofar est arrivĂ© Ă expiration. La jeune femme sâest alors lancĂ©e dans le voyage vers lâEurope, en passant par la route des en Bosnie, elle sera expulsĂ©e vers lâIran. C'est de ce pays frontalier de l'Afghanistan qu'elle a racontĂ© Ă InfoMigrants son histoire."Chemins de contrebande"Depuis l'Iran, Nilofar tente actuellement de renouveler son permis de sĂ©jour Ă de nombreux Afghans qui tentent de passer par la route des Balkans, Nilofar Ă©tait partie avec son passeport et une bonne maĂźtrise de l' en Bosnie avec ses documents turcs, elle pensait pouvoir poursuivre sa route lĂ©galement. Mais elle s'est vite rendu compte que sa seule option Ă©tait de "prendre les chemins de la contrebande".La tentative de passage de la frontiĂšre vers la Croatie avec une trentaine dâautres migrants, "Ă©tait tellement dangereuse", se souvient Nilofar. "Jâai Ă©tĂ© confrontĂ©e Ă des tirs de police. Les hommes qui voyageaient avec moi se sont enfuis et m'ont laissĂ©e seule".Elle raconte que la police des frontiĂšres l'a traitĂ©e de "racaille" et s'est moquĂ©e d'elle avant de la repousser vers la Bosnie. Elle a ensuite marchĂ© pendant six heures dans la forĂȘt avant de retomber sur une groupe Ă©tait surtout composĂ© dâhommes originaires d'Afghanistan, du Bangladesh et du Pakistan."Câest censĂ© ĂȘtre ma pĂ©riode dorĂ©e", se dĂ©sole Nilofar. CrĂ©dit DR"Les passeurs ont pris tout mon argent et ne me l'ont pas rendu", malgrĂ© l'Ă©chec de sa tentative dâarriver en Croatie. En tout, elle dit avoir dĂ©pensĂ© prĂšs de 18 000 euros, toutes ses Ă©conomies, en cherchant Ă rejoindre lâUnion passeurs Ă©taient originaires du Pakistan, de Turquie et d'Afghanistan. Nilofar les avait rencontrĂ©s dans un restaurant. Impossible de retourner Ă KaboulNilofar avait tentĂ© de demander lâasile en Turquie. Mais au bureau des Nations Unies, un employĂ© iranien lui aurait simplement rĂ©pondu que la Turquie n'accordait pas le statut de rĂ©fugiĂ© aux Afghans. En Bosnie, les employĂ©s onusiens lui ont proposĂ© de demander l'asile dans le pays, "mais l'environnement pour moi, une femme seule, n'Ă©tait pas bon. Je ne pouvais pas travailler ici, c'est un pays pauvre", analyse a donc a donc dĂ©cidĂ© de prendre un avion pour lâIran. Nilofar estime que si elle est renvoyĂ©e en Afghanistan, elle sera tuĂ©e par les Taliban, comme des milliers d'autres femmes. "Ils vont d'abord me torturer, puis me tuer. Au cours de lâannĂ©e Ă©coulĂ©e, ils n'ont tenu aucune de leurs promesses." >> Ă relire "Mon seul espoir est de pouvoir rejoindre mon frĂšre en France", Ă Kaboul, Najiba rĂȘve de fuir l'Afghanistan"Je ne me soucie pas de savoir oĂč je vais, ni dans quel pays je veux rester. La seule chose que je veux, c'est trouver un endroit oĂč il y a des possibilitĂ©s d'Ă©tudier et de travailler Ă nouveau. Je veux ĂȘtre une personne utile pour la sociĂ©tĂ©. Lorsque j'Ă©tais en Afghanistan, je ne pensais pas Ă quitter mon pays. Mais aprĂšs l'arrivĂ©e des Taliban, j'ai vĂ©cu de nombreux jours difficiles."Du temps volĂ©Quelques jours aprĂšs avoir parlĂ© Ă InfoMigrants, Nilofar a affirmĂ© avoir obtenu un nouveau permis de sĂ©jour temporaire en Turquie. Mais le temps presse avant que celui-ci n'expire Ă son tour."La nuit derniĂšre, j'ai pleurĂ©", dit Nilofar, aprĂšs avoir vu aux informations comment les rĂ©fugiĂ©s ukrainiens Ă©taient traitĂ©s en Europe. "Je suis heureuse pour eux. Comme nous, il y a la guerre dans leur pays. Je suis heureuse pour eux, mais quand je pense Ă la façon dont ils nous ont traitĂ©s, je ressens une Ă©norme dĂ©ception.""Câest censĂ© ĂȘtre ma pĂ©riode dorĂ©e, je suis une jeune femme maintenant. Je ne veux pas passer ce temps Ă me dĂ©placer. On peut tout retrouver dans la vie, mais pas le temps qui passe. C'est une annĂ©e volĂ©e par les talibans."
Lesressortissants français nâont pas besoin de visa pour un sĂ©jour touristique court au PĂ©rou. Il est indispensable dâĂȘtre en possession dâun passeport ayant une validitĂ© dâau moins 6 mois Ă compter de lâarrivĂ©e sur le territoire pĂ©ruvien. Le prĂ©-enregistrement migratoire enPetit territoire de la Corne de lâAfrique, Djibouti est un pays clĂ© pour les armĂ©es occidentales qui rayonnent dans toute la rĂ©gion. Une vĂ©ritable industrie du militaire qui suscite aujourdâhui lâintĂ©rĂȘt de nouveaux Etats comme la Russie et la Chine et dont les retombĂ©es financiĂšres sont estimĂ©es Ă 200 millions de dollars par an Les puissances qui comptent aujourdâhui dans le monde sâintĂ©ressent Ă Djibouti, petit morceau de terre de la Corne de lâAfrique, comme point dâancrage stratĂ©gique. En effet, plusieurs pays se bousculent pour y installer des Ă©quipements militaires et des soldats, afin de lutter contre la piraterie en mer Rouge, dans lâocĂ©an Indien et contre le terrorisme. Les Ă©vĂ©nements du 11 septembre 2001 aux Ătats-Unis et la multiplication des actes de piraterie maritime sur les cĂŽtes somaliennes depuis 2006 ont renforcĂ© le rĂŽle stratĂ©gique de Djibouti. LâarmĂ©e partout La prĂ©sence française est de loin la plus ancienne. Si Paris y a rĂ©duit ses effectifs, elle dispose encore de 2 100 soldats, le contingent le plus important en Afrique. Les Ătats-Unis y ont installĂ© depuis 2002 une base forte de 4 000 hommes dans le camp Lemonnier. Le Pentagone se sert en outre de cette base pour piloter ses drones ciblant des personnes soupçonnĂ©es dâappartenir Ă Al-QaĂŻda dans la pĂ©ninsule arabique et en Somalie. Le 5 mai 2014, les Ătats-Unis et Djibouti ont signĂ© un nouveau bail de dix ans pour cette base militaire amĂ©ricaine Ă raison de 40 millions dâeuros par an. Le Pentagone prĂ©voit de dĂ©penser plus dâun milliard de dollars sur les vingt-cinq prochaines annĂ©es pour agrandir le camp Lemonnier. Une manoeuvre qui gĂ©nĂšre la crainte dâune militarisation encore plus forte du pays. Sans compter les dĂ©gĂąts causĂ©s par les exercices militaires sur lâenvironnement et la santĂ© des populations. Dâailleurs, les habitants de la capitale se sont plaints de lâĂ©crasement de cinq drones Ă proximitĂ© de leurs habitats, obligeant les AmĂ©ricains Ă transfĂ©rer leur flotte de drones Ă 13 km de lâaĂ©roport. La lutte contre la piraterie autour de la Corne de lâAfrique a incitĂ© le Japon Ă la construction de la premiĂšre base permanente des forces japonaises dâautodĂ©fense Ă lâĂ©tranger Ă Djibouti. Rappelons que les neuf dixiĂšmes des exportations japonaises passent au large de ces cĂŽtes et que plusieurs navires nippons ont subi des attaques de pirates. La base japonaise accueille 600 soldats et le Japon dĂ©pense 30 millions de dollars pour son loyer. Plusieurs autres armĂ©es espagnole, allemande et italienne sont prĂ©sentes. La derniĂšre demande dâinstallation proviendrait des Chinois et des Russes. JusquâĂ prĂ©sent, les bases Ă©trangĂšres nâont guĂšre contribuĂ© Ă lâenrichissement des populations. Leurs retombĂ©es financiĂšres, estimĂ©es Ă 200 millions de dollars, ne profitent quâaux proches du prĂ©sident, alors que la situation des populations rurales reste dramatique elles vivent une quasi-famine. Les rĂ©gions du nord et du sud-ouest sont les plus touchĂ©es, avec 4 000 personnes ayant fui vers lâĂthiopie Ă cause de la faim et la soif. Ces puissances exercent leur magistĂšre sur un pays fragile, un Ătat inabouti. Blocage politique Sans le concours de la communautĂ© internationale, Djibouti serait un Ătat failli ». Le refus de construction dâun Ătat national de la part du groupe minoritaire est soutenu sans rĂ©serve par les puissances Ă©trangĂšres, qui sâarrangent trĂšs bien du minimum dâĂtat. Le seul attribut de lâĂtat qui reste est la reconnaissance internationale. Djibouti vit une impasse politique depuis les Ă©lections lĂ©gislatives de fĂ©vrier 2013 remportĂ©es par la coalition de lâopposition de lâUnion pour le salut national USN. Les observateurs de lâUnion africaine UA et de la Ligue arabe ont Ă©tĂ© les seuls Ă ne pas constater lâirrĂ©gularitĂ© du scrutin. Une dizaine dâexĂ©cutions extrajudiciaire ont Ă©tĂ© perpĂ©trĂ©es selon le FIDH. Trois dirigeants de lâopposition Abdourahman Bachir, Abdourahman God et Guirreh Meidal ont Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă dix-huit mois de prison ferme, accusĂ©s dâincitation Ă un mouvement insurrectionnel. Ils ont rejoint le plus ancien prisonnier du Front pour la restauration de lâunitĂ© et la dĂ©mocratie Frud, Mohamed Ahmed, dit Jabha, dĂ©tenu depuis le mai 2010. Des dizaines de personnes sont encore dĂ©tenues Ă Gabode. Le prĂ©sident IsmaĂŻl Oumar Guelleh reconnaĂźt lui-mĂȘme que la situation politique est bloquĂ©e en acceptant de dialoguer avec les opposants de lâUSN, mĂȘme si câest du bout de lĂšvres. Il reconnaĂźt aussi quâun conflit qui ne dit pas son nom lâoppose au mouvement dâopposition du Frud Front pour la restauration de lâunitĂ© et la dĂ©mocratie et envoie plusieurs personnalitĂ©s du rĂ©gime dans le nord et le sud-ouest, dont le premier ministre, afin de menacer les populations de reprĂ©sailles en raison de leur supposĂ© soutien au mouvement. Les opposants sur le pont Dans le pays les affrontements entre civils et forces de lâordre se multiplient. Le 3 mai, plusieurs dizaines de policiers armĂ©s en civil ont blessĂ© une vingtaine de manifestants. Le 9 mai, une fillette de 3 ans a Ă©tĂ© violĂ©e par un militaire protĂ©gĂ© par son beau-frĂšre, un ancien militaire qui a le monopole du commerce Ă Obock. Les habitants de cette ville ont manifestĂ© contre cet acte et contre tous les viols commis par lâarmĂ©e. Cet Ă©vĂ©nement tragique rappelle lâactualitĂ© des luttes des Djiboutiennes contre lâimpunitĂ© des viols des femmes afars par lâarmĂ©e et pour la reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre. Pour les opposants du Frud, les volets de rĂ©formes dĂ©mocratiques et de citoyennetĂ©, de la sĂ©curitĂ© et de lâarmĂ©e restent des exigences de premier ordre. Selon eux, rĂ©diger un livre blanc sur les retombĂ©es politiques, Ă©conomiques et financiĂšres des bases militaires française, nippone et amĂ©ricaine est indispensable. Car jusquâĂ prĂ©sent lâexistence de ces bases a confortĂ© le rĂ©gime en place. PAR MOHAMED YUSSUF
Embed Nouvelles Ă©chauffourĂ©es entre forces de lâordre et manifestants au Soudan Embed The code has been copied to your clipboard. width px height px The URL has been copied to your clipboard No media source currently available 000 00146 000 Ă Khartoum, la capitale, les forces de lâordre ont tirĂ© des grenades lacrymogĂšnes sur des manifestants dĂ©terminĂ©s Ă refuser le nouveau pouvoir militaire, malgrĂ© la rĂ©pression qui a dĂ©jĂ fait au moins 39 morts, dont cinq adolescents, depuis le coup d'Ătat du 25 octobre. Le point avec Dilly Dicko.
Jai en ma possession ses actes de naissance et de dĂ©cĂšs retranscris par le service des français nĂ©s hors de France sis Ă Nantes, ses extraits de carriĂšre militaire, son certificat dâimmatriculation dĂ©livrĂ© par le consulat de France en CĂŽte dâIvoire datant de la fin des annĂ©es 1970 mentionnant quâil a dĂ» fournir un CNF datant de 1973 fait Ă NĂźmes, quâil dĂ©tenait un
Nomades devenus sĂ©dentairesLa sĂ©dentarisation, qui sâeffectue depuis le dĂ©but du XXe siĂšcle, a lieu sur un espace extrĂȘmement limitĂ© une grande capitale et quelques modestes bourgs de province. Ce mouvement sâest amorcĂ© lorsque les Français ont choisi Djibouti pour construire un port majeur. Il fallait de la main-dâĆuvre pour bĂątir le port et le rail, dĂ©charger les bateaux et les trains, ouvrir les commerces. Djibouti-Ville a fait alors office dâaimant. Le rail a remplacĂ© peu Ă peu les caravanes de dromadaires et enlevĂ© du travail Ă de nombreux nomades. Ce mouvement de sĂ©dentarisation est toujours en cours. Les importantes sĂ©cheresses, qui sĂ©vissent depuis les annĂ©es 1970, ont rendu la vie nomade de plus en plus difficile lâeau se fait rare et les conditions de vie ne sâamĂ©liorent guĂšre. LâEthiopie a fermĂ© ses frontiĂšres aux troupeaux des nomades djiboutiens, qui venaient traditionnellement faire profiter leurs bĂȘtes de lâeau et de la vĂ©gĂ©tation des hauts plateaux. La route N1 et ses camions ont pratiquement mis fin Ă lâĂ©conomie des caravanes. Certes, certaines circulent encore mais, outre le sel et les peaux, elles transportent Ă prĂ©sent des chaĂźnes hi-fi et des babioles made in China. Beaucoup ont donc Ă©tĂ© contraints de venir grossir les banlieues de Djibouti-Ville ou dâautres citĂ©s. La vie y est dure, mais souvent plus facile que dans le dĂ©sert. Parfois avec leurs troupeaux leur bien le plus prĂ©cieux, les nomades se sont installĂ©s Ă Balbala par exemple, prĂ©cĂ©dĂ©s ou rejoints par les rĂ©fugiĂ©s des pays voisins. Mais si la population se sĂ©dentarise massivement, chacun garde des liens Ă©troits avec la vie nomade famille, mode de vie, traditions, hospitalitĂ©, endurance, lecture du paysage, danses, hiĂ©rarchie tribale... Le changement est trop rĂ©cent pour que des siĂšcles et des siĂšcles de nomadisme puissent ĂȘtre vite Issas lâĂąme du peuple djiboutienLes deux principaux groupes qui composent la population djiboutienne sont les Afars et les Issas. Leur origine est commune et lâĂ©tranger de passage comme celui qui y rĂ©side a souvent bien du mal Ă les distinguer, tant les diffĂ©rences lui semblent mineures. Afars et Issas sont unis par une religion commune lâislam. Et par le mode de vie de leurs ancĂȘtres le nomadisme. Afars et Issas sont dâorigine couchitique ou chamite, nom donnĂ© aux diffĂ©rents peuples qui sâĂ©tablissent dans la Corne de lâAfrique par migrations successives, Ă partir de 1000 ans av. environ. Selon les lĂ©gendes locales, ils viendraient de lâouest de lâEthiopie et du Soudan actuel et auraient peu Ă peu avancĂ© vers les cĂŽtes. Les premiĂšres migrations qui sâĂ©tablissent en ErythrĂ©e, prĂšs du fleuve Awach, donnent naissance aux Afars. Dâautres, toujours en ErythrĂ©e, engendrent les Sahos. Par la suite, dâautres migrations parviennent au nord-est de la Corne de lâAfrique, donnant naissance aux Somalis. Les diffĂ©renciations se font surtout au grĂ© des influences dâautres populations, qui sâĂ©tabliront ou commerceront avec les peuples de cette rĂ©gion. Par la suite, dâautres influences, indiennes, arabes, europĂ©ennes, viendront encore brouiller les distinctions. Le territoire Issa, Ă Djibouti, correspond approximativement au sud du pays. La culture somalie est celle des nomades. Et ses valeurs continuent dâexister malgrĂ© la sĂ©dentarisation progressive de la population. Les Somalis sont divisĂ©s en plusieurs tribus, liĂ©es par la mĂȘme culture, les mĂȘmes valeurs. Les Issas en font partie, tout comme les Issak et les Gadaboursi, eux aussi prĂ©sents Ă Djibouti mais en petit nombre. La plus grande partie des Somalis vit en Somalie et dans de petites zones dâEthiopie et du Kenya. Le territoire afar correspond au nord du pays, de la frontiĂšre Ă©rythrĂ©enne jusquâĂ Dikhil. La plus grande partie des Afars 4/5e vit en territoire afar et somaliLes deux langues possĂšdent des racines communes. Elles nâont Ă©tĂ© transcrites quâĂ partir des annĂ©es 1970. Et encore, pas de maniĂšre dĂ©finitive. A lâĂ©coute, pour le non-initiĂ©, il est difficile de faire la diffĂ©rence. Une caractĂ©ristique rapproche Afars et Issas tous ou presque sont polyglottes c'est plus vrai Ă Djibouti-Ville que dans les terres. En plus de leur propre langue, ils parlent lâarabe langue de la religion et le français langue de lâenseignement, souvent avec beaucoup dâaisance. Ici la culture a Ă©tĂ© orale depuis des siĂšcles et des siĂšcles. Câest par la voix, les chants, les contes et les poĂ©sies que lâon sâest transmis lâhistoire de cette terre, celle des ancĂȘtres, les traditions. Les accords oraux ont autant de valeur que les contrats Ă©crits. Les Egyptiens, les Arabes, les Français et bien dâautres ont Ă©crit sur lâhistoire de la rĂ©gion dans leur propre langue. Mais les locaux, eux, la racontent. La mĂ©moire reste donc un outil essentiel. On est trĂšs tĂŽt habituĂ© Ă entendre et Ă retenir. Chacun est ainsi supposĂ© connaĂźtre par cĆur le nom de ses ancĂȘtres, sur plusieurs gĂ©nĂ©rations. Ce qui sans doute explique la trĂšs grande facilitĂ© dont font preuve les Djiboutiens dans lâapprentissage des langues. Cette culture dâapprentissage par lâĂ©coute nâest pas incompatible avec lâenseignement Ă©crit, importĂ© timidement par les colons français, puis gĂ©nĂ©ralisĂ© aprĂšs lâindĂ©pendance. Nomades Issas et Afars se conforment depuis des siĂšcles Ă un ensemble de rĂšgles orales dont le chef de famille est le premier garant. Toutes sont Ă©troitement liĂ©es Ă la vie nomade. A ces rĂšgles orales ancestrales se superposent les lois Ă©crites des colons et celles de la nouvelle rĂ©publique. Justices coutumiĂšre et moderne tentent de faire bon mĂ©nage. Mais câest encore Ă la premiĂšre que lâon fait appel en premier tribu avant tout Le Somali naĂźt sur la route, sous une hutte, une yourte, ou tout simplement Ă la belle Ă©toile. Il ne connaĂźt pas son lieu de naissance qui nâest inscrit nulle part. Comme ses parents, il nâest originaire dâaucun village ni dâaucune ville. Son identitĂ© est uniquement dĂ©terminĂ©e par son lien avec sa famille, son groupe, son clan. [... ] Lâindividu nâexiste pas, il ne compte quâen tant quâĂ©lĂ©ment dâune tribu. » Ryszard KapusÌcinÌski, EbĂšne. Le monde somali est structurĂ© par le reer, qui hiĂ©rarchise lâespace de lâindividu. Et les relations entre les groupes et au sein de ceux-ci sont gĂ©rĂ©es par un systĂšme juridique traditionnel appelĂ© xeer. Ce code oral organise la vie des Issas depuis le XVIe siĂšcle. Ses rĂšgles sont appliquĂ©es par le guiddis, une assemblĂ©e constituĂ©e de quarante-quatre membres reprĂ©sentants de clan, sages, etc., qui Ă©value chaque dĂ©lit de lâinsulte au meurtre et dĂ©cide de la somme Ă payer en bĂ©tail notamment pour rĂ©paration. Dans une famille traditionnelle, les rĂŽles sont bien dĂ©finis lâhomme se charge de la sĂ©curitĂ© du troupeau et du campement, des relations avec lâextĂ©rieur. Les femmes Ă©lĂšvent les enfants et sâoccupent de lâapprovisionnement en eau et en bois. Les enfants apprennent vite Ă garder les troupeaux. La vie de ces familles nâa longtemps tournĂ© quâautour dâun seul but la quĂȘte de lâeau. Cela implique une grande libertĂ© de mouvement, que les frontiĂšres dessinĂ©es par lâhistoire et par les EuropĂ©ens ont mise Ă mal. La loi coutumiĂšre des Danakil, lâautre nom des Afars, est constituĂ©e dâun ensemble de rĂšgles appelĂ© fima. Les fimami, assemblĂ©es constituĂ©es de personnes regroupĂ©es par tranches dâĂąge oĂč lâon apprend la discipline de groupe, la solidaritĂ©, fixent des lois qui permettent la cohĂ©sion dâune tribu, dâun clan. Lâindividu doit les suivre tout au long de sa vie. Ces rĂšgles orales prĂ©cisent ainsi le rĂŽle de chacun, dĂ©fini selon son sexe et son Ăąge. La rĂ©partition des tĂąches, sâappliquant aux nomades, est assez proche de celle qui est Ă©voquĂ©e pour les et rĂ©fugiĂ©sOn trouve Ă©galement Ă Djibouti dâautres ethnies, fortement minoritaires. On citera par exemple les Midgan, aujourdâhui associĂ©s aux forgerons qui, Ă Tadjourah par exemple, fabriquent les fameux poignards des nomades. Les YĂ©mĂ©nites sont assez nombreux depuis les premiers siĂšcles de notre Ăšre. Ainsi, Ă Djibouti-Ville, de nombreux commerçants et la plupart des pĂȘcheurs sont dâorigine yĂ©mĂ©nite. De grandes familles de commerçants yĂ©mĂ©nites CoubĂšche, Farah, Anis sont installĂ©es ici depuis trĂšs longtemps et sâimpliquent activement dans la vie locale. Djibouti est aussi une terre de commerce depuis des dĂ©cennies, attirant trĂšs tĂŽt marchands et nĂ©gociants ArmĂ©niens, Indiens, Chinois, Grecs, Juifs, Pakistanais, SĂ©nĂ©galais.... La prĂ©sence Ă©trangĂšre est en revanche bien faible hors de la capitale. Les conflits des annĂ©es 1980 et 1990 dans les pays voisins Somalie, ErythrĂ©e, Ethiopie, YĂ©men, Soudan ont par ailleurs entraĂźnĂ© lâafflux de centaines de milliers de migrants vers Djibouti. Cette population sâest massĂ©e dans des camps frontaliers ou a rejoint les faubourgs de la capitale dans lâespoir de trouver un emploi. Les rĂ©fugiĂ©s reprĂ©sentent dĂ©sormais un quart de la population djiboutienne. Certains se sont trĂšs bien intĂ©grĂ©s et participent chaque jour un peu plus Ă la vie locale. Dâautres attendent toujours de retourner dans leur pays dâ prĂ©sence française Ă DjiboutiLâindĂ©pendance de Djibouti, en 1977, nâa pas coupĂ© tous les liens avec la France, lâancien pays colonisateur. Les relations demeurent fortes sur le plan culturel, Ă©conomique, politique et militaire. Environ 1 500 militaires français sont en poste Ă Djibouti 2020, auxquels il faut ajouter leurs familles. La prĂ©sence des forces françaises sur le territoire djiboutien est encadrĂ©e par le TraitĂ© de coopĂ©ration en matiĂšre de dĂ©fense signĂ© le 21 dĂ©cembre 2011 entre les deux pays. Il sâagit dâune prĂ©sence tournante. Tous les trois ans, lâeffectif est renouvelĂ©. La surveillance du trafic maritime et la lutte anti-terroriste dans la mer Rouge, le golfe d'Aden et l'ocĂ©an Indien aux cĂŽtĂ©s des forces de l'Otan constituent aujourdâhui les principales missions des Forces françaises Ă Djibouti FFDJ. Outre les Français et les AmĂ©ricains prĂšs de 4 000 militaires, sont aussi stationnĂ©s ici des Allemands, des Espagnols, des Italiens, des Japonais et des Chinois..